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semblables.
OEuf de 0,032 sur 0,023, d’un gris verdâtre avec des taches foncées nombreuses surtout vers Le gros bout. La pie qui vit sédentaire dans toutes les contrées de la France reste presque toujours isolée, ce n’est ques l'hiver que l’on voit les familles se réunir en troupes qui ne sont composées que de quelques individus. ; Il est peu d’oiseaux aussi voleur, pillard et bavard que la pie, voleur sans but, car elle prend des objets brillants en métal qui lui sont absolument inutiles pour les cacher dans un coin quelconque; maintes fois,
elle a volé des dés à coudre, des clefs, des pièces d’argenterie, dont elle ne peut tirer aucun parti.
D'un naturel défiant, elle sait très bien faire la différence d’un fusil et d’un bâton portés par la même personne ; elle a appris que le fusil fait grand bruit et lance le plomb meurtrier, si donc elle voit un garde avec un fusil, à moins d’être surprise et tomber dans
Pie
une embuscade elle ne s’approchera qu’en laissant près d'un demi-kilomètre entre elle et son ennemi ; si au contraire 11 ne cache rien sous ses vêtements et se promène la canne à la main, c’est à quelques mètres qu’elle sautillera sur la route devant lui.
Dénicheuse de petits oiseaux, voleuse d'œufs, destructrice de gibiers, fouilleuse de champs fraichement ensemencés, pillarde par plaisir, tels sont à peu près
ses rôles, si elle nous rend quelques services au printemps en détruisant des insectes nuisibles et quelques petits rongeurs, ils ne nous paraissent pas compensés par la dime trop importante qu'elle prélève sur nos moissons et la guerre qu’elle fait à nos meilleurs auxiliaires ; aussi à qui a du bien au soleil, conseillerons-nous de partager notre haine contre ce type de maraudeur.
Crave ordinaire — Coracia gracula (Linné) (pl. 9, fig. 8)
Taille 0,42 cent., entièrement noir, bec et pattes rouges, iris brun.
Œuf de 0,035 sur 0,025 d’un gris verdâtre avec des taches brunes et rousses.
Le crave habite les montagnes des Alpes et des Pyrénées, l’hiver ïil descend dans la vallée pour chercher dans les excréments du bétail les insectes qui y fourmillent, il fait son nid dans les rochers escarpés, dans les vieux édifices, vit par petites bandes.
On le trouve aussi dans les falaises de Belle-Isle sur l’Océan, où on l’appelle Ja corneille de Belle-Isle.
Chocard alpin — Pyrrhocorax alpinus (Linné) (pl. 9, fig. 9)
Taille 0,40 environ, entièrement noir, bec et pattes jaunes, iris brun foncé.
Œuf de 0,032 sur 0,022, d’un blanc sale avec des taches plus foncées et jaunâtres.
[nesetrouvequedansles contrées les plus inaccessibles des Alpes et des Pyrénées, le mauvais temps seul peut le contraindre à descendre dans les vallées, il se nourrit d'insectes, de vers, de baies et de graines.
Casse-noix — Nucifraga caryocatactes (Linné) (pl. 9, fig. ?)
Taille 0,35, entièrement brun, les plumes terminées par des taches blanches en forme de larmes, plus larges en dessous, manquant complètement sur la tête ; souscaudales blanches ; ailes et queue noires, celle-ci terminée de blanc ; la femelle ressemble au mâle.
Œuf de 0,035 sur 0,024, d’un gris bleu parsemé de points brunâtres surtout au gros bout.
Cet oiseau ne se rencontre en France que dans les Vosges et le Jura et peut-être quelques localités des Alpes, il habite les forêts de conifères, place son nid vers le sommet des arbres, se nourrit de graines de pin et de sapin, de noisettes et autres fruits sylvestres et aussi d'insectes. Il est assez farouche, l'hiver il vit en bandes et parfois se rencontre de passage dans le nord et l’est,
Il présente une particularité curieuse ; à la base de la langue il a une poche près de l'ouverture de l’œsophage où il emmagasine la nourriture pour la transporter dans son grenier à réserve, situé généralement dans un trou d’arbre, il va quelquefois fort loin faire sa récolte, c’est toujours par petites bandes dont un ou deux «sujets restent en sentinelle pour avertir d'un danger pendant que les autres sont tout à la provende.