LES BOUVREUILS
Les bouvreuils ont pour caractère principal un bee court presque aussi hautque long, à mandibules bombées, la supérieure dépassant l’inférieure, ce sont des granivores qui au printemps, aiment beaucoup trop les bourgeons des arbres fruitiers, car ils commettent souvent des dégâts importants.
Bouvreuil vulgaire — Pyrrhula vulgaris (Temm) (pl.4, fig.8)
Taille 0,16, tête et le tour du bec noirs, dos gris cendré, croupion blanc, ailes et queue noires, tout le
dessous d’un rouge ponceau vif. La femelle ressemble au mâle, mais le dessous est cendré,.
Bec noir, œil brun foncé.
Œuf de 0,021 sur 0,015, blanc bleuâtre avec des taches brunes, formant couronne vers le gros bout.
Le bouvreuil est l’un des plus beaux oiseaux de notre pays, on le garde facilement en cage, on en a même obtenu des reproductions, il s’accouple quelquefois avec le serin, son gazouillement ne manque pas de charme, on obtient assez facilement des variétés toutes noires en nourrissant les mâies exclusivement avec du chenevis.
Sous le nom de bouvreuil-ponceau on a distingué une variété alpine qui ne difiire de l'ordinaire que par une taille un peu plus forte, il mesure 18 centimètres de longueur.
Bouvreuil cini — Fringilla serinus (Linné) (pl. 4. fig. 11)
Taille 0,11 c., front et sourcils jaunes, tout le dessus verdâtre avec des bandes brunes longitadinales au ceutre des plumes ; une ligne au milieu de la tête etun collier jaune taché de gris ; joues grises; dessous jaune lavé de gris, le ventre blanc avec les plumes de même que celles des flancs marquées de traits bruns.
Femelle plus foncé en dessus et le jaune plus pâle en dessous.
Bec brun en dessus, jaune en dessous, iris brun.
Œuf de 0,015 sur 0,010, blanchâtre, teinté de cendré, avec de rares taches brunes et rougeâtres avec des traits rouge brun.
Le cini habite volontiers les environs des jardins, son
chant est agréable et assez retentissant, aussi est-il recherché des oiseleurs ; il se nourrit de petites graines de toutes sortes et ne s'en prend pas aux bourgeons des arbres fruitiers.
LES FRINGILLES ou MOINEAUX
Les fringilles forment une tribu assez homogène dont le moineau peut être considéré comme le type ; les espèces, bien que variant beaucoup comme coloration, ont cependant un air de famille indéniable.
Ils paraissent assez lourds de forme, cela tient surtout à ce qu’ils ont le cou court, la tête forte ; leur bec est robuste et pointu, bien fait pour fouiller les gousses, décortiquer les fruits, ce sont en effet des granivores, bien que la plupart ne se contentent pas d’un régime exclusivement végétal, tous en effet mangent plus ou moins d’insectes, surtout au printemps ils en font alors une irès grande consommation pour nourrir leurs jeunes.
Dans cette nomenclature des oiseaux francais, nous n’avons pas parlé du serin qui est le fringille le plus commun.... en cage, parce qu’il n’est pas originaire de la France, il a été importé des Canaries et s’est si bien propagé en captivité qu'il n’est pas de village ou on ne l'entende lançant ses notes aigues et criardes, il est cependant une race de serins, provenant du Harz, qui a la voix très douce et harmonieuse, on les connaît aussi sous le nom de serins saxons.
La plupart vivent par groupes isolés au printemps, mais dès que vient l'automne ils se réunissent en bandes
FAMILLE DES PASSEREAUX on plus au moins considérables soit qu’ils aient l'intention de voyager, soit même pour rester dans les lieux qu’ils habitent.
Le gros bec — Coccothraustes vulgaris (Vieill) (pl. 4, fig. 7)
Taille 0,12, dessus et côté de la tête d’un gris roux suivi d'un collier gris; dos brun, croupion roux ; gorge noire; dessous du corps d’un cendré rosé, une bande longitudinale grise sur les ailes, une tache blanche le long et vers le milieu des grandes plumes de l'aile qui est noire ; queue noire à la base, les plumes médianes rousses, les autres blanches bordées de noir extérieurement, femelle un peu plus sombre seulement.
Bec nacré noirâtre, iris blanc.
Œuf de 0,025 sur 0,018 d’un blanc plus ou moins gris avec des taches et des raies brun noir.
Le gros bec, ou pinson royal, est un oiseau lourd, d’aspect hébété qui est très défiant; il se nourrit surtout de graines et de fruits, mange aussi des insectes au printempset poursuit avec acharnement les hannetons, l'hiver il cherche les glands, les châtaignes, et visite les sorbiers pour en manger les fruits.
Verdier — Fringilla chloris (Linné) (pl. 4, fig 10)
Taille 0,15, entièrement d’un vert sombre, le ventre et les cuisses jaunes, les ailes liserées extérieurement à la base de jaune brillant, la base de la queue de même couleur avec l’extrémité brune, les plumes médianes toutes brunes ; femelle semblable un peu plus sombre.
Bec et pieds couleur de chair, iris brun,
Œuf de 0,019 sur 0,015, d’un blanc bleuâtre avec des points bruns ou violets, plus fréquents vers le gros bout.
Le verdier, que beaucoup de chasseurs s’obstinent à appeler indûment bruant, est un granivore qui commet parfois de réels dégâts dans les champs de chanvre et de lin ; c'est un oiseau assez brillant de couleur mais peu recherché comme oiseau de cage, son chant n’ayant rien qui puisse charmer,
Moineau — Fringilla domestica (Linné) (pl 5, fig. 2)
Taille 0,15, dessus de la tête gris foncé, une bande rousse foncée part des yeux et se rejoint derrière la tête ; dos noir avec les plumes bordées de roux, gorge noire, joues d’un blanc sale, ventre gris cendré RS plus clair au centre. Ailes * brunes frangées de roux,
Moineau queue brune.
La femelle est d’un brun uniforme, les plumes du dos et des ailes pordées de roux.
Bec noir, iris brun.
Le moineau habite volontiers autour des maisons, on l’a transporté dans tous les pays et partout il sait se tirer d'affaire et prospérer ; c’est un oiseau turbulent autant que bruyant, voleur autantque méfiant, poussant l'audace jusqu’à prendre dans les mains des enfants le gàteau qu'ils vont manger, devenant d’une effronterie sans vergogne avec ceux dont il n’a pas peur et restant d’une prudence que toutes les ruses ne mettront pas en défaut envers ceux qu'il ssupconne capables d’en vouloir à sa liberté, car la captivité lui est très pénible, surtout
dans une cage étroite, mais il devient volontiers familier si on lui laisse une certaine liberté.
Le moineau nous est-il utile, est-il au contraire nuisible ? grosse question souvent débattue; le moineau a des détracteurs et des défenseurs; tous ont raison, car ils se placent à des points de vue différents, plaident sur des cas particuliers pour en tirer des conclusions ayant des applications générales.
Si vous ensemencez une pièce de blé aux environs de la ferme et que ces oiseaux s’y réunissent par bandes, appelant par leur fioup, tieup, répétés toute la moineauserie des environs, 1l est évident qu'ils seront nuisibles alors et que quelques coups de fusils lancés dans le tas ne tueront que des pillards et des voleurs. Mais au printemps tout est en vert, pas de graines, pas de fruits nullepart; le moineau a des petits insatiables, il court sans cesse, le père et la mère ne font qu'aller et venir, c’est un mouvement perpétuel, qu'apportentils donc à leurs jeunes? des insectes, rien que des insectes ! !
Si les hannetons sont communs, il y aura bombanco au nid, tous ces petits affamés piallant sans cesse.le bec ouvert finiront par en avoir leur content, ils en mangeront 30, 40,50, mais une fois en leur vie ils seront rassasiés; ne croyez pas toutefois qu’ils avalent le hanneton entier, pas du tout, cesont des gourmets, ils choisissent; la tête ! c'est trop dur, le hanneton n’ayant pas de cervelle il n’y a rien de bon là-dedans, notre sybarito n’en veut pas; les ailes, les elytres ? mais c’est de Ja corne tout cela ! le thorax, les pattes? c'est dur, épineux, coriace et ne vaut pas la peine qu’il se donnerait à les mettre en pièce. Non, notre gourmand ne trouve qu'un morceau bon, c’est l’abdomen, gras, dodu, bien plein ;
d'un coup de bec il éventre le hanneton et jette le reste, de sorte qu’il lui en faut beaucoup.
À cette époque, ils sont donc pour l’agriculture des auxiliaires appréciables. A nous de faire la balance et juger si les graines qu’ils prélèvent valent les services qu'ils nous rendent? A notre avis c’est nous qui sommes leurs débiteurs et de beaucoup.
Friquet — Fringilla montana (Linné) (pl 5, fig. 1)
Taille 0,13 environ, dessus de la tête d’un brun chocolat, joues blanchâtres, une tache noire au centre, haut du dos brun avec des bandes noires le long du centre des plumes, ailes brunes bordées de roussâtre, dos et queue bruns, gorge noire, cette coloration plus étendue chez les mâles ; ventre blanchâtre, bec noir, iris brun.
Œuf de 0,02 sur 0,015 d’un blanc sale vermiculé de petites lignes brunâtres.
Très commun partout, excepté toutefois dans le midi, il vit surtout dans les champs à la lisière des bois; d’un naturel très farouche, il se réunit en bandes après les couvées et émigre souvent des régions les plus froides, ses mœurs sont à peu près les mêmes que celles du moineau.
Moineau soulcie — Fringilla petronia (Linné) (pl. 5, fig. 3)
Taille 0,16, dessus d’un brun varié de roux clair et de blanchâtre, le dessous d’un blanc gris taché de brun, avec une tache jaune soufre bien tranchée à la poitrine, plumes de la queue brunes avec une tache blanche