DESCRIPTIONS COMPARATIVES DES POUILLOTS
Veloce
Dessus brun gris un peu olivâtre, tache brune devant et derrière les yeux.
Dessous blanc sale, plus roux à la gorge et aux flancs.
Ailes ne dépassant pas le milieu de la queue.
Rémiges : la première très petite et impropre au vol, deuxième égalant la septième ou plus courte. ;
Bonelli
Dessus brun roux, croupion jaunâtre.
Dessous blanc terne, brunâtre sur les bords,
Ailes liserées de janne de même que la queue.
Rémiges : deuxième plus longue que la septième égalant parfois la sixième.
F'itis
Dessus brun verdâtre.
Dessous jaune brillant sr fond blanc, parfois le jaune en flammèches.
Aiïles et queue liserées de brun verdâtre.
Rémiges : deuxième plus courte que la cinquième, plus longue que la sixième.
Luscinoide
Dessus brun verdâtre plus clair au croupion, raie sourcilière ne dépassant pas l'œil.
Dessous jaune pâle, un peu brun à la poitrine et aux flancs.
Ailes brun clair, bordées de cendrée,
Remiges: deuxième égale ou presque égale à la sixième.
Ictérine
Dessus brun olivâtre.
Dessous jaune paille, pâle, uniforme.
Ailes brunes, les remiges secondaires bordées de gris. Remiges : deuxième plus longue que la cinquième.
Pouillot Bonelli — Phyllopneusle Bonelli (Vicill) (pl.15, fig.7)
Taille 0,115, dessus d’un brun roussâtre nuancé de jaunâtre au croupion, dessous blanc terne, nuancé de brunâtre à la poitrine et aux flancs, ailes brunes, les remiges frangées de jaune verdâtre, queue semblable, bec brun en dessous, plus clair en dessous et sur les bords, pieds et iris bruns.
Œuf de 0,015 sur 0,012, d’un blanc roussâtre avec des points plus foncés très nombreux au gros bout.
Bien que répandu partout, le Bonelli est assez rare, il construit son nid par terre au pied des touffes d'herbes ou des buissons, il fréquente les bois et émigre l'hiver.
Pouillot veloce — Phyllopneuste rufa (Briss)
Taille 0,12 environ, dessus d’un brun olivâtre, sourcils et paupières jaunâtres, une tache brune devant et
derrière les veux; dessous blanc sale, plus roux à la poitrine et aux flancs, sous-caudales jaune
a — PCLLTL LT
ze : 2 Re clair, ailes ne dépassant pas le
> milieu de la queue, d’un brun Grandes remiges, la deuxieme gris, les plumes frangées
egalant la seplieme (1). d'olivâtre, queue de même couleur que les ailes, bec brun jaunâtre sur les bords, pieds etiris bruns; femelle semblable.
Œuf de 0,015 sur (,011, blanc avec des petits points brun foncé très nombreux au gros bout.
Il habite surtout les bois, est très commun partout pendant j'été, l'hiver il émigre, on le dit cependant sédentaire sur le littoral méditerranéen.
Pouillot Fitis — Phyllopneuste frochilus (Linné) (pl. 15, fig. 9)
Taille 0,12, dessus brun verdâtre, sourcils blanc jaunâtre, en dessous le fond du plumage est blanc, mais il est si largement flamméché de jaune que le fond disparait sous cette coloration, ailes et queue gris brun, les plumes bordées de verdâtre. La deuxième remige plus courte que la cinquième plus longue que la sixième.
Œuf de 0,015 sur 0,012, d’un blanc plus ou moins pur avec des taches rougeûtres.
Le pouillot fitis est commun presque partout, sédentaire sur le littoral méditerranéen, il est de passage pendant la belle saison dans les autres contrées.
(1) Dans cette figure, de même que dans les suivantes, la première remige qui est très courte et impropre au vol n’est pas représentée.
Qi
& Pouillot luscinoide — [ypolais polyglotta (Vicil)
Taille 0,12, dessus brun verdätre plus clair au croupion, raie sourcilière ne dépassant pas l'œil, dessous jaune pâle, lavé de brun clair sur les côtés de la poitrine et lesflanes, ailes brunes, bordées de cendré ; deuxième remige égale ou presque égale à la Grandes remiges, la deuxieme sixième ; la femelle ne diffère
presque egale a la sixième. que très peu du mâle.
Œuf de 0,018 sur 0,013, d’un blanc rosé, avec des faches de taille irrégulière brunes, et des traits de même
couleur.
Cette espèce est plutôt méridionale, toutefois on la trouve même dans le nord de la France, mais elle n’y reste que pendant la belle saison.
Pouillot icterine — Hypolais icterina (Vieil) (pl. 15, fig. 10)
Taille 0,135, dessus brun olivâtre, dessous jaune paille uniforme, raie sourcilière de même couleur ; ailes brunes, les remiges pri-
"> maires bordées de gris olivâtre,
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=== les secondaires bordées de gris jaunâtre, la deuxième remige plus longue que la cinquième.
La deuxième remige plus luf det € S = 4?
longue que la cinquième. Œuf de 0,019sur 0,015, d’un
blanc rosé avec des points et des taches rondes presque noires.
L'icterine est plus commun dans le nord de la France que partout ailleurs, il se tient de préférence dans les bosquets, niche sur les arbustes et ne reste que pendant la belle saison de mai à septembre
FAUVETTES DE ROSEÉHAUX
Le petit groupe qui comprend les Cysticoles, Phragmites, Locustelles, Cetties et Rousserolles comporte de petits passereaux quitous, sauf la Locustelle, n’habitent que les contrées marécageuses et suspendent leurs nids aux jones et aux roseaux, ils les construisent avec beaucoup d'art, ils représentent une bourse avec une seule ouverture. D'un naturel timide ïls se cachent soigneusement, cependant ils ne sont pas farouches, aussi est-il très difficile de les déloger de leur retraite. ils volent peu et paraissent très paresseux lorsqu'il s’agit de prendre leur essor, quelques-uns restent sédentaires dans les contrées les plus méridionales de la France; d’autres émigrent, aussi les rencontre-t-on assez régulièrement un peu partout, au printemps ef à l'automne ; leur chant est assez mélodieux, perçant et strident.
Tous sont surtout insectivores, ils se nourrissent aussi de petits mollusques et de vers.
Leurs ailes sont courtes et arrondies, leur queue longue et étagée, ils la remuent volontiers de bas en haut à la manière des bergeronnettes.
Rousserolle turdoïde —Sylvia turdoides (Temmn) (pl.7, fig.1)
Taille 0,19, dessus brun, plus cendré à la tête, aux sourcils un trait étroit blanchâtre, dessous d’uñ brun blanchâtre plus clair à la gorge et au ventre, la femelle a la même livrée que le mâle.
Œuf de 0,023 sur 0,019, d’un blanc verdâtre avec
des points vineux plus ou moins foncés et des taches plus larges et plus claires.
Elle arrive en mai dans le nord et quitte dès les premiers jours de septembre, c’est surtout le bord des rivières et des marais qu’elle fréquente.
Rousserolle effarvate — Sylvia arundinacea (Briss)(pl.7,fig.2)
Taille 0,13, dessus brun roussâtre, le croupion plus clair, dessous d’un blanc roussâtre plus foncé à la poitrine et aux flancs ; la femelle est semblable.
Œuf de 0,018 sur 0,014, d’un gris verdâtre avec des taches étendues verdâtres, plus fréquentes au gros bout.
L’effarvate est commune par toute la France, elle niche au milieu des roseaux et construit avec art un nid long attaché aux tiges; elle arrive vers la fin d'avril et repart dès le commencement de septembre.
Rousserolle verderolle — Sylvia palustris (Becket) (pl.7, fig.6)
Taille 0,133, ressemble absolument à l'espèce précédente mais elle est plus olivâtre en dessus, le dessous est d’un blanc presque pur, la poitrine et les flancs sont à peine un peu plus teintés.
Œuf de 0,019 sur 0,014, d’un gris verdâtre avec des taches et des points plus foncés et plus fréquents au gros bout.
La verderolle est moins commune que les espèces précédentes, bien que signalée dans un grand nombre de localités depuis le nord jusqu'au midi, elle paraît confinée dans certains cours d'eau ou marais assez peu étendus. C’est un des oiseaux qui parait posséder au
oiseaux, c’est peut être à cela et à sa ressemblance avec leffarvate qu’il faut attribuer sa prétendue rareté, son chant l'avant fait prendre pour une autre.
C'etti bouscarle — Sylvia cetti (Marmira) (pl. 7, fig. 9)
156 HISTOIRE NATURELLE DE LA FRANCE plus haut point l’art d'imiter le chant des autres Si :
Taille 13 à 14 c. dessus d’un brun roux uniforme, l'œil entouré de plumes blanches, dessous d’un blanc sale, gris brun sur les côtés de la poitrine, aux flancs et au bas du ventre, où il tourne au roux. Les deux sexes se ressemblent.
Œuf de 0,019 sur 0,014, d’un brun rougeâtre plus ou moins ochracé et sans taches.
La bouscarle est surtout méridionale, elle fait son nid au milieu des roseaux, se nourrit d'insectes et reste constamment cachée dans les plantes aquatiques.
Cetti luscinoide — Sylvia liscinoid: (Savis) (pl.7, fig.7)
Queue du Celli luscinoide
Taille 0,14, dessus brun roux uniforme, Ja queue très étagée, les plumes traversées par des ondes plus
foncées, visible sous un certain jour, dessous brun clair presque blanchâtre à la gorge et au milieu du ventre ; femelle semblable au mâle.
Œuf de 0,02 sur 0,015, d'un blanc grisâtre marqué de taches et de stries plus foncées.
C’est surtout dans le midi de ia France qu'on rencontre la luscinoide, elle vit dans les roseaux et les jones des bords des marais, comme ses congénères elle se nourrit principalement d'insectes.
Cetti à moustaches — Sylvia mélanopogon (Temm) (pl. 7, fig. 8)
Taille 0,13, dessus brun foncé, le reste de même coloration avec une raie longitudinale noire au centre des plumes du dos, le dessous roussâtre, avee le cou et le milieu du ventre blanc presque pur, raie sourcilière blanchâtre ne dépassant pas l'œil en avant, ailes etqueue brun foncé avec les plumes liserées de roussâtre, bee, pied et iris bruns ; la femelle ressemble au mâle.
De toutes les espèces de ce groupe c’est la plus rare, elle n’a été rencontrée que dans le bassin méditerranéen ; elle vit dans les contrées inondées et construit un nid en forme de bourse appendu aux arbrisseaux,
Locustelle tachetée -— Locustella nœvia (Brisson) (pl.8, fig.13)
Taille 0,14 environ, dessus brun, olivâtre au bord des plumes, le centre brun noir, dessous d’un blanc sale à ia gorge et au milieu du ventre, la poitrine brun très clair, les côtés du cou et les flancs brun olivâtre.
Œuf de 0,018 sur 0,012, d'un blanc sale avec des
taches et de fines stries rouge brique, plus fréquentes vers le gros bout.
Get oiseau est surtout commun en Bretagne dans les landes, on l’a rencontré aussi dans beaucoup de localités de la France, il vit le plus souvent à terre, court avec agilité au milieu des touffes ; sa nourriture se compose principalement d'insectes.
Phragmite des jones — Sylvia phragmilis (Bechstein) (pl. 7, fig. 10)
Taille 0,13, dessus brun, olivâtre sur le bord des plumes, le centre plus foncé surtout sur la tête, où il reste à peine de trace d’olivâtre, sourcils blancs s’élargissant derrière les yeux, les plumes des ailes bordées de brun clair, le dessous d’un blanc enfumé plus foncé sur les côtés.
Œuf de 0,018 sur 0,014, d’un blanc sale avec une multitude de taches plus foncées, formant souvent une maculature irrégulière.
Le nord et l’est de la France paraissent être ses contrées préférées, c’est toujours au bord des marais, au milieu des jones et des roseaux qu’on le rencontre.
Phragmite aquatique — Sylvia aqualica (Gmel) ‘pl.7, fig 11)
Taille 0,13, dessus brun roux clair, le centre des plumes presque noir, tête plus foncée, une ligne rousse claire au milieu, les sourcils de même couleur, le dessous d’un blanc roux plus foncé sur les côtés, parfois avec des taches noires à la poitrine, la gorge et le milieu du ventre sont d’un blanc presque pur.
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Œuf de 0,017 sur 0,013, d'un blanc gris avec des points plus foncés, et formant parfois une couronne vers le gros bout.
Le phragmite aquatique se plaît dans les roseaux, il paraît confiné à la France méridionale, on le cite cependant de passage assez régulier dans les marais du nord au printemps et à l'automne.
Cysticole — Sylvia cysticola (Temm) (pl. 8, fig. 12)
Taille 0,10, dessus brun foncé, le bord des plumes liseré de roux, croupion roux unicolore, dessous d’un blanc teinté de roussâtre, plus clair à la gorge et à la poitrine ; la femelle est pareille ;
Œuf de 0,016 sur 0 012, d’un blanc plus ou moins rose, ou azur, le plus souvent saus {aches.
Fréquentant les marais, surtout ceux du littoral de la Méditerranée, cette espèce n'est commune que dans quelques localités privilégiées.