PET
Œuf de 0,027 sur 0,019 d’un blanc gris ou roussâtre, sans taches.
La huppe ne reste en France que pendant la belle saison, d'avril en octobre ou novembre, suivant la rigueur de l'automne ; elle vit par couple et voyage en petites bandes composées chacune de quelques individus seulement ; elle est répandue par toute la France, mais nulle part elle n’est abondante; elle fréquente surtout la lisière des bois ; avec son bec long et mince, elle fouille les herbes, les tas de feuilles pour y trouver des insectes et des vers dont elle fait sa nourriture, elle reste volontiers par terre et se pose peu sur les arbres; sa huppe, qu'elle relève verticalement sur la tête ou qu’elle tient couchée le long du dos, lui donne un aspect tout à fait singulier qui la fait rechercher des jeunes amateurs ; on peut la conserver vivante et bien portante captive en iui donnant une nourriture animale comme du cœur de bœuf haché ou de la patée de rossignol.
Les coureurs, qui ne sont représentés en France que par deux espèces, sont caractérisés par leurs pattes longues, n’ayant que trois doigts robustes et proportionnellement courts, le pouce manquant complètement, les ailes sont grandes, le corps rond et épais, le cou long, la tête forte de même que le bec; ils habitent les plaires et se nourrissent de graines et d’insectes.
Grande outarde — Olis tarda (Linné)
Taille 4 m. à 1 m. 20, tête grise avec une bande médiane plus foncée, cou plus pâle; de grandes barbes, longues d'environ quinze centimètres, partent de la gorge près du bec et s’étendent sur les côtés de la tête, bas du cou roux, le dos roux avec de larges bandes noires transversales irrégulières, couvertures des ailes gris cendré blanchâtre, ventre blanc.
La femelle ressemble au mâle, elle est plus petite, les barbes sont très courtes, souvent nulles.
Œuf d’un gris cendré avec ües taches brunes irrégulières, de 0,075 sur 0,055.
La grande outarde était commune autrefois en France dans les grandes plaines de la Champagne; chassée et traquée sans merci elle a presque disparu, on ne peut espérer la rencontrer que dans les passages irréguliers qu’elle fait l'hiver, quand la neige la chasse des contrées orientales de l'Europe qu'elle fréquente plus particulièrement, c’est surtout dans le nord de l4
La Grande 014
larde (mâle et femelle).
Grande outarde
France qu'elle parait le plus souvent pendant ces migrations qui sont des plus irrégulières.
Outarde canepetière — lis letrax (Linné) (pl. 16, fig. 1)
Taïlle 0,45, dessus jaune ochracé, tacheté et ondulé de noir, un collier noir, large, va en diminuant vers la gorge qui est grise, 1l en est séparé par une bande blanche étroite; ventre et poitrine blanc pur, avec une
Er
bande noire séparant le blanc à la poitrine; les côtés sont comme le dos; ailes brunes avec une bande longitudinale blanche.
L'hiver le cou ne présente pas de collier noir ni de traits blancs, le cou est garni de plumes plus courtes d’un gris roux.
La femelle est un peu plus petite, elle ressemble au mâle, les bandes transversales sont plus larges, le noir domine, elle n’a pas de collier noir, la gorge est d’un blanc sale, le cou et la poitrine d'un jaune ochracé
Petile outarde, mäle
tacheté de noir, le ventre blanc, les plumes des flancs avec une tache noire,
Œuf d’un brun verdâtre clair, parfois avec des taches mal circonserites d’un brun roux, de 0,053 sur 0.039.
La cannepetière est assez fréquente en France pendant l'été, et se reproduit surtout dans les grandes plaines de la Champagne et de la Vendée.
Elle se nourritsurtout de sautcrelles et autres insectes, aussi de graines ; toules les tentatives faites jusqu'ici pour la faire reproduire en captivité n’ont pas eu de bons résultats, à peine arrive-t-on à force de soins à conserver en parquet les sujets qui ont été capturés en liberté ; c’est un oiseau timide et craintif qui ne vaut pas les soins et la peine qu’on doit se donner pour le conserver ; la nourriture qui leur convient ie mieux est
‘une patée à base de viande crue, hachée menue, mélangée
avec de la mie de pain, quelques graines et un peu de verdure, salade ou autre ; maïs il faut au début leur en faire avaler de force quelques boulettes, sans quoi elles se laisseraient mourir de faim, il n’est guère que les insectes qu’elles recherchent spontanément,
Bec long, gréle, mou à la base, corné seulement à l'extrémité, queue assez longue et finissant carré-
MENT LS: ronsse mess me a sole ne ae saie ONS SLUE Pigeons Bec bombé, court, corné dans toute son étendue... a. a Queue longue de forme très diverse ............... b. Queue relativement courte, finissant carrément ... €. Oueue Les étaree CE RE Er Ce PR nr Faisans
b Queue profondément échancrée, les plumes latérales retroussées en dehors, ou queue longue presque
CANTÉ BE ER sec can centenaire ee Re Tetras.
ce Plamage variant du blanc au gris suivant les SAISONS 26 net de ee nas se tte cu ER Lagopède. Plamage ne variant en aucune saison............. d. d Tarse complètement garni d’écailes .............. e> Tarse emplamé dans les deux tiers supérieurs.... Gélinotte.
e Tarse pourvu chez le mâle d’un tubercule émoussé (excepté chez la perdrix grise), un espace nu
dernieres D'ŒIL EL AR CR One 2er nie LL ER Perdrix. Tarse sans tubercule dans les deux sexes, pas d'espace nulderrière Pile... ee Caille.
La famille desgallinacés quicomprend les tourterelles, les pigeons, les faisans, la caïle, la gelinotte, les perdrix et les tétras, forme un groupe d’oiseaux bien défini, caractérisé par le corps lourd et épais, le cou court, le bec ayant la mandibule supérieure recourbée vers l’extrémité qui est large et excavée en dessous, les pattes sont relativement courtes, les doigts assez longs et minces, les ongles plats, courbes et creux en dessous, la plupart grattent la terre pour trouver les graines et les insectes qui sont leur principale nourriture.
Presque tous les oiseaux de cette famille sont d’excellents gibiers et c'est à leur capture que les chasseurs dépensent le plus de poudre,
Tourterelle -- Columba turtur (Linné) (pl. 17, fig. 2)
Taille 0,29, dessus gris, les plumes du milieu du dos et surtout les couvertures des ailes marquées de noir au centre, de roux sur les bords; sur les côtés du cou deux plaques de plumes écailleuses noires, bordées de blanc, dessous d’un gris rosé, plus clair à la gorge; milieu du ventre et sous caudales blanches ; queue noire terminée de blanc ; femelle pareille.
Œuf de 0,030 sur 0,022, d’un blanc pur.
La tourterelle est commune partout dans les bois, elle niche sur les arbres, l'hiver elle émigre en bandes, vers mars ou avril elle revient par couples ; à l’état sauvage, elle est défiante et rusée, ce n’est que par surprise qu'on peut l’approcher à portée du fusil; prise jeune et élevée en volière, elle devient aisément familière au point de ne pas se sauver si on lui laisse la liberté, elle reconnait son maitre, se plît à le suivre, vient à son appel ; nous en avons vu poursuivre les chats qui pénétraient dans la maison qu’elles habitaient et se réfugier sur les genoux des personnes présentes si Raminagrobis avait l’air de faire tête.
L'espèce d’un blanc ochracé avec un collier noir qui est si commune en volière est originaire d'Egypte, nous n'avons donc pas à la décrire.
Pigeon bizet — Columba livia (Brisson)
Taille 0,32, entièrement gris cendré, les côtés et le derrière du cou vert et violet à reflets métalliques, croupion blanc ou à peine teinté de cendré; femelle semblable.
Œuf de 0,036 sur 0,027, d'un blanc bleuâtre
Le bizet vit, à l'état sauvage, en bandes, plusieurs paires, souvent même un grand nombre de couples, nichent dans le même endroit, sur des rochers escarpés, ilsen partent presque à heures fixes, le matin et l’aprèsmidi, pour se répandre dans les cultures et chercher leur nourriture; d’un naturel farouche etcraintif, il est très difficile de s’en approcher.
Cette espèce est, dit-on, la souche de toutes les variétés domestiques, depuis l’immense pigeon romain, gros comme une poule, jusqu’au petit tunisien avec le bec si court, si réduit, qu’on le voit à peine ; c'est de lui au’est descendu le pigeon tambour de Dresde avec sa calotte de plumes mobiles, ainsi que le pigeon queue de paon, qui a jusque quarante plumes à la queue, qu'il porte alors toujours relevée et en éventail (!).
Les pigeons de race domestique qui ressemblent absolument au type sauvage sont appelés mondains, ce sont eux qui peuplent les colombiers destinés à l’alimentation.
Les pigeons voyageurs ressemblent aussi beaucoup aux bizets, mais un élevage raisonné, un entraînement calculé et une nourriture fortifiante ont beaucoup augmenté la puissance du vol dans cette race, aussi la poitrine est-elle plus large, les ailes plus longues, et l'oiseau en général plus fort.
Pigeon colombin — Columba œænas (Linné) (pl. 17, fig. 3)
Taille 0,35, entièrement gris cendré avec les côtés et le derrière du cou vert et violet à reflets métalliques, croupion gris cendré; femelle pareille au mâle,
4. Voir monographie des races de pigeons domestiques par La Perre ue Roo, vol. in-8
FAMILLE DES GALLINACÉS ai
Œuf de 0,039 sur 0,028, d’un blanc légèrement bleuâtre.
Ce pigeon ne se distingue du bizet que par la coloration des plumes du croupion, mais ses mœurs sont bien différentes, il habite toujours les forêts, fait son nid dans les trous des arbres ou à l’enfourchement des grosses branches, il estsurtout commun dans les grandes forêts, en particulier à Compiègne et à Rambouillet ; l’automne, il émigre en bandes considérables qu'on ne peut approcher que par surprise, tant ils sont défiants et farouches.
Pigeon ramier — Columba palumbus (Linné) (pl. 17, fig. 1)
Taille 0,45, dessus gris cendré, le bas du cou mélange de plumes à reflets m‘'alliques verts et violets, sur les côtés deux faches blanches transversales de plumes écailleuses; dessous: gorge gris cendré, poitrine rose violacé à reflets métalliques, ventre cendré blanchitre.
Femelle semblable.
Œuf d’un blanc pur de 0,041 sur 0,030.
Le ramier n’habite en France que pendant la belle saison ; à ses passages de printemps et d'automne, il se réunit en grandes troupes; l’été il vit dans les forêts et reste toujours défiant et farouche, cependant dans les jardins publics de Paris où on ne le tourmente pas, au contraire, nombre de promeneurs se faisant une distraction de leur distribuer des morceaux de pain ou de biscuits, ils deviennent familiers au point de se poser sur les bras et sur les épaules de leurs pourvoyeurs habituels, nous en avons vus plusieurs fois jusque 8 posés sur la même personne ; mais ils reconnaissent
leurs bienfaiteurs, les poursuivent dans le jardin, vout les guetter sur leur passage aux heures habituelles et se tiennent à distance respectable des inconnus,
X'aisan — Phasianus colchicus (Linné)
Taille 0,87 mâle, 0,75 femelle, tête et cou vert foncé, avec deux touffes de plumes érectiles sur le dessns de la tête à reflets métalliques, poitrine, flancs, derrière du cou, d’un rouge cuivré brillant, chaque plume bordée de noir velouté; dos rouge cuivré à reflets violacés avec les plumes isabelle vers le centre, cette teinte bordée de noir @e chaque côté, queue longue effilée, les plumes très étagées, d’un brun roux, traversées de bandes noires étroites en zig zag, espacées d'environ deux centimètres, les yeux entourés d'un large espace papillé d’un rouge vif, bec brun, iris rougeâtre.
Faisan
Ily a des mâles qui ont au bas du cou un collier blanc plus ou moins large, ce n'est qu'une variété,
La femelle est totalement différente du mâle, la queue est plus courte, mais aussi effilée, elle n'a pas les belles plumes d’un rouge à reflets métalliques, elle est entièrement d’un brun clair varié de taches noires,
plus rares au ventre.
Œuf d'un blane roussâtre sale, de 0,042 sur 0,034.
Cet oiseau qui vit actuellement à l’état sauvage dans beaucoup de forêts de la France, y a été naturalisé et - s'y est plu assez pour s’y reproduire abondamment, il est, dit-on, originaire des contrées les plus orientales de l’Europe, il est commun au pied des Balkans et de la chaîne du Caucase; ïl préfère les grands bois humides, les bords des étangs au milieu des forêts ; c'est un des meilleurs gibiers et peut-être le plus recherché des gourmets.
Nous n'avons pas cru devoir mentionner dans cet ouvrage les faisans qui sont très communs dans les volières et se reproduisent régulièrement sous notre climat, parce que ces espèces ne vivent pas encore à l’état sauvage et que tous les essais tentés pour atteindre ce but n'ont pas donné de résultats encourageants, nous citerons seulement quelques-unes des espèces les plus communes, Faisan doré, Thaumalea picta; Faisan de Lady Amherst, Thaumalea Amherstiæ; Faisan vénéré, Euplocamus Reevesi; Faisan Sivinhoe, Euplocamus Svinhoei; Faisan argenté, Euplocamus nicthymerus, etc., etc.
Caille — Perdix coturnix (Linné) (pl. 16, fig. 2)
Taille 0,10, dessus de la tête brun avec trois bandes blanchätres, une au milieu, les autres au-dessus des yeux, dos brun avec un trait blanchâtre au centre des plumes, celles des couvertures des ailes avec des traits transversaux blanchâtres, gorge noire ou brun roux entourée de deux bandes noires, irrégulières le plus souvent; dessous d'un roux clair plus foncé à la poitrine, les plumes des flancs bordées de roux fonc', le jeune
mâle, voire même l'adulte en hiver, n’a pas de collier noir, il ressemble alors à la femelle,
Œuf de 0,030 sur 0,024, assez pointu à l’un des bouts, d'un fauve clair avec des taches brunes très nombreuses, elles sont même parfois confluentes.
La caille ne passe que la belle saison en France, elle arrive vers le 15 avril, s’accouple, pond, élève une ou deux nichées, et repart en septembre; elle habite les plaines et pond un grand nombre d’œufs, jusque quinze ; le plus souvent lorsque la chasse est autorisée, la plus grande partie des cailles à déjà pris son vol ; elles se dirigent vers le Sud et vont passer la mauvaise saison en Afrique, elles suivent les côtes d’Espagne ou d'Italie pour avoir un vol moins long à fournir pour traverser la mer, beaucoup accostent les îles de la Méditerranée pour scinder leur voyage, et de là, aller en Algérie, en Tunisie et en Egypte; on est étonné de voir un oïseau à corps lourd soutenu par des ailes courtes, qui, chez nous, ne fait pas de vol de plus quelques cent mètres, exécuter d'aussi longs trajets, mais lorsqu'elles arrivent sur la côte africaine, leur fatigue est telle qu’on peut aisément les attraper vivantes, aussi les capturet-on en grand nombre pour les réexpédier dans des cages en destination des contrées d’où elles viennent et cela à la plus grande joie des gourmands auxquels elles sont destinées, car c'est un excellent gibier, mais celles qui nous sont ainsi retournées ont perdu cet embonpoint qui leur donnaitunefinessetoute particulière.
Perdrix grise — Perdir cinerea (Brisson) (pl. 16, fig. 3)
Taille 0,31, dessus brun roux, finement rayé et vermiculé de noirâtre, près de la queue de plus larges
bandes de roux vif, les plumes de la tête marquées au centre d’un trait roux plus clair, celles des couvertures des ailes avec de grandes taches d’un roux plus ou moins foncé et des traits presque blancs au centre des
Patte deperdrix grise ordinaire, Patte de perdrix rochette, grandeur naturelle grandeur nalurelle
plumes ; front, côté de la tête et gorge roux uniforme, poitrine et flancs gris roussâtre, avec des petites lignes transversales en zigzag noirâtres, ventre blanc avec une marque en fer à cheval d’un roux foncé au-dessus des pattes, bec brun, iris brun noisette.
La femelle ressemble au mâle, elle est un peu plus petite, la tache rousse en fer À cheval est moius large et moins marquée et mélangée de plumes blanches, elle manque complètement le plus souvent.
Œaf d’un gris jaunâtre uniforme, de 0,036 sur 0,023.
La perdrix grise est commune dans le nord de la France», elle habite surtout les plaines, ce n’est que par les grandes chaleurs qu’elle recherche les taillis, elle fait son nid au pied d’une touffe d'herbe, dans les blés, lus prairies, c'est l’un des fins gibiers que nous possédons.
Il est une variété plus petite à doigts plus courts qu'on appelle dans certaines contrées la perdrix de passage à doigts courts, ou rochette, qui présente, outre ces différences de taille, des mœurs assez spéciales; à l'automne elle voyage en compagnies considérables qu'il est très difficile d'approcher tant elles sont farouches et défiantes ; un chasseur qui connait bien sa contrée est fort étonné de voir en novembre une compagnie de trente perdrix et plus qu’il ne connaissait pas, mais c’est bien rare si le lendemain il la retrouve dans les mêmes environs, chaque vol l’a éloignée de bien des kilomètres, elle va droit devant elle, passant au-dessus des grands bois, et ne se posant que dans les endroits découverts où elle n’a pas chance d’être surprise inopinément.
Perdrix rouge — Perdix rubra (Linné) (pl. 16. fig. 4)
Taille 0,31, dessus brun olivâtre, plus roux sur le cou et la tête, le devant de la tête gris, avec un trait blanc qui part du dessus de la tête et va jusque derrière, gorge blanche entourée d’an collier noir qui
remonte jusqu'aux yeux et se continue en taches noires parsemées sur le bas de la poitrine dont le fond est gris cendré ; ventre roux clair, flancs gris cendré à la base des plumes qui ontchacune une bande transversale blanchâtre suivie d’un trait noir et terminées de roux vif ; femelle semblable au mâle, mais sans tubercules aux pattes ; pattes rouges, œil orangé.
Œuf de 0,039 sur 0,030, d’un brun très clair avec des points et des taches plus foncés.
Ayant un habitat plus méridionale que la perdrix grise, cette espèce semble s’arrêter à la Loire et au Rhône au nord, toutefois aimant beaucoup la chaleur, si quelques coteaux bien exposés et garnis de bruyères, de vignes ou de petits arbres rabougris, lui offrent un gite et un couvert à sa convenance, elle s’y établit volontiers, c'est pour cela qu’on la rencontre dans certaines localités parfois assez éloignées des contrées qu’elle fréquente d'ordinaire; mais il faut avant tout que la situation lui plaise; maintes fois on a essayé de repeupler en perdrix rouges des coteaux où elle avait élu domicile autrefois, et presque toujours ces couples ainsi lachés sont partis à la recherche d’autres parages et ne sont jamais revenus, il est probable que les conditions climatériques avaient été modifiées par la culture, ou qu’elles n’y trouvaient plus la même tranquillité ; en résumé ces essais n’ont pas donné de résuitats
La perdrix rouge est de mœurs très sociable et s'élève assez facilement en captivité.
Perdrix bartavelle — Perdiz saxatilis (Meyer) (pl. 16, fig. 5) Taille 0,32 à 0,35, dessus brun cendré plus clair à la tête et sur les côtés du cou, sourcils blancs, une
bande noire part du front, traverse les yeux et se prolonge jusqa’en bas de la gorge et forme collier; côtés de la tête et gorge d'un blanc sale ; poitrine cendrée lavée de brun, ventre roux clair, flancs garnis de plumes gris cendré à la base, terminées par deux bandes noires étroites séparées par une large bande d’un blanc roussâtre, l’extrémité de celles du milieu est d’un roux foncé vif; queue rousse à l'extrémité; bec, tour des yeux et pattes rouge cerise; iris brun rougeâtre.
La femelle est pareille, on la reconnaît facilement parce qu’elle n’a pas de callosités aux pattes.
Œuf de 0,045 sur 0,032, d’un brun très clair avec des taches plus foncées.
C’est l'espèce la plus rare que nous puissions citer parmi les perdrix françaises, elle habite les régions élevées, arides et chaudes du midi de la France, on ne la trouve que sur les contreforts des Alpes et des Pyrénées, surtout en Provence ; beaucoup de chasseurs la confondent avec la perdrix rouge à laquelle cependant elle ne ressemble pas, la âistribution des couleurs étant tout autre.
Lagopède alpin — Tetrao lagopus (Linné) (pl. 16, fig. 6)
Taille 0,35, en été : dessus d’un brun jaunâtre barré de fines raies noires transversales en zigzag, une bande noire du bec à l’œil, dessous semblable, plus marqué de noir à la gorge; poitrine, ventre, sous caudales et pattes jusqu'aux ongles, garnis de plumes blanches, queue noire terminée de blanc ; la femelle est semblable mais le noir est plus étendu, elle n’a pas de bande noire entre le bec de l’œil. En hiver, les deux sexes sont entièrement blancs, sauf la queue qui est noire terminée
de blanc; le mâle se distingue à la bande noire qui va du bec à l'œil et même un peu au delà, la femelle a la tête entièrement blanche.
Œuf de 0,041 sur 0,030, d’un blanc fauve avec des points et des taches plus foncées très irrégulières.
Le lagopède ou Ptarmigan est un animal qui ne quitte pas les hautes montagnes, l'hiver il est blanc comme neige, l'été brun comme la terre, aussi est-il très difficile à apercevoir ; il niche à terre sous les buissons, fréquente surtout la région des bouleaux.
Il ne faut pas confondre cette espèce avec les lagopèdes qui arrivent à la fin de l'hiver sur les marchés des grandes vilies et proviennent de Russie, de Suède et de Norwège, ces derniers n’ont pas chez le mâle le trait noir entre le bec et l'œil, et leur taille est plus considérable, on l’appelle le lagopède blanc, c’est une espèce tout à fait étrangère que nous ne signalons que parce qu’elle est très commune sur les marchés.
Gelinotte — Tetrao bonasia (Linné) (pl. 16, fir. 7)
Taille 0,36, dessus brun roux, les plumes terminées de noir et de gris, gorge noire, un collier blanc irrégulier part de dessous la gorge et s'étend jusqu'aux épaules où il est plus net, poitrine d’un roux vif maculé de noir et de blanc, ventre blanc sale, laissant voir les taches noires au centre des plumes, queue noire vermiculée de gris; à l'extrémité des plumes une large bande brun noirâtre suivie d'un liseré gris, les plumes médianes sont roux brun vermiculé de bandes plus claires. La femelle ressemble au mâle, la gorge est rousse.
Œuf de 0,037 sur 0,027, d’un fauve clair avec des taches plus foncées, d'autant plus nombreuses qu’elles sont plus petites.
La gelinotte fréquente surtout les bois de sapins et de bouleaux situés sur les pentes des Alpes, des Vosges et du Jura ; elle setrouve aussi, mais en plus petit nombre, dans les Pyrénées. C’est un fin gibier qui, malheureusement, devient rare en France.
T'etras lyre — Telrao lelrix (Linné) (pl. 16, fig. 9)
Tetras lyre Taille mâle, 0,55 à 0,66, femelle, 0,42 à 0,46 ; noir partout le corps, à reflets métalliques vert ou violet
sur le dos, à la tôte ; à la poitrine, quene noire, les plumes externes beaucoup plus longues que celles du milieu et contournées en dehors, sous caudales blanches, ailes noires avec une barre blanche disposée en diagonale, au-dessus des yeux un espace nu d'un rouge vif, bec noir, iris brun. La femelle est plus petite, entièrement rousse, avec des bandes noires transversales et quelques maculatures blanches aux plumes qui recouvrent les ailes et au bas de la poitrine, milieu du ventre noir.
Œuf de 0,050 sur 0,035, d’un blanc sale ou brunâtre parsemés de points roussâtres.
Le petit coq de bruyères est devenu rare en France, on le trouve encore dans les Vosges et le Jura, il fréquente les bois de sapins et de bouleaux. Ce sont les plumes contournées de la queue de cette espèce que les Tyroliens ont pris l'habitude de mettre au ruban de lenr chapeau.
Cette espèce, de même que le grand coq de bruyères, ne supporte pas volontiers la captivité, on n’a pu jusqu'ici obtenir de reproduction des sujets qu’on est arrivé à priver de leur liberté, les jeunes éclos des œufs capturés dans les bois ne tardent pas à mourir après leur venue.
Le Syrrhapte — Syrrhales paradexus
Ncus devons dire un mot d’un oiseau dont on a constaté de grandes bandes en France en mai et juin 1888, c'est le syrrhaptes paradoxus, originaire de la Tartarie. Cette espèce avait déjà fait une apparition dans la même saison de l’année 1863, depuis on ne
l'avait pas revue dans les contrées occidentales de l'Europe, puis tout à coup en 1888 on signale sa présence en Russie fin avril, il se montre aux environs de Tours un mois après par bandes de dix à trente exemplaires, on letrouve également aux Sables d'Olonne, en Bretagne à Trévignon près de Concarneau, à Dankerque, à Calais, en Belgique. Les Anglais déclaren' en avoir vu des
Syrrhaples
centaines d'exemplaires. Les Italiens le signalent dans le nord et le centre de leur pays. Tous les sujets qui ont été capturés étaiznt gros et gras, les femelles avaient des œufs déjà très développés dans l'ovaire, les couples se séparaient, ils avaient donc l'intention de nicher.
Se multiplieront-ils dans les contrées nouvelles pour eux ? il est fort à craindre que non et que les quelques exemplaires qui séjourneront jusqu’à l’automne seront sacrifiés par les nemrods, jaloux de capturer un aussi rare gibier ; c’est chose fort regrettable à la vérité,
mais allez done recommander un oiseau à des chasseurs privés de gibier !
Le syrrhaptes est un oiseau fort remarquable par la structure de ses pattes qui n’ont que trois doigts courts soudés complètement entre eux, puis par les longs filets qui prolongent la penne externe des ailes, les deux plumes médianes de la queue se terminent aussi en longs filets, il est de couleur poussière, avec des teintes jaunâtres sur les côtés de la tête, plus accusées chez le mâle, la poitrine est traversée de quatre ou cinq fines lignes noires qui forment une bande, la femelle a la gorge encadrée d'un fin trait noir, le ventre est maculé de même couleur dans les deux sexes, le dos est parsemé de taches brunes arrondies.
En mars 1889, on a encore tué en France quelques couples de ces oiseaux, ce sont très probablement les derniers des nombreuses volées qui élaient venus à la fin du printemps, leur plumage était rembruni. En Allemagne on a constaté quelques nichées, les jeunes sont dès leur naissance couverts d’un duvet noirâtre.
T'etras urogalle — Tetrao urogallus (Linné) (pl. 16, fig. 8)
Taille 0,70 à 0,90 mâle, 0,55 à 0,69, femelle, dessus d'un noir ardoisé plus brun sur les ailes, chiné de traits très fins plus clairs; dessous: cou de même couleur, que le dessus, poitrine vert foncé à reflets métalliques, ventre noir maculé de blanc, queue noire souvent tachetée irrégalièrement de blanc vers le milieu, pattes velues jusqu'aux doigts, œil rougeâtre, paupière rouge vif, bec jaunâtre ; femelle plus petite que le mâle, d’un brun roux marqué transversalement de noir et de blanc,
gorge d’un roux uniforme, poitrine rousse rayée de noir, ventre avec les plumes bordées largement de blanc, queue rousse avec des bandes noires transversales mal circonscrites, l'extrémité des plumes avec un étroit liseré blanc, bec brun en dessus, jaunâtre en dessous.
Œuf de 0,050 sur 0,042, d’un blanc fauve ou roussâtre avec des points plus foncés.
Le grand coq de bruyère ne se trouve plus que dans les Vosges et les Pyrénées, encore est-il très rare, il habite les contrées boisées des hautes montagnes.
Ganga Cata — Plerocles alchata
Taille 0"27; chez le mâle, dessus de la tête varié de jaunâtre, noirûtre, roussâtre, ainsi que la nuque, le dos et les scapulaires; côtés et devant du cou d'un roux cendré; poitrine roux orange avec deux bandes noires formant un double collier; sus-caudales rayées en travers de jaunûtre et de noir; abdomen, jambes et sous-caudales blancs; tour des yeux noirâtre; les deux rectrices médianes se prolongent en brins filiformes chez le mâle et chez la femelle; rémiges primaires cendrées au dehors, brunes en dedans et noires sur les baguettes; queue cendré bleuâtre, avec la penne externe, de chaque cûté, bordée et terminée de blanc extérieurement; tarses couverts en avant de pettes plumes fines blanches; iris brun. La femelle à fa gorge blanche; un demi-collier noir, sur le cou, suivi d'un autre cendré roux.
OŒEuf gris roussâtre ou fauve, avec des taches irrégulièces rousses plus ou moins vives.
Cet oiseau, qui habite principalement le midi de l'Europe, les déserts de l'Afrique et d’Asie, est sédentaire en Provence, dans la plaine aride de la Crau.
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