LES RALES
Les râles sont des oiseaux très timides, qui se tiennent cachés dans les hautes herbes des prairies marécageuses, les chaumes touffus, les guérets, les bois humides, ils courent avec agilité, et la crainte du chien
et du chasseur fait qu’ils ne se lèvent qu'à la dernière extrémité, leur vol est lourd, ils rasent la terre et filent droit devant eux, aussi sont-ils difficiles à tirer, poursuivis, ils cherchent parfois un refuge sur les saules bas et les buissons, où ils se perchent en se dissimulant dans le plus touffu de l'arbre ou le long des branches,
Nous réunissons à ce groupe les poules d'eau et foulque qui ont à peu près les mêmes mœurs,
Leur nourriture consiste surtout en insectes, vers, mollusques, auxquels ils ajoutent quelques graines et même des herbes aquatiques et autres.
Râle d’eau — Rallus aquaticus (Linné) (pl. 12, fig. E)
Taille 0,25, dessus brun olivâtre avec le centre des plumes noir, dessous cendré, bec brun, iris rouge, les deux sexes semblables.
Œaf de 0,037 sur 0,055.
Le râle d’eau n’est commun en France qu'aux époques de l’'émigration en automne, c’est au moment où ceux qui ont niché dans le nord descendent pour fuir les rigueurs de l'hiver
Râle de genêts — Rallus crex (Linné) (pl. 18, fig. 4)
Taille 0,24, dessus brun roux avec le centre des plumes presque noir, côté des ailes roux ; dessous brun fauve, plus clair presque blanc sous la gorge et au milieu du ventre, flanc roux, bec brun, rougeâtre en dessus, plus clair en dessous, iris brun; la femelle est plus enfumée.
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FAMILLE DES ÉCITASSIERS 195
Œauf 0,038 sur 0,029, blanc bleuâtre avec des taches plus ou moins circonscrites variant du brun au violet,
Le râle de genêts, qu'on appelle souvent le roi des cailles, arrive en France à la même époque que ces oiseaux et en repart de même, en automne il est très gras et fort apprécié en cet état des amateurs de gibier fin,
Râle marouette — Rallus porzana (Linné) (pl. 18, fig. 4)
Taille 0,29, dessus brun olivâtre, le centredes plumes plus foncé, presque noir, avec des traits blancs épars, plus nombreux et plus petits derrière la tête, manquant sur le dessus ; une bande sourcilière cendrée, pointillée de blanc; gorge cendrée, poitrine et flancs brune, pointillés de blanc; milieu du ventre blanc ; bec jaunâtre plus rouge à la base, pieds verdâtres, iris brun ; femelle semblable.
Œuf de 0,035 sur 0,025, jaunâtre avec de nombreuses taches brunes.
La marouette, comme on l’appelle communément, est très répandue partout, elle parait cependant plus fréquente dans le midi, elle quitte les contrées septentrionales en septembre pour y revenir en mars ou avril suivant.
Elle fréquente les prairies basses et les marais couverts de roseaux, ses mœurs ont beaucoup d'analogie avec celles du râle d’eau.
Râle Baillon — Rallus Baïlloni (Vieillot) (pl. 18, fig. 6)
Taille 0,17, mâle : dessus brun olivâtre, le centre des plumes noires, tachetées de blanc sur le dos, dessous
cendré ardoisé, les parties inférieures du ventre et des flancs sont noirâtres avec des lignes transversales d’un blanc sale, bec vert foncé, pieds vert jaunâtre, iris rouge.
La femelle ressemble au mâle, mais les parties cendré ardoisé sont remplacées par du brun tacheté de blanc gris, la gorge est presque blanche.
Œuf 0,027 sur 0,018, vert brun avec une multitude de taches peu apparentes.
Commun seulement au moment de ses migrations en septembre ou octobre, il habite de préférence le bord des étangs et les marais couverts de plantes aquatiques.
Poule d’eau — Gallinula chloropus (Latham) (pl. 18, fig. 7)
Taille 0 35, dessus brun noirâtre, olivâtre sur le dos et les ailes, dessous noir ardoisé plus clair au ventre, où les plumes du centre sont frangées de blanc, les plumes des flancs qui recouvrent les ailes avec une longue bande blanche, bec jaunâtre à la pointe, rouge à la base: pattes verdâtres marquées de rouge à l’articulation et près des plumes de la cuisse, iris rouge; femelle semblable.
Œuf d’envivon 0,045 sur 0,031, blanc roussâtre avec des taches et des macules brunes variant beaucoup quant à la disposition de ces marques.
La poule d’eau se tient de préférence dans les grandes herbes au bord des étangs ou des rivières, elle joint à beaucoup de prudence une grande habileté pour se dissimuler au milieu des plantes aquatiques, elle plonge et nage avec facilité, bien que ses doigts ne présentent aueune palmature, celle grimpe le long des ‘tiges des
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roseaux et au besoin se perche sur ies branches basses, c'est surtout dès l'aurore et au crépuscule qu’elle prend ses ébats et se met en quête de sa nourriture qui consiste en animaux aquatiques, en graines et en verdure.
Elle émigre peu, cependant les grands froids l’obligent à descendre vers le sud, ce n’est pas avant la nuit - qu’elle part et s'en va autant à pied qu’au vol.
Poule sultane — Fulica porphyrio (Linné) (pl. 18, fig. 8)
Taille 0,45 environ, d’un bleu ardoisé partout, plus brillant sur les côtés de la tête et le devant du cou, sous caudales blanches, une grande plaque nue sur le front qui semble être une extension du bec, qui est d’un beau rouge vif, pieds et iris rouges ; femelle semblable,
Œuf 0,056 sur 0,039, d’un brun très clair avec des taches variant de dimension, d’un brun vineux.
La poule sultane est rare en France, ce n’est que dans les contrées les plus méridionales qu’on a chance de la trouver à l’état sauvage, d’autre part, elle est si fréquente dans les volières, que malgré sa rareté nous avons cru devoir la signaler ; c’est surtout en Algérie qu’elle est commune où elle habite le bord des marais comme la poule d’eau dont elle a les mœurs.
F'oulque macroule — Fulica atra (Linné) (pl. 18 fig. 9)
Taille 0,40, d’un noir cendré partout, la tête et le cou plus foncés, le ventre plus roussâtre, sur la tête une grande plaque nue qui parait être une extension du bec d’un blanc à peine rosé, doigts élargis par une
membrane latérale dentelée d’un vert sombre avec un espace rouge à l’endroit où finissent les plumes de la : She GS :
jambe, iris rouge vif: femelle semblable.
Palte de Foulque
Œuf de 0,053 sur 0,038, brun ochracé plus ou moins clair avec des taches plus foncées.
Très commun partout, il niche au priutemps dans les roseaux et se réunit à l’automne en troupes considérables pour aller dans le midi; sa chair est peu estimable, beaucoup de chasseurs le prennent pour la poule d’eau, dont ses pattes semi-palmées le différencient aisément.