Bois debout est plus fort que bois couché
60. L'extrême force du bois est quand il est debout et aplomb 9 et son extrême faiblesse ()aaiid il est couché de plat.
61. Dos bois de pareille grosseur, de même espèce et de même coupe, les plus courts sont les plus forts.
62. On ne met point de bois en œuvre qui n'ait son fort et son faible.
63. Le fort du bois est quand il est couché sur son côté faible, le côté fort en haut; et la faiblesse, quand il est couché sur son côté fort, le côté faible en haut.
64. Eviter les flaches et l'aubier^ autant que faire se pourra y parce qu'il est d'une très-mauyaise qualité; et» s'il se peut, n'employer que des bois taillés à vive arête , qui n'aient ni l'un ni Tautre de ces défauts.
65. La saison plus propre pour la coupe des bois à bâtir est depuis la Saint-Martin (11 novembre) jusqu'à la fin de février.
66. Les bois à bâtir de 2 ou 3 ans de coupe sont, en toute façon , préférables à ceux qui n'ont que 2 ou 3 mois, ou qui sont employés verts.
67. Les bois destinés à la menuiserie doivent avoir 8 à 10 années de coupe , et si y après les avoir débités en planches» membrures et poteaux» il serait encore bon de les empiler à l'air» fsn lieu oit il ne plût pas dessus, pour une année ou deux, ayant soin de mettre entre les planches et poteaux de petites quilles de bois pour les empêcher de se toucher et de s'échauffer.
68. En déchaussant les arbres que l'on veut abattre» on gagne autant de longueur de bois de très-bonne qualité; et
iâfi OISIVETÉ»
si 9 a|)rèa les aYOir déchaussés d'un i»M ou deux» on liii tout à PoDtour des entailles enfoncées de 3 à 4 deigts à hauteof de l'abattage, et que, dans les entailles, on perce
2 ou 3 irous de larrièrc qui entrent jusqu'au cœur du bois, le laissant après iO mois ou un an sur pied sans l'abattre, la sève ne montera plus, et toute celle qui se trouvera dana le corps des arbres tombera et les desséchera entièrement, d'où s'ensuivra que les bois de cette nature ne gercmnl point, et seront de très-bon emploi.
69. L'âge des bois les plus propres à bâtir est depuis 90 ans jusqu'à lôO et au plus 1^*
70. L'éqnarrissage dos poutres doit ètve avantagé d'nn sixième, et celui des solives d'un cinquième; on peut dke la même chose de tous le^ bois employés, couchés ou penchés.
71. Les poutres posées de champ selon le fort du bois avec un peu de bombage, ont meilleur air» et sont plus totes'que celles qui sont posées de plat, quoique de même grosseur et d'égale portée.
72. Les bouts de poutres qui entrent dans les murs doivent toujours poser sur des bouts de madriers fort secs, le surplus revêtu de planches ou de mortier de terre» de l'épais* seur de B doigts, pour ne leur pas laisser toucher la chaux> qui les brûle et pourrit en peu de temps (encoi^e mieux de plomb par les bouts et par les trois côtés).
73. Les bois roulés, piqués, chapelés, pouilleux, et sur le retour, ne sont jamais de bon emploi, e^ doivent être rejetéa de toute sorte de bâtiment.
74. Bois de brin est toujours préférable à bois revenu sut souche, de quelque qualité que ce puisse être.
76. L'espace entre les poutres peut bien être moins de 9 pieds, c'est-à-dire de 6» 7 ou 8, mais jamais plus de 13.
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76, La mdme èhoM se doit entendre pour les fermée.
T7. La pesanteur des toits du côté des égouts cause ordinairement la poussée des murs, ce qui oblige autant qu'il est possible à poser les poutres sous les fermes, afin de les y pouvoir assembler d'une part, et assurer Fancrage des murs de rautre.