Pour trottTer Tépaisseur <|ne doit avoir ulié petite
pour être proportionnée à sa portée, il n*y a qu*à prendre lô seizième de sa longueur dans œuvre pour son petit côté, auquel, ajoutant 2 pouces pour le grand, viendra une groS^ seur carrée, longue, très-raisonnable et de bonne forcé.
79, 80, 81. Sditeût trds eotetnples de ràppliliatloil de cette règle.
Nota. Que , quoique par le soixante^ixième article dft mémoire, il soit expressément spéciGé, que Téquarrissage des poutres et solives doit 6tre avantsgê d'iin âitièiné m Hvtvat dtt grand edté, il vaut mieux prendre le parti dr«^ jouter 3 poncée eti nombre trotfvé, ponr le hsAit <6fé^ qisë
de s'en tenir scrupuleusement à cette sixième partie, qu jetterait souvent dans des fractions emtoouillées^ peu (m-î ticables par des ouvriers.
WÊÊMfUBê premiètouient, <|ifnKKc]mlibres| dent la moindre
largeur est depuis 10 jusqu'à 16 pieds, il suffît que le grand côté des poutres soit avantagé de 2 pouces plus que le petit; 2" qu'à celles dont le moins large est depuis 16 jusqu'à 24 piedSf elles auront plus de force et plus de tprâce» si ledit grand côté est avantagé de 3 pouces plus que le petit; et 3° qu'à celles dont le plus étroit sera depuis 24 jusqu'à 33 pieds, on pourra Tavantager de 4 pouces. 83, 84,. 85. Exemples de l'application de la règle précédente^ Dans les applications de la règle précédente^ au deuxième
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au troisième cas, Vaiibnn lail la largeur de la poutre égale au seizième de sa longueur diminué d'un pouce, et il avantage l'épaisseur de 2 pouces dans le second et de 3 dans le troisième.
86. Où les bois sont droits, bien sains et de bon âge, on peut liien diminuer quelques pouces sur la grosseur des povties; mais on se doit souvenir de la dix-imitième maKima : rien n'est plus trompeur que le ménage que la plupart (tes gens font aux dépens de la solidité des bâtiments.
K7. il n*y a guère de grandes poutres qui ne souffrent et ne plient par leur trop de longueur. Pour prévenir ces in* oonvénientSy on leur fait des renforts , dont le premier et le
plus simple consiste en la prolongation des poinçons jusque sur les poutres auxquelles ils sont liés à tenons et mortaises» et de plus attachés par de gros boulons de fer qui les traversât par le milieu» avec des étriers aussi de fer qui embrassent et tiennent les poutres en état (fig. 9).
88. La deuxième et plus ingénieuse se fait par Tapplication d'une contrepoutre sur toute la longueur de la poutre principale par son oUé fort, à laquelle elle est jointe par icdans» et ensuite boulonnée avant que d'être posée en sa
place, ce qui lui donne un renfort très-assuré , et c'est ce qui s'appelle, en terme d'ouvrier» poutre armée en crémail' Ure (iig. 10).
Nota, Que le Joint de ces deux poutres se recouvre par une lambourde comme le vide des solives.
89. La troisième se fait avec des arbalétriers qui la contrebandent» comme il est représenté par la neuvième figure» et qui sont ordinairement cacbés dans Tépaisseor des planchers et solivages couverts de lambourdes (ûg. 11 et 12).
DB VAUBàir. iSH
{H), La quatrième se fait par encorbellements et aisseliers, comme il est représenté par les figures 13 et 14.
Xe furemier ne se pratique qu'aux grenim» et le dernier attx maisons de paysans. Le second et le troisième se peuvent appliquer partout, et sont tous deux très-excellents. Ces deux renforts sont fort pratiqués dans tous les bâtiments considérables du Dauphiné et de Provence» où on ie sert d'une espèce de sapin rouge qui quitte tous les ans sa feuille. Cest un bois fort, de belle couleur, qui se fttçonne bien, et est de longue durée. J'en ai vu des poutres, à Yizille, qui ont 36 pieds de long^ qui se soutiennent très-bien, et n'ont point plié du tout» quoique d'une très -médiocre groaseur.
Le ioUvage,
91. La longueur des solives est toujours réglée sur la distance des poutres* Les plus petites sont d'ordinaire de 3 et 4 pouces» et toujours posées de champ» les moyennes de 4 et 5» et assea souvent de 4 et 6» et les plus grosses de 6 et 8. Les premières s'accommodent aux endroits où les poutres sont en distance l'une de l'autre de 6 à T pieds, les secondes de B à 9, et les troisièmes de 10 à 12, Quand cela ya plus loin» on les fait encore plus grosses» et pour Im on les appdie fKmMkt.
92. L'espace qu'on leur donne en les mettant en œuvre est pour l'ordinaire égal à leur grand côté» ou à la largeur et demie du petit.