L'espace de l'on à l'autre doit . être de 16 pouces à
compter de milieu en milieu, moyennant quoi les lattes, d'ordioaire qui ont 4 pieds, porteront sur quatre clàevrons.
136». liss lattes sont de mérain» et ont toujours 4pieda de long sur 2 lignes d'épais» et un pouce et demi à 3 pouces de large , et sont clouées sur le cbevronnâge à 4 pouces Tune de Tautre.
Lu eoMtwftum (fig. 92» 98» 94» 95).
137. De toutes les couvertures, celle de glui ou de puaitic de seigle bien nette et bien triée serait la meilleure, si elle était moins sujette au feu» au vent et à la pourriture» §$iDee qu'elle tient les greniers dans une espôi» de ten^^éature bonne pour la conservation des blés et des firuits» ^ ^que c'est la moins chère de toutes ; mais elle est sujette au feu, aux charençons et aux rats. Quand elle est bien faite, elle
^eut dttier 2û à 25 ans. U n'y a que les paysans q^ijt'ân
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138. Après ceiie^i suit celle de bardeaux, qui est la plus légère de toutes, sujette au feu, et plus au vent que celle de paille. Quand elle est bien clouée et faite de bon bois elle peut durer 2o ans ; après quoi , la retournant , elle en dure encore 40 ou 12. il n'y a que les gens à demi aisés qui s'en servent, à cause qu'elle est à bon marché dans les pays où il y a beaucoup de bois; aussi n'en voit-on guère que làu
139. La meilleure de toutes les couvertures est celle de tuiles plombées et vernissées, parce qu'elle est ordinairement mieux cboisie que l'autre; d'ailleurs le vernis résiste a la moussent pourriture; c'est pourquoi elle dure fort longtemps. La diversité des couleurs qu'on lui donne fait qu'on l'arrange par compartiments qui font un bel efifet à la vue Celle^i est fort chère, c'est pourquoi il n'y a guère que les gens accommodés qui s'en servent : elle est fort en usage aux environs de Dijon, de Châlons-sur^aône et d'Autun, et dans le Màconnais. Sa figure se diversifie selon l'usage du pays, et suivant les bâtiments; car, si ce sont des dômes et des tours rondes, on la gironne et fait plus étroite au bout qui s'accroche qu'à celui du pureau que l'on tourne aussi quelquefois en demi- rond ou en écailles. Quoi qu'il en *ait, quand elle est de grandeur médiocre et bien conditionnée, le millier doit faire au moins 3 toises de couverture.
140. La tuile commune bien conditionnée s'emploie icomme la vernissée, mais elle ne dure pas tant, à cause -qu'elle se charge plus facilement de mousse , qu'elle est moins cuite, et que le vernis conservateur de l'autre lui manque. Celle-ci est à peu près de même échantillon que la précédente et de grand usage par tout pays : elle reçoit aussi quelque diligence , car j'en ai vti de courbée en
Lorraine, Piémont , Lyonnais , et presque partout le Languedoc, la Guyenne et le bas Poitou , qui se pose sur des têiiê tel pUtt, où elle n'est airtlée ^e put aen propre poidS4 qnêlquelbis <m la magonae. Qeite uMière de eoa<> verture est tet pesante, et ne se poae que sur des planches.
141. Il y en a d'autres en Alsace fort grandes et qui ne sont repliées que par les côtés comme une S, qui, s'acciodiakt l'uiie avec l'autie» reooaanent asses bfon le joint, et se posent sur tontes sortss de toits , où sourent on
les maçonne; on leur donne fort peu de pureau où l'on couvre de la sorte. Comme cette espèce de tuile est fort grande, elle fait d'ordinaire 6 ou 7 toises carrées au millier. On/ait aussi dans la même province de la tuile plate qui a 14 ^ 15 pouces de loi^iiieur sur 6 ou 7 de large, qui est pour l'ordinaire bien cuite et bien conditionnée.
442. La plus belle couverture est celle d'ardoises, parmi lesquelles les meilleures et plus délicates sont celles de SaintpJUouis et du Fay, qui se tirent» Tune {sès de Obima} sur la Meuseï et l'autre d'Angers. Il y en a eneore de plu^ sieurs sortes et moins chères, mais elles ne sont pas si bonnes et pourrissent plus tôt.
L'ardoise demande des toits fort roides, parce que les wits la tourmentent tet, et au lieu de lattes, on couvre les toits de vollges, ou petites planches de bois fendu de la longueur et épaisseur des lattes, qui ont pour l'ordinaire 3 à 4 pouces de large, et sont clouées près à près avec un demi-pouce d'espace entre deux, pour donner passage à l'air, ce qui fait dessécher racdoise plus promptement après les pluies. En les employant f on doit prendre garde qu'dies tiennnent de quatre k l'échantillon,- c'est-à-dire qu'il y en ait toujours quatre qui portent en recouvrement;
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autrement, à la première cassée (ce qui arrive très-souvent), il s'y ferait des gouttières. .^m
Le millier de celles de Saint-Louis et du Fay doit faire 3 toises un tiers carrées de couverture. Remarquez, du surplus, que chaque ardoise doit être attachée de deux clous, et que les combles à ardoise sont toujours plus aigus et plus élevés que les autres. Ses bonnes qualités sont de durer longtemps quand elle est bien choisie, de donner un air noble à tous les bâtiments où elle est employée, et de ne guère charger les toits. Ses mauvaises consistent à sa rareté, qui la rend chère, et à sa fragilité, étant fort sujette à se casser, même par la grêle quand elle est un peu forte.
143. Il y a une autre espèce de couverture qui se pratique dans partie de la Champagne, Bourgogne et ISivernais, qui se fait de pierres plates appelées laves : elle est fort pesante, et sujette à de fréquents entretiens, à cause qu'elle n'est tenue que par son arrangement; mais quand elle est chaulée ou maçonnée de bon mortier, elle dure jusqu'à ce que les bois qui la soutiennent se rompent. Elle n'est guère employée que dans les maisons des paysans, à cause de sa pesanteur qui ne s'accommode pas à la portée des grands bâtiments, mais elle est excellenle sur les voûtes à cause de leur force et solidité. Il s'en trouve quelquefois de sujettes à la gelée, et c'est à quoi il faut bien prendre
USGENDE des PIQURES.
|ft. ^ • Pilotis BoUs grille^ h pilotis de chambre; e pilotis de garde; d plateforme^ Fig. 2. — • Maçonnerie sur plateforme sans piîotîs. Fif. 3* — ^ f Coffre pour l«t labtos boniUmli; § pro&lân même
Fig. Ht» Renfort pir let poingaiil*
Fig. là RflDfon à crémiiiiftre.
Fig. il. ^ fcenfort à ubalétHer*
l^ig. 13. — Profil de renfort à arbalétrier; id.» pian.
Fig. 13. <— Benfivtpar eneoibellemeDt.
Fig. 14. a. Rebfbrt t>ar aisseliers.
Fig. 20. a Sablière.
Fig. 21. — b Allonge à double crochet; e id., sans crochet;
coffire.
4 id.fk simple erochet.
Fig. 22. — Comble à ardoifea»
Fig. 23. — Comble à toilesi
sig, 94ei%^ ProAladecemltaàlwtetgreiiaef.
DE VAUBAM.