SUR LA MARINE
Supprimer les trois compagnies de cadets de ^ ^^^j y la marine qui n'ont été créées qu'à l'instar .^^^ de celles de terre ferme, et mettre ce qui s'en )^lè<jh*! trouvera dans les compagnies franches de ladite marine , aux conditions proposées pour ceux de terre ferme; moyennant quoi, cet article vaudra au roi, les officiers dédomma- . gés, plus de 450,000
Réduire le nombre des galères à trente, et les troupes qui les servent à proportion. Ces; ..^^ jS tpot bâtiments, étant beaucoup déchus de mérite, depuis qu'on s'est mis à bâtir des vaisseaux dont toute la batterie basse peut être de canons aussi forts que les coursiers. J'estime que cette épargne peut aller du moins à un million, ci 4,0flÔ,000
.1 Pg*), x-;^^v. A reporter 32,907,000 1.
340 oniTETÉs I . JTautre part. 32,967,000 1 .
Au lieu de 90 gros vaisseaux de ligne que sa majesté a mis cette année à la mer, n*y en plus mettre que 4ô ou 50 au plus ; savoir, dqns la Méditerranée , et 35 sur TOcéan. Les raisons de cette diminution sont : 1** que nous ne sommes pas assez forts à la mer pour pou- * voir, parle seul moyen des vaisseaux , conser- ^' ver nos côtes et empêcher les descentes sans Tassistance des troupes de terre, spécialement dans la Manche ; 2" que nous ne saurions non plus empêcher leur commerce qui , malgré nos grands armements, va toujours à peu près son train; 3° que celte réduction nous fournira quantité de matelots pour faire la course qui est la seule guerre de mer qui nous puisse être de quelque utilité ; et 4** que bien que nos • ^
armées ne puissent empêcher les descentes, notamment dans la Manche , ni ruiner leur commerce , il ne faut pas pour cela désarmer tout à fait, n s'en faut bien garder, parce que si cela était, les ennemis pourraient, en escortant faiblement leur commerce , le soutenir aisément ; au lieu qu'une armée navale ^ quoi- ^ que médiocrQ, les obligera à de très -gros convois > soit que cette armée se tienne en
A'xeportpr. 32,967,0001.
DE TAUBAIf.
D'autre part,
corps, ou qu'elle se sépare par escadre, après avoir demeuré quelque temps à la mer , prenant des rendez- vous pour se rejoindre en tout ou en partie. Ceci est une pensée que nous dégrossirons plus amplement ailleurs.
Revenons à notre économie, j'espère que cet article pourra aller à six millions , ci. 6,000,000
Si sa majesté Vêtit Weh' fléisortnaîs 8é réduire à faire le personnage d'un grand roi, qui est le seul qui convienne à son âge et à sa grandeur, au lieu de celui de ï*un de ses généraux, ou tout au plus de son connétable, pendant que toutes les autres parties de son royaume souffrent de son absence dans le temps que sa présence y est la plus nécessaire, elle fera un très-grand plaisir à sa cour et à tous ses sujets et épargnera annuellement plus de six cents mille livres» ci 600,000
xxvn.
- 'tr^ If
xxvm.
- Si sa majesté voulait encore faire la même chose à l'égard de monseigneur, elle ferait un véritable plaisir à ses peuples, que le souvo
A reporter. ....... 39,507,0001.
OBlfBTEft
D'autre pari
niir des njaladies d'Etat , toujours in8é(Mirables des minorités, effraye, et feit qu'ils ne peuvent,
sans étonnement , voir exposer Théritier présomptif de la couronne comme un simple offî- " • cier général, et cette frayeur qui se communique aux armées, y fait un emibarras capable de causer'du trouble dads un jour d'occasion par ' la crainte où tout le monde serait de le perdre. Cet article vaudrait encore une épargne au roi de plus de 450,000
Total général des épargnes que sa majesté peut iaire sur les dépenses militaires de l'Etat, nm compris pelles d(9s 15*" et Id^' artidef . 4fÊi me sont incomius, irmU^mf miUkmi , •
lesquels ^ytttit •neuf nillioM npt cent dix^sapt nille
Ihrres, pour le'noir complet des troupes et des mmm sriS*.
des auxquels il pourrait manquer quelque chose, reste à foire état de trente millions d'épargnes 4|ue suî& tièft*^ persuadé que Ton peut faire sur les d^ienses qui ont np^ port à la guerre seulement. Il est cependant à remaïqaer que ces ménagements ne' se pôinrraîent que dllfieilement tous faire de la première année, cl qu'il y a même manière de s'y prendre pour y réussir. Par exemple , la réforme des Suisses et des étrangers, dont il est parié au septième article^ se doit faire en ne disant point de reenias et ne remplaçant personne, pas même les oflteiers, jnsqu'à ce qu'on soit parvenu h lé, réduetioii proposée ; ce qui arri-
vera dans la tin de la solide année au plus tard. On doit entendra la même cho6e de la maison %i roi ^ art. 13. On pourrait encore épargner quelque chose sur les courriers, dont il me parait qu'on abuse; sur les nouveaux commissaires, la plupart accusés de se rembourser un peu lî* brement du pi.x de leurs chargés, et sur de certains espions, tels que j'en connais, qui ne servent q|Q% rendre compte de la vie d'antmi^ éar rapport à leur passt6lir|MâQ!t qn^itêi^MIMi^^'^^'-^ ^^^^ ' •
On pourrait encore dans un besoin très-pressant épar-., gner la dépense de 3 ou 4,000 chevaux et de 10 à 17,0(X) hommes de pied de plus que ce qui est proposé dans ce mémoire, sans que pour cela la défensive cessât dTêtre raisoft* ^ nable, ce que nous prouverons à là te #eoe niéÉBiMM /#; cette épargne irait encore à plus de tt^jlMlMeiifr^cliiq cent mille livres. ' »"iài^f!||. .-r^
Nota, 4° De ne casser que 7 régiments de dragons de toute la réforme de cavalerie , parce qu'ils sont bons partout et coûtent moins que la cavalerie légère» et les 36 régiments
qu'ils profiteraient de ce qu'il y aurait àb VtmSIIêkt Miks les 7 autres. On en pourrait conserver les ofiSciers comme réformés, à condition dé remplacement par préférence dans les autres , à mesure qu'il y aurait des emplois vacants, et ainsi de tontes les antres ttofipes.
^ Dans la réforme de l'infanterie francise , suppriiiièir les milices par prélérence aux autres, attendu que ce sont les plus mauvaises troupes, et celles qui ruinent le plus les pays qui en sont chargés, et les moins capables de disci»
S^Eii fiiisani les réformes de là mariné, conserve^
les officiers et les employer à la course , lès intéressant
380 milMTÉA
oonstâéniMenittttt dans les piiaes qu'ils f&nm^ êÊa qu'ils
s'y attachent et qu'ils ne s^amusent pas à perdre leur temps
sur des croisières, et dans des rades, où ils ne Ibnl qu'attendre la consommation de leurs vivres , el ne point bâtir de grands yaîsseaux de quelque temps , mais bieu quelques petits pour la course ; et cependant bien entrelenir ceux qui sont fiiits.
4° A l'égard de la diminution des pensions, qui est celle qui fera le plus 'le peine, il ne la faudra pas faire que le plus tard qu'on pourra, et prétexter les besoins où l'Etat se trouve } en promettre le rétablissement entier aussitôt que ceux auxquels il est réduit cesseront^ et tenir parole» adoucissant du surplus ce retranchement par faire payer cette réduction à chacun chez soi, avec honnêteté et sans les faire attendre.
Outre les ménagements proposés en ce mémoire, ùsl pourrait un jour très-bien, et sans rien gâter» ^rgner encore une somme de 44 à 15,000,000 sur les places à rendre par un traité do paix, à désarmer ou à démolir, et sur les gouvernemeiiis inutiles de ce royaume ; mais il faut avoir la paix pour cela » attendant quoi , je ferai voir par tm moire ou deux particuliers, de quelles places j'entends parler.
(î" Supprimer encore tous les corps étrangers qui servent dans le royaum^i , à l'exception des Suisses qu'on pourrait réduire à 10 ou 12 mille au plus, qui est à peu près ce qu'on en peut avoir de naturels, sans exclure les particuliers étrangers qu'on pourrait recevoir dans les compagnies de cavalerie et d'infanterie française à titre de haute paye. On pourrait encore faire une épargne qui se monterait du moins à 4,000,000. Tellement que voilà bien sûrement 18 à 20,000,000 d'épargnes, non compris en ce mémoire^
«^RA^I^AP^* ^^^^^ qu'on pommit Mre peu à peu rar les troupes, sur les plaees
et sur les gouvernements inutiles du royaume en temps de paix, sans rien diminuer de tout ce qui peut faire l>esoin à sa sûreté.
LÊk §Ê$fÊHkm 4a ees BiéM^sniM établie «I MçiMfi^
pomlne 4e troupes qui testera à sa majesté pour les places
pour les armées, et l'application qu'on en peut faire, #0 trou v^a dans ia tabla suivante.
2^ oismrâB
NOBIB&E DJES TROUPES
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