DB M. DR VAUBAN
tout combat basardé» de toute expédition sanglante» n*eatî* inani que les succès dus au travail et à la combinaison , il voyait avec horreur ces sacriftces coupables que tant «ie généraux fonlsans scrupule à leur gloire personneik'. Au siège de Cambrai, on propose de brusquer l'attaque d'un fort, il s'y oppose^ « vous perdrez peut-ôire tel homme, dit-il, qui vaut mieux que la place.» L'avis brillant est préféré» on perd, près de 500 hommes» le fort est pris, mais reperdu à Tins* tant. Vauben opère selon ses principes, il ne perd que trois hommes, reprend le fort et le conserve. Le roi prcsuni à cette expédition connut alors Vauban tout entier ; une autre fùiêf lui dit-il, iiou« voui laisserons faire.
Mais» fidèle au principe de varier ses principes selon les temps, les lieux et les circonsiances, Vauban juge-t-il un coup d'éclat nécessaire, il s'enipresse de le proposer. A Valencienncs il veui qu'on livre l'assaut, il veut qu'on le livre en plein jour, pour mieux surprendre l'ennemi^ dit-il, parce la nuit produit la tonfusUm et favorise la timidité t au iieti qu'au grand jour l'mil du maitre inspire la valeur* - Pour lui, toujours dafiS'Ies tranchées, à la sape, à la Mine, la mort affrontée sous tant de lurm» s et dans tant d'occasions, deâi||ivières passées à la nage sous le ieu des ennemis,! lea^M^it^M glorieuses dont il est couvert» montrent asses que ôe n*est pas pour lui qu*U redoute le péril. : . < •
lAiS roaUres de l'art ont regretté que ce grand tonservateulr (distinguons-le parce titre qu'il a recherché et mérité) n'ait jamais eu à défendre ks places qu'il avait fortifiées. On est étonné en elfet de ne pas voir son nom à la tête des Dufay^<des Galvo» dtts Montai» des Ghamilly, de ces noms iameuit/ par la défense des places. « Messieurs» disait auxingénieura de Malstricht le brave Calvo* jen^eni^nds rien d ta défense éÊS, • places; tout ce que Je sais, cest que je w. veux pas tne rendre, »,