TARIS EST A LA FRANCE
'■'Z BT LE SOIN QUE L'ON DOIT PREME DE Si CONSEBYAIION. '
Si le prince est à l'Etat ce que la tête est au corps humain (1) (chose dont on ne peut pas douter), on peut dire que ^'^
n'est
point ua para-
fa ViHe capitale de cet Etat lui est ce que le cœur est à ce**""'
axiome ineontM*
même corps : or le cœur est considéré comme le premier J'^''
* *^ le prince e»l, ou
vivant et le dernier mourant; le principe de la vie, la source'''»'* ««7^»;*"'.
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et le siège de la chaleur naturelle , qui de là se répand dans "««p'tnniain toutes les autres parties du corps qu'elle anime et soutient Jusqu'à ce qu'il ait totalement cessé de vivre.
Il me semble que cette comparaison se peut très-fcîen appliquer au sujet dont nous voulons traiter, vu qu'il n'y a point de villes dans le monde avec qui elle ait plus de rapport qu'à Paris, capitale du royaume de France, la demeure ordinaire de nos rois, et de toute la maison royale, des princes du sang, des ministres, ducs et pairs, maréchaux de France, et autres grands officiers de la couronne; des ambassadeurs des rois, et principales tôtes couronnées de la
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chrétienté; c'est le siège d'un célèbre «reheféclié et d^un clergé très-éon^dêrall j lans ie^fOël Ibittkib'priles plusiém
grosses et riches abbayes, celui de la principale cour de parlement du royaume, et d'une très-grande quantité d'autres juridictions; le rendez-voïkd dé toute la noblesse ; des gens de guerre et de savoir de toutes espèces^ mdme des étrangers, qui s'y rendent ^ Hcmle de toutes {Mrts ei de Ipus payé. . - • • . ' . . .
C'est le vrai cœur du royaume; la mère commune des Français et l'abrégé de la France, par qui tous les peuples de ce iprahd Etat sdbsi&tent, et ée qui lé i^ahme tké àaurait se passer sans déchoir considérablement de sa grandeur.
Elle est très-bierf située tant à l'égard de la santé, du commerce et des commodités de la vie, que des affaires générales et particulières; peuplée d'une très-grosse bourgeoisie, et d'une infinité d'artisans de toutes espèces, parmi lesqufols se troQtent les plus habiles ouvriers în monde en toutes sortes d'arts et de inarïufactur,esi
Elle est d'ailleurs très-marchande à raison du changement perpétuel des modes, des grandes consommations qui s'y font, et du nombre infini de gens de qualité qui la remplis* sent.
tiJ.l^r^r.!*ar, ^ii^Q^ ^^1? ^ '^^^9 (^)f P.^"!^.^ euQoireplas jj!" 1 1*11 iTT*^ nombreux , naturellement bon et affectionné à ses rois ; il mpitm: est à présumer, tant qu'elle subsistera dans la splendeur où elle est» ^u'il n'arrivera rien de si fâoheipt aurayaume dojit .il ne se jouisse relever par 1^ puissants secoursri|^'eUç p^i .lui donnerl Gonsidéra^on trèa-juste^ et.qui fait qufi l'on fie peut trop avoir d'égards pour elle» ni trop prendre de précautions pour la conserver, d'autant plus que si l'ennemi avait forcé nos frontières, battu et dissipé nos armées et enfin pénétré le dedans du royaume t ce qui est très^iffîcile f
, . . ^. .. Và VAUBAN. , 47
je l'avoue, mais non pas impossible; il ne faut pas douler qu'il ne Ht tous ses efforts pour se rendre maître de cette capitale, ou du moins la ruiner de fond en comble; ce qui serait peut-être moins di£Qcile présentement (que partie de sa clôture est rompue et ses fossés comblés), qu'il n'a jamais été; joint, que l'usage des bombes s'est rendu si familier et si terrible dans ces derniers temps que l'on peut le considérer comme un moyen très-sûr pour la réduire à tout ce que l'ennemi voudra avec une armée assez médiocre, toutes les fois qu'il ne sera question que de se mettre à portée de la bombarder (1). Or il est très-visible que ce malheur serait di^iilienÊifropI
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1 un des plus grands qui pût jamais arriver a ce royaume, et le monde, où i ^. que quelque chose que Ton pût faire pour le rétablir, il ne soit plus à crain» s'en relèverait de longtemps et peut-être jamais (2). ^ toutes les fois nue