OISIVKXJÎl
mains avant que de commencer cet ouvrâge, afin d'avoir de quoi ne le pas laisser languir. D*ailîcur8 ces niOmes ouvrages jiouvaiil élre (ails par les lialiilanls de ces lieues carrées, il ne sortirait (raigent de leur pays (lue celui qui serait emporté par les l'erronneries, charpenteries et maçonneries que les ouvriers du pays pourraient encore gagner; on pourrait aussi faire ces divisions plus longues, en les remettant, par exemple, à 8 ou lo années de temps, au lieu de G, empruntant môme de l'argent à un inléi èt raisonnable, sur lequel ias communautés pourraient engager leur part des canaux jusqu'à parfait Jugement: quoi fait et cesmêmeis canaux achevés il faudrait les affranchir cntièrementde tous péages et imposition» (i), et n*en mettre précisément que pour ce qui serait nécessaire à leur entretien et aux gages des cclusiers -, encore vaudrait-il mieux que ces gages, entretiens et autres réparations fussent imposées à perpétuité sur les lieues carrées qui auraient fourni à leur construction, et que la navigation (ùi totalement libre ; les denrées ' deviendraient à beaucoup meilleur march(^, et le débit par' conséquent plus grand et bien plus recberché. Le roi on profiterait considéral)lementen ce que tous les bien$ voisins dudit canal augmenteraient de prix et les dîmes k proportion, et cela grossirait considérablement çes revenus, IHirce que les terres deviendraientbeaucoup mieux cultivées, et les l)iens augmenteraient d'un grand tiers. Pour se per- ' suader de ces vérités, il n'y a qu'à examiner les pays traversés de rivières navigables^ on verra qu'entre les héritages
. (1) Yotlà uuc de ces grandes idées qui font honneur à Vauban, . et qu'on ne peut s'cinpOcherdc faire reRMirc|ucr. A*
DE TILBAI». 97
qui en sont près et ceux qui en sont éloignés, (bien que do môme rapport et fertilité , ceux du bord des rivières sont d'un prix bleu au-dessus des éloignés; la même chose dos maisons, prés, l>ois, vignes et de tous les autres fonds de terre qui en sont proches-, on voit aussi les villes, bourgs et villages bien plus fréquents le long des rivières navigables qu'ailleurs, ordinairement bien peuplés; les maisons bâties à chaux et à sable, couvertes de toiles ou d'ardoises, avec des vitres-, les pays voisins en bonne culture, et tout au» trement en valeur que ceux des lieux où il n'y a point de navigation, où tout est mal bâti, mal peuplé, mal logé, et les terres nonchalamment cultivées, parce que le débit des denrées manquant, on n'en cultive que pour les besoins de la vie. et tout au plus des pays plus voisins, et que pour l'ordinaire elles paient petitement les frais de la culture à leur maître. Or ce que nous disons ici pour une navigation, se doit entendre pour toutes les autres, dont ce royaume peut être traversé ; au moyen desquelles on peut faire de la France le meilleur pays du monde, y joignant les arrosements des terres et les réparations des grands chemins. C'est donc en vue de procurer ces navigations par tout le royaume que nous indiquerons, les rivières à qui on pourrait faire porter bateau , commençant par l'une de ses extrémités en faisant le tour, et revenant par le même endroit. - - -r
OlSlVLllls t>t VAtb.\>". T- IV.
gUi TllAVKJlSLiN i ET FEU\EjM TRAVEil^ER
La Flandre» i'Artoiii le Heinaut et le Canbréf is.
Il est certain qu'on peut joindre la rivière d'Aa à la Lys • par un canal traversant le pays entre ces deux rivières par le Ncuf-FoaséCl), que celte navigation se pourrait prolonger de là à Lille par la Lys et la Deule» qui sont déjà.en bonne navigation; de la Basse-Deale à la Haute par" un canal qui traversant la villede Lille, retombe de la Haute dans la Basse- Deule. Il y a une navigation établie depuis peu par un canal fait exprès, qui reçoit la Haute-Deule et se va rendre de liiile dans la Scarpe, près du fort de la Scari)e (au-dessous de Douai)* La Scarpeest navigable jusqu'à l'Escaut ; on peut aussi rendre navigable le canal de la Sensée depuis Ârleux jusqu'au sas de Lambres, sur la Scarpe près de Douai; ce canal ctatit fait à peu de chose près, porte assez d*eau pour sa navigation et pour en grossir la Deule, au très grand avantage des moulins de Lille, qui manquent le plus souvent 4'eau de plus il y a des branebes du capai de Lille/ qui remontent jusqu'à Lens (2) et à la Bassée, et un antre, (la Lawe), qui remonte de la Lys à liéthune. On peut de
,1) Ce eanai existe depuis 1774 , xi,) (ÀUo navigation à sutvunl Dutens y élv <«:Ublic ilitu$ le «ioiiKièmc sîcclo. \.
VâlBA.N» 99
|>lU8 (rt'S bien coniniiiinquer la Deiilc à TKacaut, \mw uq canal de Tout rtat à Lille (i:. De Tournai l'Escaut est nayi* * gable d'une part jusqu'à Gand, par Oudenarde, et de i*autre à Condé et Valenciennes. Il peïit même é(re remonlé jusqu'à Cambrai, et par la Sensée jusqu'à Aiieux , en le di- ^ guaiit, dressant son lit et y faisant de^ sas- La Haine « branche de l'Escaut , remonte sa navigMiioD jusqu'à Mona; un poorrait la remonter plus Idn.- W lJjê oomipunique sa navigatîoii è Mentn , Coorlrâi dOand, d'un ëéiè, et remonte jusqu'à Aire de faulii'. La plus grande partie de ces navigations sont faites, à quelque aundioration près, et
, l'autre aisée à faire -, elle causerait un bien induis si elle était achevée, à tous ces pays-ef, qui, par ce moyes^ jpeiM^t eommuDiquer à la mer aans rompre charge, ei'f lm jpr commerce, et cela par 0unkerque , Gravelincs et Calais, et ^ en ce f<ii>anl. si' liboi ordes Espagnols, qui les inquiètent et les inquiéteront toujours dans leur commerce , tant qu'ils seront obligés de passer chez eux.
Les rivières etcanauxqui tombent d'Ârdreset de Guines à Calais, sont déjà navigables et le peuvent devenir jdavantage en les nettoyant et y ajoutant quelques sas : la Colme et la rivière d'Aa peuvent s'accommoder pour de bien plus "
. gros bateaux que ceux qu'elles portent (2), moyen de
(1) 11 n'y a point de trace d« ce cauid , ijui pariât n*« voir jamiiîg
t'ié entrepris. A.
(2) Lu rivière tl'Aa porte des bateaux plats et |>elilesbebiudreé' depuis Gravflii>« s jtisr(u'i) St-Uiiier \ en lu digu^int et mlreâsanl sou cours près- de GraveUiieâ cl v ajoulaiit iiii «as vei'i W«l(vti,
100 OISIVETKS
digues, et par la façon d'un bout de canal avec un sas devant la porte de fiergaes, poar commaDîqner de la Golme au canal de Dunkerque.
La rivière de Selaqoe qui tombe à Ambleteuse se peut rendre navigable depuis le port jusqu'à demi-lieue ou 3/ ( de lieue au-dessus du chemin de Marquise A Boulogne pour toutes sortes de belandres. On tirerait par là du marbre de Marquise, des blés et du charbon de terre, dont Il se ferait un grand débit dans les Pays-Bas français et idans toutes les côtes de Picardie, Normandie et Bretagne.
La Candie se peut rendre navigable jusqu'à 2 ou 5 lieues au-dessus d'ilesdin, même par ses deux branches. Elle serait excellente pour l évacuation des blés de bonne partie derArtois, des bois, des chanvres, et des lins quis^y foraient.
Picardie.
La rivière d'Authie (I) pourrait se rendre navigable jusqu'à Doulens^ elle faciliterait l'évacuation des blés, du chanvre et de quelques bois à bfttir qu'on pourrait tirer de ce pays-là.
' lA navigation de la Somme qui ne passe guère Amleos,
il serait aise tic faire remonter des bâtiments du port de 80 à 100 tonneaux jusqu'au dît St-Onier. V.
(1) Dans sou cl;it actut'l, celîc rivière n'est encore navigable que sur une trèfi*()elile iuugucur, à partir de son euiboiMcliarc dans la mer. A*
Dl TAUBAV. loi
pourrait se prolonger jusqu'à Péronne, Ham et St-Qaentin, tous bons pays à blé. Elle a môme des branches qui se pourraient aussi rendre navigables, et je suis persuadé qu*eatre Si-Quentin et Ham, on pourrait trouver moyen de la cofflinuniqaer à l'Oise. A joindre qu'en rendant cette rivière navigable, on dessécherait en même temps les meilleores prairies du inonde le long de ses bords, qui sont en marais. C'est une lioiite à la Picardie que celte rivièrelà soit si peu navigable (1).
La Maye, petite rivière à moitié chemin de Montreuil à Abbeville, peut être rendue navigable jusqu'à Cressy, trèsutilement , parce qu'elle passe entre deux forêts, savoir : celle de Yron de 1600 arpente, et celle de Cressy de 7163, de bonne qualité ; ce qui serait fort heureux pour les ports de Dunkerque et Calais.
Normandie.
La Breslesepeul rendre navigable] usqu'àAumale depuis Tréport (2).
L*Arque qui tombe à Dieppe se renionU' avec la niarôe jusquVi Arques; près de là elle se fourcbe en trois branches qui toutes trois ont assez d'eau pour ôtre rendues capables
(1) Tous ces projets utiles |oiit actuttllemcnt exécutés. M. Bulims 8*(AQune qu'on n'ait commencée eu occuper qu'en 1721. .On voit par là coinlncn Yauban devançait toujours son sièole. A.
(2) D'après la carte hydrographique ds Al. Diibrena^ la Urcsle n'est pas navigable au-dessuâ d'Eu. A.
id2 - OISrVKTKi
lie nr)vigAtion]usr|ii';h rinq ou hix \\m?s nii-if^ssiis. Cos (roti
rivuTCS foiil auîanl do valions liés terlilos, le pays qui les environne osf exccilcnt, elles sont coloyecs par des forêts et grands bois Cette navif^alioii accouiinoiierait extrêmement la viile île Dieppe, et se pourrait remonter Jusqu'à Neufchâtel ou bien près. Cest une bonne petite vallée, capable de fournir des légumes, du ebanvre^ des bols et des fruits à Dieppe.
La Seine.
La Seine et les rivièi^s qu*ello reçoit arrosent bonne partie de la Normandie, rfle-de*France, Bourgogiie, Champagne, Brie, Pieardie, la lîeauce et le Gàtinois.
Celte belle et grande rivière, qui traverse les meilleuiei et les plus grani^ei villes du royauoic, reçoit dans son Ut plusieurs rivières navigables él quantité d'autres qui pourraient le d%»venir, que nous distinguerons suivant Tordre de leur situation, et non selon leur force et dignité.
La première qui sojeUe dans la Seine et qu'on rencontre en la reînuiiUiit est la Rilic, dont la navigation étant aidée, pourrait se prolonger jusqu'à Beaumont-le*Aoger (1). Je ne sais pas quel en pourrait être le commerce particulier, mais par rapport au pays et à la proximité de la mer^ il oe pour* raît être que bon.
1) La iiavigulioii do la UÎUe ne^ LOinuu nL'f qu'à Tonl- Auilt>mer. A. . ' .
1^ seconde e^t l*£uro (1), qui pourrait ÔIre remoniéejus* qu'à Chartres parle moyen ôm écluses un peu mieux faites,
\)\us fréquentes, et d'un canal à cùle ddus les endroits où la rivière esl faible, rapide ou escarpée.
La troisième est la rivière d'Andelle, qui fournil beaucoup de bois de chauffage à Parts, dont la navigation peut être remontée cinq à six lieues au-dessus do son embouchure.
La quatrième est rEpte» qu'on peut rendre navigable jusqu'à Cxisors.
La cinquième est l'Oise, belle et grande rivière, qui en reçoit quantité d'autres considérableSi dont celle qui mérite de tenir le premier rang est TAisne, qui la joint à Compiègne, et la grossit de moitié et plus ; celle-ci commence à porter bateau de son crû ù Pontavaire, et l'Oise à La Fère, mais non pas toujours ni bien francbenicnt. L'une el l'autre ont peu de profondeur avant leur jonction, et mériteraient d'ôtre aidées de quelques sas (2). La navigation de TOise pourrait être prolongée josqu'à Guise, même jusqu'à Etreuxau*Pont (3). On prétend qu'on la pourrait joindre à la Sambre el à la Somme (4) ^ ceUe-ci par un canal près de La
(1) La navigation- (le r£urc commence à Sl-Georges. A.
(2) La navigation de ces deux rivières n, dans ces dmiiers
tcnips; reçu de grandes oméliorations.
(3) MUreux-au-Pont est sur le Noirieii, affluent de VOlst,
(4) L*Oîse est jointe h la Somme par le canal de Crozul. On travaille au canal qui doit la joindre à la Sambre. Le ^énîe mî-
lilnire avait depuis Jonj;lnnps (Uiunndé |V\c*iili(m dir iv
104 ouivETis
Fère qui serait nourri par une rigole tirée de 4 ou 5 lieues plus haut, ce qui ferait un grand bien pour toutes sortes de
commcrco, intnie pour le militaire.
La navigation de l'Aisne peut ôtre remontée par le moyen lies écluses et des canaux jusqu'à Graridpré, môme jusqu'à Ste-Menéhould (1); ce qui causerait le débit de bien des bois détentes espèces, qui sèchent sur pied dans tous ces paysh, et dont on a grand besoin ailleurs, comme aussi de quantité de blés, foins et avoines, fers, verreries, et de plusieurs autres donré.iS, car elle passe par de très bons pays. Cette nvière peut aussi se communiquera la Meuse parla Bar (2), et la Meuse à la Moselle par le Yaux-de-l'Ane, entre Toui et Pagney-8ur*Meuse(3). Ces communications de riTîères près de leurs sources pourraient produira un commerce merveilleux, qui, outre les vins de Champagne, les eaux-de-yie, les blés, les avoines, dont il faciliterait l'évacuation en faveur des pays étrangers et de nos places, camps et armées en temps de guerre, nous amènerait quantité de marbre, d'ardoise, du fer, des bois de charpente de toutes espèces, une infinité de sapins et de bois courbes pour la marine, des merraîns de toutes sortes pour les tonneaux, et plusieurs auties marcliandises qu'il ferait abonder à Paris et dans tous les lieux de son passage; bien entendu qu'il faudrait accommoder la Moselle depuis Liverdun jusqu'à Ëpinal, ce qui serait aisé, y ayant peu de chose à faire, et la Meuse
(l)'Oii la rçluonte jusqu'à Youziers;
(â) Lecaoal desArdcnnes joint l'Aisne à la Meuse.
(3) Ce canal n'est entrepris que depuis ISSS, Il fftît partie du
grand canal de lu Marne au Rhin.
KE VAOBAN. 105
depaîs Verdun losqo'à Neufcbfttèau en Lorraine, et y
ajouter encore (jualques réparations depuis Verdun jusqu'à Sedan et jMezières; cette rivière ayant été jusqu'ici fort négligée, à cause de la guerre et de ce qu'elle a presque toujours été mitoyenne iBntre les Espagnols et nous (l).
La rivière d* Aisne reçoit encore pour son compte particulier la Suipe, à qui on pourrait faire porter bateau jusqu'à Poiii raverger, et môme au-delà si le pays en valait la peine.
La Yesle passe à Sillery, Reims^ Fismes et Braine, et par les meilleurs et plus grands vignobles du royaume. On peut . aisément lui faire porter bateau depuis Sillery jusqu*à son embouchure dans l'Aisne, On peut dire de celle-ci que c'est
une grande bon lé à U ville de Keims de ce qu'elle ne porte pas encore.
La Lotenette (2) se jette à Yerberio dans TOise; on pourrait lui faire poêler bateau en remontant vers sa source jusqu'à Bethisy.
La Nonette qui passe à Sentis et Chantilly, pourrait aussi
être accommodée pour la navigation, depuis son embouchure jusqu'au dit Senlis; la Bresche jusqu'à Ctermont en Beau- Yoisis, lôTbérain jusqu'à Beauvais. Il y en a encore quantité
(l) La Mcii.sc Cal aujourd'hui aiséaienl naM"j«able depuis Sedan jusqu'à )a iVoulière belge. Ou fait les études des projets pour en prolonger lu navigation jusqu'à Pagocy, oùdoil aboutir le causil de la Saône à la Meuse. Pagney esl sur la ligne du canal de la Marne an Rbîn.
(2^ Elle esl appelée Autoae sur la carte de M. Dubrena.
(Vautres plils petites qii*on pourrait accommoder pour 2 ou 3 lieues. '
Voilà à peu près toutes les branches de l'Oise qui peuveut ôtre accommodées à la navigation.
La sixième branche considérable de la Seine est la Marne, qu'on peut dire l'une des nourrices de Paris, comme celle qui lui fournit pain et yin abondammeut} elle est belle et très-marchande; elle commence à porter de médiocres bateaux à St-biziei% mais elle n^est bien bonne qu'à Ghftlons.
l'aidant un peu de quelques écluses, elle serait bonne partout. On pourrait prolonger la navigation do celle-ci jusqu'à demi-Jieue de Langres ; ce qui ferait un bien infini à cette ville et au pays par où elle passe, qui est bon et n'a point de commerce (i).
Les })ranchcs de la Marne qu'on peut rendre navigables, sont la rivière de Saulx jusqu'à StainviUe, et celle d'Ornaiu jusqu'à Bar-le-Duc, par où on tirerait encore quantité de bois» de belles pierres à bâtir , de la chaux , beaucoup de bons vins, et des eaux-d&-Tie.
Les autres sont le Rognon . qu'on pourrait remonter jusqu'à Monlclair ou AaJelotj la Biaise, jusqu'à Vassyet au-delà^ le petit Morin, jusqu'au bas de Montmirail; le Morin jusqu'à Goulommiers et même jusqu'à La Ferté* Gaucher ; TOurcq jusqu'à la Ferté-MUon (2).
(1) Deux canaux latéraux sont, depuis lSd7, en cours d'exécution pour rendre la Bfonie parfaitement navigable depuis Menux jusqu'à Vîtry-îc -François.
(2) Le ÎMoi in so iTmonte jnsfju'à Tige«u\, au-tlossous île Coiwluiiiiuicrs, cl l'Oiimj^jusqn'à la t'erté-Milont
Voilé quelles sont les branches principales «le la Marne. J'ai opinion qu'on pourraitla joindre aussi à la Meuse, par
le moyen d'un grand étang entre deux pour élever les eaux des petites rivières et servir de réservoir à cotte coiiiinunication (1).
Continuant à remonter la Seine, on trouve à gauche la peiite rivière d'Yerre» qui tombe à Ydleneuve-St-Georges, qui se peut rendre navigable Jusqu'à Brie Comte-Robert, supposé qu'elle en valût la peine.
J.' Yvette et rOrge jusqu'à .Alontlhéri, de l'autre coté celle d'Essonne jusqu'à Etampes (2).
(Continuant à remonter la Seine, on trouve la rivière de Loing, qui passe à Morct, Nemours et Monlargis, et tombe dans la Seine par son propre cours d'un cùié, et dans la Loire de l'autre par deux canaux , savoir celui de Briare et celui li Oi lcaiis, qui font une navif,^ation Lres-cunsidérable et d'un grand commerce do l'une à l'autre de ces deux grandes rivières.
A Montereao, l'Yonne se Joint à la Seine et la grossit de moitié et plus* C'est encore une des mères nourrices de Paris, car c*est elle qui mène tous les vins de Bourgogne, les bois flottés du Morvaiul et Ijcaucoup de blé et d'avoine. Elle porte bateau de son crû jusquà Gravant; on pourrait pousser la navigation jusqu*4 Ciamecy (3}, même iusqu'à
(l) Cette Jonalioo fait partie du canal de la Marne aa Rhin.
(2; Etanipcs est sur la Juisiie, affluent de l'Essonue. La Juisiie,
ftuU t;foM anvigiible, a cessé de TéUre en 1676.
(^) La canalUallon de l'Yonne remonte mijouiirimi jnM|u'& la '"linuteiir de Corhigny, par l'exdculiun du rantil dn Nivernais.
Corbigny-les-Sl-Léonard, par la petite rivière d'Angoison, où il y aurait beaucoup à profiter.
A gauche de l'Tonne, en sortant de Sens, on trouve la
petite rivière de Vannes, qui se peut rendre navii^al)ie jusqu'à Vilieneuve-l' Archevêque, avec grande utilité.
Au-dessus de Joigny, on trouve l'Armançon, qui se peut rendre navigable jusqu'à Montbard (1) et Montier-St-Jean^ et pour partie de i*aanée jusqu'à Semur en Auxois.
Le Serain peut se rendre navigable jusqu'à Noyers pour autant de temps.
La Cure pourrait s'accommoder jusqu'à Yezelay, assez facilement, et le Couainqui est une brandie de la Cure« Jusqii'à Avallon, avec beaucoup d'utilité pour ces paya, qui n'ont d'autre débit queoelui des bois à flotter.- ■
Continuant à remonter la Seine depuis Montereau j usqu'à Nogent et Pont-sur-Seine, qui est l'endroit où elle commence à porter bateau, on trouve la petite rivière de Vouzfe, qui descend de Provins. £lle se peut rendre navigable de* puis là jusqu'à son embouchure, avec grande utilité pour cette ville et les pays d'alentour.
n y en a une autre qui descend de Yillenoxe, qui peut être rendue navigable 3 ou 4 lieues^ après suit la rivière d'Aube, qui peut être accommodée à la navigation, depuis son emboucîiure dans la Seine jusqu'à Bar-sur-Aube.
Nous avons dit ailleurs (2y que la Seine se peut très-bien rendre navigable jusqu'à CbàUJlon> au grandÏMonduptyset
(1) Le cnnal de Bourgogne est dans la vallée de rArmaii^on jusqu'à Moiilbard.
(i) Page 91.
de tons les lieux [mr oà elld passe. YoilA donc la Seine avec toutes ses branches grandes et petites, au nombre de trois
furl coiisidcraljles, qui sont l'Oise, la31anie el l'Yonne, et quatre autres moyennes, qui sont l'Eure, le Loing, l'Aisne et TAube, et trente autres moindres qui ne portent point bateaoi mais qui se peuvent très-bien acco|i|^noder ; desofte que de la Seîae et des rivières qui se jetM^r^iiii^n lit, on pourrait tirer les marchandises de tous les pays qu^elle arrose, par trente-sept rivières, tant grandes que petites, si elles étaient toutes navigables. Il y en a quantité d'autres moindres, mais on n'en peut faire état pour la navigation. Au surplus» les cours de cette rivière et de toutes celles qu'elle reçoit sont doux et de bonne navigation. -
Suite delà Normandie.
Reprenant le bord de la mer àllonileur et suivant la côte vers Touest, la prenûère rivière qui se présente est la Toucques qui se peut accommoder jusqu'à Lisieux (1).
Suit après la Dive, dont la navigation peut être remontée
jusqu'à Ste-Barbe et an-dessus.
La rivière d'Urne porte de petits bâtiments de mer jusqu'à Gaen, et se peut rendre navigable jusqu'à Argentan» peuUôtre jusqu'à Sées (2).
(J) La iiAVÎg»tî('n a Heu jusqu'à Lisieux» mais par l'effet des
mnrccs.
l'I) Les Chumbns oui luit dt':> IoikIî eu 1837 poui la couàliuc-
OlSlVIiïEîî
La Vire remonte de irès-peUts bfttimenls jfuqu'â St-Lô ; on pourrait Raccommoder jusqu'au Pont-Farcy, [)eul-ôtre jusqu'à Vire (1).
r.a Douve pourrait en remonter jusqu'à St-SauYeur»le« Vicomte (2). ;^
La Merderet jusqu'à Canguigny et la Taute jusqu'à une ou 9 lieues au-dessus de Careotan.
Toutes les petites rivières do Goteniin depuis le cap de la- Hoiiguc jusqu'à Avranches, qui ont de quoi faire tourner un moulin, se pourraient accommoder à la navigation pour une, 2,3, 4 ou 5 lieues avant dans les terres, av( c grand profit, parce qu'elles faciliteraient la voiture de la tangue, dont ils se servent au lieu de marne pour accommoder les terres.
.l'estime que la Seequi tombe à Avranches, pourrait prolonger sa navigation jusqu'à Brecey -, que l'Ardée (laSelune) pourrait prolonger la sienne jusqu'à les Biards ou 8t-Hi- • laire (3).
Bretagne.
Le Cooesnon pourrait devenir navigablejosqu'à Antrain^ pcut-<étre jusqu'à Foiigères (4).
tion d'un canal maritime de Caen à la mer i et la navigation de rOrne devra plus tard être améliorée jusqu'à Pant-d'OuiUj, (1 ) Le gouvernement s'occupe de ce projet*
(2) Un canal est projeté sous le nom de canal du Gotentin^ qui serait alimenté par la Douve et traverserait la presqu'île entre Porl-Ball et le Vc} .
(3) La navigation de 1» Soluiic ne remonte que jusqu'à Duccy,
(4) li c»i navigable jus<|u'ti Autrainy à lu marcc moulante.
DL NAlBAJf.
J'cbliine encore que la DavigatioQdeURauce pourrait i>e prolonger jusqu'à Trevenen (1) ^
Que celle de Pontrienx pourrait se remonter Jusqu*à Guingamp. Ce Pontrieax est an lieu propre à faire un bon port de mer, môme pour les vaisseaux du 1« et du 2 rang.
Celle de Lanmeur pour porter jusqu'à Lanmeur ; Celle de Morlaix jusqu'à Morlaix.
Celle de Landeroeau poirrait s'aocofqmoder jusqu'à Landîvisiau, mais je ne tiens pas qu'elle en vaille la peine.
Celle d'Aune qui tombe à Lande venec, peut ôtre remontée . jusqu'à Carhaix (2).
Celle de Benaudet jusqu'à Quimper \
L'£lie jusqu'à Quimperlé, et peut être jusqu'au Faouet.
Le Blavet jusqu'à Ponti?y (3).
La Vilaine est la plus grande rivière de Bretagne après la Loire. Elle porlc des barques depuis sou embouchure jusqu'à Rennes. On pourrait la remonter, en l'accommodant, jusqu'à Châteaubourg ou Vitré.
Le Meu, qui se jette dans la Vilaine à Pontreau, pourrait porter des tutteaux plats jusqu'à MoDtfort-la-Ganc, et même plus haut s'il était accommodé.
(1) La Rance a été rendue navigable jusqu'à TfeveneD| par rcxécutîon da canal dllle et Raitce.
(2) Cela pcul avoir lieu aujourd'hui qne le canal de Nante* à Brest est à peu de chose près terminé.
^5) CcUc navigation est praticable aujo«rd*hiii par le .canal du Blavct qui fut commcuvé en 1821*
iit OISIVETif
L*Oust pourrait se remonter jusqu à Maletroit et môme jusqu'à Rohan, pays de buis qui accommoderait fort la marine de Brest (J).
Je ne sais si le Don, la Mmdon^ VErvtUf leSouau el la Seiche, qui sont toutes branches de la Vilaine, ne se pourraient pas accommoder pour 4 ou 5 lieues chacune (2).
La Iioire.
Les pays arrosés de la Loire et de sesbranches, sont là Bretagne Ja Touralne, TAnjou , le Maine, le Perche, le Berri,
l'Orléanais, le Nivernais, le Bourbonnais, le Poitou, la Marche, le Limousin, l'Auvergne, le Forêt, le Lyonnais et ieVé!ay.
La Loire est la plus grande rivière du royaume et qui a le pins de navigation, mais non la meilleure, parce que sa ra-*
pidité roule beaucoup de sable et y forme quantité de bancs ;
ce qui fait que depuis Nantes en amont elle ne porte que des bateaux légers et fort plats. Elle commence à en porter depuis Rouane jusqu'à son embouchure dans la mer, à cinq lieues de la Vilaine et à 35 de La Rochelle^ elle a plus de
(1) Le gouvernement fait étudier le projet de joindre TOust, grand affluent de la Yilaine, au Gmiet, affluent du port de St- Brftix.
('2) Ou ne Irouvc pas sur lu carie les uoius des Uois ufUucuUde la YilaiuG qui sont en italique.
Digitizea by LiOO^ic
Di ràvmkfs. lis
ibo lieues de navigation, on pourrait encore la remonter de 12 ou 15 de plus. Elle traverse la France presque par le miltea et par les plus beaux pays du monde i elle est bordée de quantité de belles viilesy telles qae Neyers^ Orléans » Blcîa, Amboiae, ToorSt Saomur et Nantes, sans compter grand Dombred'aiitreB moindres» quantité de gros bourgs et uneinGnité de villages et de belles maisons. Elle reçoit dans son lit beaucoup d'autres rivières considérables, telles que l'Allier, qui pourrait lui disputer pour la quantité d'eau, la GM8e, le Cher, la Vienne, toutes grandes et belles rivière qui portent bateau et traversent de grands et eiœllents pays. Il y a outre cela laOarelinîère (1), le Loir, la Sarthe et la Mayenne qui tombent à Angers et s'y réunissent; les trois dernières portent bateau chacune en son particulier, et poussent leurs eaux dans la Loire, deux lieues au-dessous ' d'Angm. Outre ce, il y a la Bourbino», qui vient de l'Etang de Long-Pendu, TArconce^ dont nous parlerons ci-après, r TArroux, qui vient d'Autun, les canaux de Briare et d'Orléans, le Thouet, qui passe auprès de Saumur, la Sèvre Nantaise et une autre on peu plus bas dont je ne trouve pas le nom (3), qui vient du duché de Retz et se joint à celle qui sort du kcde Grandlien, et une infinité d'autres moindres; outre que les grandes branches reçoivent encore dans leur
(1) La Garelinicrc, dont le nom ne se trouve pas sur les caries, est un petit affluent de la Mayenue^sous ce uoni.
(2) Elle s'appelle le Tenu. Celle qui sortda lac de Grondlieu csi la Boulogne, dont Yaubaii parle plus bas. Le Tenu et la Bou-
logne forment l'Aclieuau.
OI&iV£Tia DK VAUBAN, T* IV» I
114 OlslVLTÉS
lit beaucoup d'aulres pioindres assez considéi'abki. Nous tâcherons d'indiquer toutes celles qui sont navigables ou qui le peuvent devenir et jusqu'où, en remontant la Loire
depuis son erabuucliure en amont.
La première branche qui se rencontre est la Boulogne doutla navigation se peut remonter jusqu'à St-Aignaa et peut-être jusqu'à St-André de Tresevoix. ^ La 2* est la Sèvre Nantaise, qui peut être r«monlée jus • qu'à Morlagne (2),
La 3* est TErdre, qui peut être rendue navigable 5 à 6 lieues plus haut que son embouchure (3). '
La 4" est le Ls^yofi, qui peut ôlre remonté jusqq'à Thouarcé.
La 5* est la rivière d'Angef^, composéede trois autres con- ' sidérables, et ces autres-là de plusieurs moindres. Les trois
principales s'assemblent au-dessus de cette ville, savoir ; la Mayenne, la Sarthe et le Loir. Je ne sais pas laquelle des trois porte le nom jusqu'à la Loire (4), mais toulestrçâs oont navigables et portent bateau ^ssez loin..La Mayenne reçoit rOodon, dont la navigation pourrait ^tre remontée josqu^à Graon ; celle de la Mayenne peut être beaucoup améliorée et prolongée jusqu'à Mayenac et mèine jusqu'à Lassay, si le
(1) Jusqu'à Bessoui St-Aiguaa est sur lei Lords du lac de Grandlieu.
(2) Jusqu'à MonniiTes.
(3) L'Lrdre fait partie di| cangl de Naiilcs à fiiesl, qui a vie livré à la navigation en
(4) Col la Miuciinc'
nu VACBAif. 115
pays en valait lu peine la SarUicjusf|u'a AienroneU'Iluisne, (lui se jcUe Jotlaiis, jiJsqu a.\ogcut-lc-Rolrou. La navigation du Loii peut être fuli bieu remoDlée et prolongée jusqu'à . Cbâteaudua(l).
Toilà lesbraQciiea plqs considérables de la rivière d'Ângers qui toutes ensemble en font cinq.
La 6" brancJie de la Loire, appelée le I3ié (rAulhion), peut être remontée jusqu'à lieauloit, cl 2 ou 3 lieues plus haut jusqu'à Longue.
La T est le Thouet , qui peut être l'emonté jusqu'à ' Thouars (3)> et davantage si le pays en valait la peine.
La 8* branche est la Yi^^nne, belle et grande rivière, com- • ^ posée de plusieurs autres considérables. La ii ivigalion de . celle-ci pourrait iMre coutinuée jusqu'à Limoges. Eile reçoit dans son lit, 1 ' le Clain, qui peut devenir navigable jusqu'à Poitiers; 2" la Creuse, dpnt on peut pousser la navigation jusqu'à Argentoo, et 8 ou 10 lieues aû-dessùs (3)/ Gelle-çi reçoit la Gartempe, qui peut être rendue navigable jusqu'à Bellac da:is la Mai ehe. La Oartempe ea reçoit une autre t qui peut être acconmiodée jusqu'à Belabre, et La Trénioille, supposé comme dessus q^ae le commerce du pays en valût la peiâe. Il y encore une autre rivière à gauche de la
(1) La navigation (Je 1» Mayenuti commence à Laval ., celle de rOpUon à Sçgré, eelle de la Sartbe à Anuige, et celle da Loir à Cbuteau^dK-Loîr. .
(2) .lusiju'à i\lonlieuil-Belîay.
(3) Les l'fudcs relatives à la iiaviicalion «le la Creuse depuis son embouchure dau» k VicMiie ju»(laa Argcnlou^ ont été teriiotinéM eii1838. '
116 ()lSl\i:.TLt
Creui»e, qui peul élre rendue navigable jusqu'à Martizay.
La 9" branche considérable de Ja Loire est le Cher, autre belle et grande rivière qui reçoit dans son lit^ 1» assez près de son embouchure, Tlndre, assez belle rivière, dont la navigation peutôtre prolongée jusqu'à Châteauroux (1); 2° la Sauldre, dont la navigation peut être poussée jusqu'à Pierretitte, peut-être jusqu'à Concressault^ S" TEvre, dont la navigation peut être poussée jusqu'à Bourges; etquantau Cher, qui est la maîtresse branche» sa navigation peut être pro^ longée belle et bonne jusqu'à Montiuçon (2).
J.a 10'^ branche de la Loire qui mérite quelque considération est le Beuvron, dont la navigation pourrait ôLre accommodée jusqu'à Herbout.
La 11* est le Gosson, qui.traverse le Blaisois, et qui peutêtre accommodée jusqu'à Cbambord et peut-être jusqu'à la Ferté-Aurain.
Les 12* et 13'= sont les canaux de Briare et d'Orléans, qui tous deux portent des bateaux tels qu'on a voulu les faire porter.
La 14* branche de la Loire est TAllier, rivière impétueuse et sujette à de grands débordements. Celle-ci traverse toute
TAuvergiie, le Bourbonnais et partie du Nivernais. Elle pourrait ôlre accommodée jusqu'à Brioude et au-delà s'il en était besoin (3). £Ue a pour rameaux qui se peuvent
{{) Ln novîgation de l'Indre ne Gommence qu'à Loches.
(2) Le can^\ du Bcrrî remplit cet objet.
(3) La navigation comineoc'e à partir de Foutubes, près de Brioude.
Dl VAOBAir. 117
aussi accommoder, iMa Sioule jusqu*i Ebreuilleet Boucheîs,
eta*» la Dore, jusqirà Olhergue.
. Il y a une petite rivière appelée Aron qui se jcUe dans la Loire à Decise. qui se pourrait rendre navigable jusqu'à ' Grécy-la-Tour (1); une autre appelée Laval (ia Bebre)) qui se jette à droite en remontant la Loire, et descend du haut Bourbonnais, qui se pourrait aocommoder jusqu'à Jaligny. Nous ne donnons pas ces deux dernières pour bien sûres. La 15« branche de la Loire est TArroux, qui se joint à la . Bourbince. L*Arroux peut être rendue navigable jusqu'à Autun, et on tient que la Bourbince et la Dheune peuvent communiquer la Loire à la Saône, par Tétang de Long- Pendu (2). On prétend encore qu'il serait possible de faire cette communication de la Loire à la Saône par l'Arconceet rétangdu Rousset. '
Pour revenir à la Loire, elle commence à porter bateau à Rouane» H est certain que, si elle était nettoyée et aidée de canaux etd*écluses, elle en pourrait porter jusque bien près du Puy en Vélay.
Toute la navigation de Loire peut donc s^élen.lre sur IG branches principales, compris le lil de cette rivière, et 18 moinJres, faisant en tout 33 à 34 rivières qui se peuvent accommoder à la nàvigation, parmi lesquelles j'estime que.Ia Loireet la Saône se peuvent joindre, et qu*on pourrait venir à bout de communiquer le Cher à la Creuse versChenerailles, l'Allier avec le Cher, quelque part vers Bourhon-rArcliamhault el Montrond. Il y a aussi quelque appajerice qnVn
(1) L'Aron fait partie du eanal du I^lvernais.
(2) Le canal du centre établît cette commiiuication.
Digitizea by LiOOgle
Mft OI5ITF.TES
fmarrait Joindre la Vienne è hi Charente vers Brigueii ou Confolans sur la Yiennc ( i j .
Poltoa,
Suivant la côte dans le Bas-Poilou, on trouve une petite rivière (2) qui, descendant de Mareuil, se jette dans la mer à , Sl-Benoist) vis à vis l'ile de Ré> Elle pourrait dire accommodée jusqu'à MareuiU3).
SaintoDgeL.
Suivant la même C(He, on trouve la Sèvre Niortaise, qui se peut accommoder jusqu'à Niort (4). Je tiens que celle-ci pourrait-êlre amenée par un canal au port de La Rochelle^
(l)CeUc grande ligne de jonction, Indiquée pur Vaubnn, qu! mellrait en communication les ports de Rocheforl rt de Ln Rochelle, avec la frontière de l'Est, fait partie des lignes navigables pour l'étude desquelles les Cbambres ont voté des fonds en 1837*
(3) Elle est navigable jusqu'à Mareuil.
(4) La Sèvre I^ioiiaise se remonte josqn*à Niort | mais sa -navigation a liesoiii d^élre perfectionnée*
M VAt:i\ir
Pa^ s d'Aunis.
Suivant toujours la méoie ciUe, ott trooft la Charente {l), assez belle rivière qui traverse tout PAngoumois , la Sain-
longe et partie du pays (rAuiiis; sa navigation pput Olre remontée jusqu'à Ruirec et (^ivray, mômcjus^u'àCharroux (î). Celle-ci reçoitia Boutonne,quî pourrait être remonléejusqu*à St-Jeanni'Angely (3). Il y en a encore une autre plus hBut qui pourrait être remontée jusqu'à La Rochefoucauld.
Passant plus outre, on trouve la Seudre. qui est plutôt une liai»' ou bras de mer qu une nvièi e. l'Ile pourrait être communiquée à la Gironde entre SaujOn et Talmont.
GuyeDDft
La Garonne et ses branches s'étendent sur partie de la
Sainton£re,lePérigord, le Li nousin,rAiivorgne, la Guyenne, le Querci, le Rouergue, le Languedoc, la Gascogne, les
(1) Il y a un arsenal de marine étubli à RochcforI p prè.s Vevnbonchitrc de la Charenle, qui cal considérolilc. Vaub.
(0) On :( bciuicoiip amélioré la iinvîgalion de la Charente^ die 8 arrête « Moulignar.
(3) La noiitoitne a clé rcn<litr navigable en 1782.
120 ùuvmiê
Comtés Je Bigorre, de Gouzenans, de Gomminges et de Foix.
La fameuse rivière de Gironde se fourche en deux branches au Bec-d'Ambezi savoir la Garonne et la Dordogne» et Yà se jeter dans la mer près le Pas-des-Anes et le Grau, entre Soulac et Royan, sur une largeur de trois grandes lieues et
plus. Elle pousse son flux et reflux jusqu'à Langon d'une part, elde l'autre jusqu'à Libourne et au-dessus. Nous examinerons celle-ci suivant ses branches» comme les précé* dentés, commençant par la Dordogne, qui porte bateau jusqu'à Bergerac, et le pourrait porter an moyen de canaux et éclases, jusqu'à assez prèsde la Ghaise-Dieu dans la Haut^ Auvergne (1).
La première branche de la Ik)rdognj9 en remontant est la ' Dronne, qui reçoit llsie à Goutras; la première de ces rivières étant accommodée, pourrait porter bâteau jusqu'à Aubeterre, et la seconde Jusqu*à Périgueux (2).
La 3< branche de la Dordogne qui est le YézèrOj se pourrait accommoder jusqu'à Uzerche (3).
La 4* qui descend d'Auriilac» se pourrait remonter aux mêmes conditions jusqu'à la Roquebrou.
(1) La Dordogne porte bateau plus loin que Bergerac, jusqu'à Marronne , et la prolongation de sa navigation aura lieu par la suite au moyen du canal de jonction de la I{aute-Dordogne avec la Loire-Supérieure, dont on lût lés études.
(2) La rivière d'Islç est livrée à la navigation de Liboume à Pci i^ueux, depuis quelques années. La navigation de la Dronne est Tobjet d'éludés*
(3) Le gouvernement s'occupe de la catiaUsation de la Vézcre.
Voilà laDordognect ses branches'au nombre de cinq, sans compter plusieurs autres moindres.
La Garonne, qae nous coosidérons ici comme la principale, prend naissance dans les Pyrénées, commence à porter bateau trois lieues au-dessus de Toulouse , reçoit le Tarn à Moissac et le Lot à Aiguillon et plusieurs autres moindres, dont partie se peut accommoder à la navigation. Elle môle ses eaux à la Dordogoe au Bec-d'Ambez où elle change de nom.
La r* branche de la Garonne, que nous estimons se pouvoir rendre navigabie, est le Giron qui se peut remonter jusqu'à Villandreau. La 2' un peu considérable, qu'on rencontre à droite en remontant la Garonne, est la Losse, qui parait pouvoir être accommodée à la naTÎgation jusqu'à Muntesquiou La 3* est la Bayse, qui peut être remontée Jusqu'à Gondom, Maserre et Mlrande ( l } . La 4« est le Gers, qui peut être accommodé jusqu*à Lectoure et Auch. La 5* est TArrats, qui pourrait être remonté jusqu^à Montfort. La 6* est la Gimone jusqu^à Saramont. La 7* de même côté est la Save,-qtt'on pourrait remonter jasqu'à Lombes. La 8« branche à gauche du lit de la Garonne est le Dropt, petite rivière qui peut être remontée jusqu'à la Réole, Monsegur et Duras (2) -
(1) Celle rhrièrepar M posilion ceoirale est regardé comme une voie d'exploitation d*aoe grande importance pour les pajs qu'elle traverse. Elle a été canalisée, il y a deux siècles, depuis
son emlioucluire jusqu'à Ncrac. On travaille à la rendre iiaviga M e j usqu'à Con d om .
(2) Parmicesrivîdresyksî* 5* 6^et 7* paraîssentpeu susceptibles
Digiii