‹ Oisivetes de M. de VaudanChapitre 71 sur 81 · oiçjvtTJ.s · texte numérisé non relu

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La 9' de m6ino côté est le Lot qui est assez grand» dont la navigation e$t soutenue jusqu'à Gahors, et pourrait être re*

montée jusqu'à Enlraigues, sur la joncLion du Lot et de la ïrueyre; pcut-ôtrc même que la Trueyre pourrait Otre remontée jusqu'à Chaudes-Aigues et le Lot jusqu'à Mande (l). La rivière qui descend à Figeac pourrait être remontée jus* que là.

La 10* est le Ta?*), belle et grande rivière qui a plusieurs

lirnnches. Jo ne sais pas où il commence à porter bateau, mais je SUIS persuadé qu'oii peut remonter sa navigalion jusqu'à 31ill)anJ, au moyen dos sas, pertuis et canaux (2). La 1'* branche du Tarn est TAveyron, qui, descendant de Rodez, passe à VillefrancliQ deRouergue, St*Antonin, et se joint au T^irn à Montauban. J'estime que sa navigation se pourrail pri)l'juger jusqu'à Ro'Jez. La Yiaur est une branche de l'Aveyron, quisejomt à lai à laGuépie ; elle pourrait ôtro jiccommodce pour la navigalion jusqu'à St-Just ou Pampellonne. La â* branclie considérable du Tarn est l'Agout» qui passe àGastctt et Lavant et qol pourrait se remonter jusqu'à Viviers et peut être jgsqu*à Castres. Le Dadou, branche

d'être canalisées. La 1^ et la 8* sont l'objet d'études pour y ar^

ri vt r.

n) Les travaux qui sont entrepris sur le Lot se bornent au perfectionnement de sa navigation jusqu'à £ntraiga<». .

(2) Nous ne .saurions^ partager la conviptîon de Vauban ; 'le régime torrentiel de Ih partie supérieure du Tarn ne se prête pas

à une navigation léjj^ulière que jusqu'à présent on n'a pa> clierehéà pousser plus loiu que le saut de Sâbo,à 9 kiiom. au-dessus d'Alb^.

- de l'Agoiit, peut èlre remonté jusqu';\ Réalniont. V(»ilà en quoi consisleat le Tarn et lesriYièresplus considérables qui se rendent dans son lit.

La i l' branche, à gaoche de la Garonne, est le Lers (mori). Celle-ci se confond avec le canal de la communication des mers, quise jette dans la Garonne au dessus do Toulouse et fait la ir branche de celte grande rivière. Ce canal e^t une inveotiondu ministère deM.Colbert, et l'une des plus belles

' choses qui se soient (àites ea France depuis l'établissement, de la menaréfeiet ét qui aurait été la plus belle de l'univers, si on lui éût^ofiné toute la perfection qu'on aurait pu \ ce qui se pouvait, si, au lieu de l'avoir terminé à Toulouse, on l'eût

■ poussé d'une part jusqu^au-dcfisous de Cadillac, et embouché . par choix dans la (iaronne en iieu où on eût pu trouver la profondeur^ 13 A 14 pieds d'eau, et de l'autre parlaiiongô jusque dans le port de Bouc par les étangs de Thau, de Magoelonne, et le Bourguidou. la petite Robine du Rh^nC; le grand Rhône et laCrau ; lui donnant 20 toises de large a la superficie de l'eau sur 12, 13 à 14 pieds de profondeur^ avec des sas de 2*2 toises de long sur d de large, et des écluses à portes de 30 pie^ dSoçtvertare, pour pouvoir y faire passer des bàtimentâ ron^ de fiOO, S50 A 300 tonneaux, d'une * mer à l'autre sâfAfompre charge. Ce canal peut encore être . mis en cet état, moyennant quoi ce serait la plus belle et la plus utile navigation^u royaume eu paix et en guerre (!}.

(1) Ce projet serait d'une p^ndc dépense. Le canal du midi a été mis en eomnuinlcalion avec le port de boue, par Texéculion des éanaux des Etangç;/ du cnnal delà Radelle, du canal d'Aigiics-Morle» à Bcancaire, enfin du canal d*Arles h Bouc.

La 12* branche de la Garonne da 'côté gauche est le Ler§^ et la 13* est l'Arriège, le premier traversant le diocèse de Bf irepojx, et Tautrc le pays de Foix et l'évèché de Pamiers. Le V se pourrait reodre navigable jusqu'à Mirepoix et le 2jusqu'à Fois (t).

Pour revenir à la Garonne, j'estime qu'on pourrait prolonger sa navigation jusqu'à St-Bertrand de Comminge, ou du moins jusqu'à la jonction de la Neste (2). Toutes les rivières capables de navigation qui se jettent dans la Garonne, y compris la grande et toutes celles de la Dordogne, sont au nombre de 19, dont il fout ôter celle de Figeac^ parce qu'dle est trop près du Tarn, et partant reste à faire élatrde 18 rivières qui se rassemblent au lit de la Gironde, et se peuvent toutes rendre navigables, qui plus, qui moins loin, sans compter plusieurs autres plus petites dont quelques-unes pourraient s*aecomnioder.

Reprenant sçirè» cela la côte de la mer, suivant et tirant vers Bayonne, on rencontre le hftvre d'Arcachon, dans lequel se jette une petite rivière appelée Leyre, h qui on pourrait faire porter bateau jusqu'à Belin et au-dessus ; mais je doute que le pays en valût la peine, car il est des plus mau-

M. Dulcns fait tous les liountttrs dti projet de ce dernier canal, sî

important , à Yauban. (Histoire de la navigation de la France^ t. l,p. 153.) *

(1) La navigation de l'Arrîèf^ comMSence à Cjintegabelle.

(2) Les travaux entrepris pour le pcrfet tionnemeiit de la navigation de la Haute-Garonne, ne s'étendent que de Toulouse à Gazères où elle commience à avoir lieu.

vais (1). Depuis là jusqui*A i*embooehare de l'Atloor, il n'y a que de petits bras de mer, de peu de profondeur, qui s'avancent dans les sapinières des Landes, et beaucoup de lagunes et de laisses de la mer et des pluies, qu'on pourrait comiiiu* Dîqoer les unes aux autres et les rendre par conséquent ca« pables d'une navigation sûredeBordeauxà Bayonoe, aulien que par la mer elle est fort dangereuse (2).

L'Adour.

Cette rivière arrose la basse Nafarre» le Béam, le pays des Bssqoes, le comté de BIgorre et partie de la Gascogne. Elle

prend sa source dans les Pyrénées, passe à Bagnères, à Tarbes, Maubourguet, Aire, St-Sever, Dax et Bayonne et plusieurs autres lieux moins coDsidérables, et se jette dans la mer à 1 lieue 1/2 au-dessous de cette dernière. Je ne sais pas précisément où elle commence i porter bateau, mais seulement qu'on pourrait lui on ftiire porter jusqu'à Tarbes (3).

(1) On en pge différemment aujourd'faol depuis que l'on a

conslniîl un cIh iuui de ici tic Bordeaux à la Teste, et Ton u eu 1840 commence icscluJes de la canalisation de la Lcyrc.

(2) I)çnx canaux ont été projetés ponr ctcibllr cette comnmnî* cation.: le rauol des grandis Landes et le canal des petites Lanjles.

(3) La navi-^atiou du i'Adouv comiucncc à Sl-Sever. Ou s'occupe de raniélioi'cr. . . •

126 o»ivBTé$

En remptitant rÂdoar depuis son embouchure; la rivière qu'-ellc reçoit est lu Nive, qui se pourrait remonter jusqu'à St-Jean-Pied-tle-Port, si le commerce en valait la dépense^ mais comme elle passe par un très-mauvais pays et qu'elle est très-rapide, il y ^udrait bien des sas, et je la tiens de peu de commerce l^ors le bois qu'êl(e amène en train, qui ' va à peu de chose ( 1 ). La est la riTière de St-Palats, qui se . . pourrait remonter jusqu'à Bidache et Gramont si elle en valait la peine (2). La 3* et la 4' sont les deux de Pau et d'Oleriop, qui toutes deux se peuvent rendre navigables, Tune jusqu'^ Pau et môme jusqu'à Lourde^ et l'autre jusqu'à Oleron (3). Toutes deux ont a^z d'eau, mais elles sont fort pierreuses et très-rapides. C'est pourquoi, supposé que le commerce en valût la dépense, il faudrait faire cette navigation par des canaux pris à coté et coupés de quantité de ' sas et dfi pertuis. La 5« branche de TAdour est la AJidouze, qui passe à Mont-de-Marsan et à Tartas. Je crois que eelieci se pourrait remonter jusqu'au dit Mont-de-Marâan (4). Ainsi l'Adour et toutes les rivières qui se joignent à lui et

(0 Ln navigalion de la Nivc commence à six kilbili* aa^dessug

deCiambo. ' » ' • • .

(2) La Bidouze oq rivière de St-Falais est navigable pour de ' petits bateaux, à partir de Came, Au-dessus de Bidacbe.

(3) Le gave de Pau csl navigable sur lUkiloui. de longueur, comtnençaut à Pejceborade. . ' » / %

(4) On travaille^ pèrreclionner la navigation de la ittîâovizcy « pour pouvoir la miiontcr sauâ obâtàclc. jusqu'à* Mont? de r

Marsan. , ' ' ' • • •

DU r AUBIN. 1-27

qui se [)0uvent accommodera la navi|^aliun. sont au nombre deiiix, iioaJLil se peul que parlic n'en vaudrait pas la peine; mais on a ici égard à la possibilité seulement. '

Aouiiilloii; Langu^doe el Provence.

Itaantdé la meroeéaneà la Méditerranée, à commencer -

depuis CoHioure, en continuant la côte jusqu'à Antibes, la V rivière un peu raisonnable qu'on renconlre est celle de la Tet^ qui passe à Perpignan et se peut rendre navigable par un 43anal avee dès sas , depuis cette ville jusqu'à Ganet ; •

• La 2* est TAude, qui prenant sa source dans les Pyrénées, traverse les diocèses d'Alct, de C ircassoiine ot de Nai i)i)iine. Elle ne porte que de fort petits bateaux, et malaisément, depuis Narbonne jusqu'à la Nouvelle» parce qu'elle est fort rapide et a peu de fond ; mais-elle a assez d*eau pour en pou- •« ^oir porter jusqu'à Carcassonne, inéme jusqu'à Limoux, en « prenant des canaux à côté. H est vrai que le canal de la corn- > municalion des mers qui passe à demi licue de Carcassoimc, peut suppléer en son défaut en tirant une branche de celle ville (1), et qu'on peut aus^i faire une communication de Narbonne au canal. Celle-ci avait été proposée et approuvée il n'y a paa longtemps. H faudrait en çe cas accommoder la

1) Depuis i777| le canal du iiiiiity pskv 6uUe il'uii cLuugc-. meut apporte h sôn tracé) passe sous les mui'«dc Cinrciissoiiiic.^

128 omvaàA Robine deNarbonne à la Noavelle, parce qu'elle n^ekni assez largo ni assez profonde, et môme le grau ii'6tt vaut .rien (l).

On peut aussi faire unenavigation depuis Télang de Sigean jusqu'à rétang de Salces , passant par celui de la Palane, et depuis Tétangde Salces par un oanal jusqu'à St-Laa- Fftnt, môme jusqu'à Bivesaltesea se serrant des eaux de

la Gly parun canal.

J'estime que la rivière d'Orb qui passe à Beziers se pourrait rendre navigable jusqu'à la Voûte, peut-être jusqu'à St-P<ms$ queeeUe de l'Hérault qui passe àPezenas et A0(kr se pourrait rendre telle jusque près de Qermônt de Lodève» peut ùtrc jusqu'à Lodève môme (2); la RobIne de Montpellier jusqu'au bas de Montpellier, le Vidourle jusqu à Sommières et le Yistre jusqu'à Nismes.

Le BUône. .

Arrose par lui ou branches les deux Bourgognes^ le Daupbiné et la Provence» partie du Languedoc, le Lyonnais» Beeqjolais» Yivarais, etc.

(i; Ces projets de Yanhani qui avaient été approuvés de son

temps, sont aujonrd'lim exécutés*

(2) La navigalion de l'Hérault a peu d'étendue ; elle commence à Bessau ; mais on étudie les projets pour la pousser jus« qu'à Gignac, qui est ëncore loin ju poiût indiqué par Yauban.

Le Kbôoeest Tune des quatre grandes rivières du royaunio et la plus rapide de toutes, qui prend sa source) dans les iUpeaî au pied des monts de la Fourche et de Sfc-Gothard, descend i Sion, passe à Martigny et St-Maunce, et chemin faisant ramasse quantité de ruisseaux et petites rivières dont il se grossit ; après quoi il se jette déjà gros dans le lac de Genève, qu'it, traverse de bout en bout et en sort par Genève même) delà ii traverse partie du dl|chô,de^Genevois$ n^il Venfbnce si fort dans les rocherS; qu^<^le perd presqtÀtlé vue, et devient si étroit qu'un bon sauteur >>urrâit le franchir; puis sortant de ces embarras, lise remontre tout entier, et séparant la Bresse de la Savoie, il devient navigable vers Seyssei pouf.de très-médiocres bateaux ; de là, cpntituant, son cours, if reçoit TAin à Cfemleu, et la Sfône à Lyon, qui le grossit de plus de moitié^ de là, continuant s»à cours, il^ passe à Vienne, reçoit l'Iaire à Cornas, passe à Valence, de là à Viviers, au pont St-Esprit et à Avignon où il reçoit la Durance et le Gardon un peu au-dessous j après quoi il descend à Arles et se jette dans la mer par deux principales embouchures qui se subdivisent en plusieurs graus cluuigéants, dangereux et dHQciles pour les barques. ^

£n remontant le Rhône, la première branche qui sërén% contr^àsa droite ésf la Graponne,Gânj|l fait de main d'hommequi né sert qu'à des arrosements, mais qui se pourrait rendre navigable si le commerce du pays en valait la peine. La . 2' à gauciic est le Gardon, qui se poi^rrait rendre navigable jusqu'à Anduse. * .

La 3« estia Durance, grande rivière, qiui voiture beaucoup d'eau, mais qui n'est navigable que pour quelques flottes de bois,parcequ'elleesttràs*impétaeusee^ésordQn'hée, dérangeanfson lit'à toutes les crues, sapant jses bords ei ^atant

OI8IVETtSfiEVAyBAm T. lv. .- . 9 .

VIL VAUB^N* • i^'M

être prolongée'jusqu'à 6 lieues au-dessus d&PoH-sur-SadD6» si elle cl iiliaidée (!) EUQ.a*pour branches, en la remontaDt

depuis Lyon : ^ .

.1» Le Doubsqui traverse le comté de Bourgogne par sa -lODg^^eur et passe à Besançon, Dôle et BaùnR-les-lNonains, yilles^principales de celle province. 11 se pourrait rendre irés-navigable depuis là Saône jasqu'à Mandeure (2). Le Duubs a beaucoup d'eau et a pour branches 1» là Loûe> fort rapide, ninis qu'on pourrait rendre navigable jusqu'à Qaingey; T l'Allaine, qui, descendant (ie Grand- Viliars et du oonilé de^Férelle, passe à Monlbeliard, où lombe au5si la Savoureose, qui descend de Belforl et se pourrait rendre navigable jusque là.

La 1' branche de la Saône est TOlgnon, qui se pourrait rendre navigable jusqu'à IVIun.lboson,nr»ômcjusqu'4rabbaye de Lure.

La 3' est la Lanterne, qui la joint à Contlandey, une grande Ueup au-<|es80S de Port-sur-Saône, dont la navigation pourrait être accommodé pour 4 ou ô lieue? audessus.

Au côté gauche de la Saùnc, du côté du Beaujolais, Maçonnais et Dïjbnn^is, il y. a 4" petites rivières qui tout autant •de branches^ qdine çont pâs à méprisa r, savoir if la Grônei à-qui èn pourrait faire KOrter bateau jusqu'à. Ciuuy î 2- la

• (1) Lr uavigàtioii de la Saoïie exige bei.iu oup d'amtlioralioiis .^i s'cxéculènt; < Uû ne commence qu'à G. ay ; mais des travaux

• (2) Li Ûoub. laii paitii du eanal d« RW^ie air,ïihfa sûr l^cl#ndue iudiiiuéu p.'r Vaubaii, à peu de vhotc près.^- •

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