II
La question des instruments pour les observations astronomiques est très-importante; il était arrivé, en effet, que le chronomètre que M. Walker avait mis à notre disposition s'était trouvé, avant même notre départ d'Adanlinanlango, hors d'état de nous servir, et que, par suite de la position perpendiculaire du soleil pendant la plus grande partie de l'année, il y avait impossibilité de prendre pour les latitudes des observations autres que celles des hauteurs circumméridiennes, très-difficiles et très-laborieuses sous un pareil soleil et dans de semblables conditions. D'un autre côté, l'horizon artificiel dont nous nous servions, une boîte à parois non réfléchissantes remplie d'huile, présentait les plus graves inconvénients; quant à l'horizon artificiel à mercure, par sa trépidation continuelle et son extrême mobilité, il était intolérable dans un pays où l'on ne peut pas faire une observation sans être entouré par quinze ou vingt nègres. M. de Brazza a remédié à cet inconvénient en répandant sur une plaque de cuivre quelques gouttes de mercure ; le mercure s'identifie au cuivre, et, tout en devenant stable, ne perd rien de ses propriétés de réflexion solaire. 11 emporte de plus un excellent sextant de poche et plusieurs chronomètres qui , naturellement, seront moins susceptibles d'altération ou d'accident qu'un seul. Au cas où les chronomètres ne pourraient plus rendre les services voulus, une très-forte lorgnette