LIVRE II, CHAPITRE IV
blement de ces hommes aux environs de Hambledon - Hill; il y en avait effectivement près de deux mille réunis en cet endroit. J’y ai envoyé une avant-garde d’environ cinquante chevaux ; mes cavaliers se présentèrent en amis , mais ils furent reçus à coups de fusil; nos soldats engagèrent quelques-uns de ces hommes à venir me parler : cette proposition fut rejetée avec dédain. Ils étaient rangés dans un des vieux camps romains sur une colline très-élevée ; je leur envoyai un M. Lee pour leur certifier mes intentions pacifiques, les engager à rester tranquilles et à se soumettre au parlement : ils refusèrent et firent feu sur nous. J’envoyai M. Lee une seconde fois pour leur signifier que s’ils voulaient mettre bas les armes , il ne leur serait fait aucun mal. Excités par leurs meneurs, et principalement à l’instigation de deux misérables ministres , ils ont encore refusé ; alors je commandai à votre capitaine-lieutenant de se mettre en bataille devant eux et d’être prêt à charger; et si, à son approche, ils mettaient bas les armes , de les recevoir et ne faire aucun mal à ces hommes. Quand il fut près d’eux,
ils refusèrent ses offres et firent feu sur lui , tuèrent
deux des nôtres et au moins quatre chevaux. L’entrée ne permettant pas de passer plus de trois de front , nous retenait en dehors ; sur quoi, le major Desbrough tourna la position, les prit par derrière, les chassa du camp et en sabra quelques-uns. Je ne crois pas
qu’il en ait tué douze, mais il en blessa beaucoup et les mittous en fuite. Nous avonsfait environ trois cents prisonniers dont la plupart sont idiots, et si vous me permettez de les renvoyer chez eux , ils promettent la plus grande soumission pour l’avenir, et qu’on les pendra avant qu’ils reprennent les armes contre le parlement.
« J’ai l’intention de vous amener ceux des meneurs qui sont entre mes mains. Ils avaient fait prisonniers plusieurs des soldats du parlement, outre les hommes du colonel Fiennes; ils les ont traités avec la plus grande barbarie, et ils se vantaient de leur espérance d’avoir milord Hopton , et que c’était lui qui devait les commander. Ils attendaient de grands approvisionnements du Wiltshire , et disaient qu’ils avaient l’intention de faire lever le siège de Sherborne quand ils seraient tous réunis. Nous leur avons pris une grande quantité d’armes , et ils en ont emporté peu ou point. Nous avons nos quartiers à environ dix milles de vous, et nous avons l’intention de nous en rapprocher demain.
« Votre très-humble serviteur ,
Cependant le roi battu , bivouaquant dans les champs et au sommet des collines, échappant à la fureur puritaine par des marches et des contre-mar