LIVRE II, CHAPITRE VI
contrairement à vos ordres antérieurs . ont dépassé cette distance méritent le blâme. J’ai reçu cette aprèsmidi une lettre de sir William Massom, membre de la chambre des communes , et je juge convenable de vous la faire passer; sa maison étant beaucoup en deçà de la distance de vingt milles de Londres , j’y ai envoyé tous les officiers que j’ai trouvés sous ma main.
« N’ayant rien autre pour le moment , je suis « De votre excellence le très-humble serviteur ,
Malgré l’autorité morale dont il dispose , Cromwell a soin de se maintenir en très-bonne harmonie avec le chef matériel et reconnu des troupes parlementaires, avec Fairfax. C’est de Cromwell que Fairfax apprend ce qui se passe à Londres et surtout ce qui peut intéresser leur parti. Les lettres suivantes en offrent de curieuses preuves :
Au très-honorable sir Thomas Fairfax , général de l’armée du parlement, à Bath, ceci.
« Londres, 10 août 1640.
« Monsieur ,
« Apprenant votre retour de Ragland à Bath , je prends la liberté de vous écrire la présente.
« Nos commissaires envoyés vers le roi sont arrivés
à Londres ce soir. J'ai parlé à deux de ces messieurs et je n’ai pu apprendre que des faits généraux. Les Écossais paraissent assez disposés à nous rendre nos places et à sortir du royaume. Quand les commissaires remettront leur rapport écrit, nous en saurons davantage. Argyle et le chancelier de Dumfermline sont arrivés ici. Le duc Hamilton est allé en Écosse de la part du roi. J’apprends que les troupes de Montrose ne sont pas licenciées. Le roi a fait des réponses trèsgénérales : les choses ne vont pas bien en Écosse; — plût au ciel qu’elles allassent mieux en Angleterre; nous sommes entourés de factions et de quelque chose de pis !
« J’apprends comme certain qu’Ormond a fait sa paix avec les rebelles. Monsieur , je vous supplie de nous envoyer le scout-master ; nous aurions besoin de ses services. — Monsieur, j’espère que vous ne m’oubliez pas. Véritablement je puis dire que personne ne vous honore et ne vous aime avec plus d’affection que moi. Vous êtes ainsi que les vôtres dans mes prières quotidiennes. Vous en avez fait assez pour disposer en tout de
« Votre fidèle et très-obéissant serviteur ,
« P. S. Je vous supplie de présenter mes trèshumbles respects à lady Fairfax.