‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 130 sur 257 · LIVRE 11, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE 11, CHAPITRE VI

« 2‘ P. S. L’argent pour le licenciement des hommes de Massey a été obtenu , et vous allez recevoir promptement à leur sujet des instructions de la chambre des communes. »

Cromwell qui , nous l’avons dit, représente l’armée et la Bible, prend toujours, et en tout, le parti des hommes d’armes contre les bourgeois, et des saints contre les impies. Les « citoyens têtus, » comme il les nomme, refuseront-ils leur argent aux soldats? 11 ne le souffrira point, comme le disent assez les paroles que voici :

Pour mon noble ami Thomas Saint-Nicholas , écuyer, cette lettre, à Londres.

« Knotlingley, 26 novembre 1646.

« Monsieur ,

« Je suppose que vous n’ignorez pas de combien le pays est en arrière avec la garnison de Hull ; — et aussi combien il est probable que la garnison se débandera, à moins que l’on n’ait recours à des moyens expéditifs pour lui faire avoir de l’argent. Les soldats sont en ce moment tout près de se mutiner, parce qu’ils n’ont pas de pain ; et sans argent les citadins têtus ne veulent pas leur faire crédit pour la valeur d’un penny.

« Monsieur, autant que le bien du pays vous est

cher, en ce qui concerne la sûreté de la place , je dois vous supplier de donner votre assistance pour leur procurer l’argent que le pays leur doit. Le gouverneur s’adressera à vous en personne ou par lettre. Je vous prie d’agir pour lui dans cette chose comme dans une affaire de la dernière importance. Je suis d’autant plus pressant vis-à-vis de vous, que je suis profondément convaincu des conséquences dangereuses qu’il peut y «avoir à les négliger en ce qui touche leur paye. Je compte sur votre appui dans cette affaire , — et je me souscris,

« Monsieur,

« Votre bien humble serviteur,

De retour à Londres , il loge assez près de Covent- Garden , et sans doute les deux cents hommes que nous avons vus postés par les communes pour défendre le parlement et le presbytéranisme , auront passé sous sa fenêtre.

Il écrit en ces mots :

Au très-honorable sir Thomas Fairfax , général de V armée du parlement , ceci.

«Londres, 21 décembre 1646.

« Monsieur ,

« Je profite de l’occasion du major général pour

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