‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 131 sur 257 · LIVRE II, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VI

vous adresser quelques lignes , et je vais prendre la liberté de vous rendre compte de l’état de nos affaires depuis que vous avez quitté Londres.

« Nous avons reçu une très-longue pétition des habitants de la Cité : vous verrez par son contenu qu’elle est dirigée contre l’armée et quelles en sont les autres tendances ; vous verrez aussi quel est l’esprit dominant du temps présent et ce qu’il faut attendre des hommes. Mais voici notre consolation : Dieu est dans le ciel et il fait ce qui lui plaît. Sa volonté et sa volonté seule résistera, quels que soient les desseins des hommes et la fureur du peuple.

« Nous avons, je crois, presque terminé toutes nos affaires à l’égard de l’Écosse. Je crois que des commissaires vont être envoyés promptement pour faire exécuter les conventions ; les communes veulent que le tnajor général Skippon reçoive de Votre Excellence les pouvoirs et les instructions nécessaires pour commander les forces du nord , selon que besoin sera et qu’il ait une commission de cour martiale. Véritablement j’espère que l’on verra l’avantage d’avoir confié ce commandement au major général.

« II y a eu ici une tentative pour faire échapper le duc d’York des mains de lord Cumberland : un des domestiques de ce dernier, chargé de servir le dpc, est le coupable; le duc lui-même l’a avoué. Je crois que vous en apprendrez tout à coup plus long à ce sujet .

« Je n’ai à vous importuner de rien de plus , si ce n’est que je prie pour vous et que je suis

« De votre excellence le très- humble serviteur ,

Un billet en lambeaux , que possède encore le Musée britannique , atteste la présence de Cromwell à Londres , et l’intérêt qu’il prenait aux choses publiques, lorsque le malheureux Charles I er s’évada de Hampton-Court.

Pour V honorable William Lenthall, speaker de la chambre des communes, ceci.

« Hamplon-Courl, minuit, 11 novembre 1647.

« Monsieur,

« Majesté la fuite

à neuf heures.

« On raconte diversement la manière dont la chose s’est passée et nous en dirons peu de chose pour le présent, seulement que l’on attendait Sa Majesté pour souper, et que les commissaires et le colonel Whalley se sont aperçus de son absence lorsqu’ils sont entrés dans sa chambre : — ils ont vu que Sa Majesté avait laissé tomber son manteau dans la galerie du passage dérobé. 11 a passé par l’escalier de derrière et par les caves du côté de l’eau.

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