‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 132 sur 257 · LIVRE II, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VI

« 11 a laissé quelques lettres de sa main sur la table de son salon; l’une était pour les commissaires du parlement attachés à sa personne, pour communiquer aux deux chambres ; elle est ci- incluse.

Cromwell a marié ses deux filles , Élisabeth et Brigitte , cette dernière au général Ireton le républicain. 11 aime beaucoup Brigitte, qui est une fille sérieuse et résolue , et il trouve le temps , vers cette époque , de lui envoyer de petits sermons épistolaires dont voici un échantillon :

A ma fille bien-aimée Brigitte Ireton, à Combury, au quartier général, cette lettre.

« Chère fille ,

« Je n’écris pas à ton mari , qui , lorsqu’il reçoit une ligne de moi , m’en renvoie des milliers ,'ce qui le fait veiller fort tard... Ensuite, j’ai d’autres affaires à soigner maintenant.

« Votre sœur Claypole est exercée par quel-

ques pensées troublées. Elle voit sa propre vanité et les torts de son esprit charnel ; déplorant quoi , elle cherche, je l’espère au moins, cela seul qui satisfait.

Chercher ainsi , c’est prendre la première place après ceux qui trouvent. Tout fidèle et humble cœur qui cherchera bien sera sûr de trouver à la fin. Heureux qui cherche ! Heureux qui trouve ! Qui jamais a goûté les grâces du Seigneur, sans bien comprendre notre vanité , égoïsme et méchanceté? Qui jamais a goûté cette grâce et n’en a pas désiré et ardemment sollicité la pleine jouissance ? Cher cœur, sollicite bien. Que ni ton mari , ni rien ne refroidisse ton affection pour le Christ. J’espère que ton mari ne sera pour toi qu’un . stimulant religieux. Ce que tu dois aimer en lui , c’est l’image du Christ qu’il porte. Vois cela, préfère cela, et tout le reste pour cela. Je prie pour toi et lui. Prie pour moi

« Ton père ,

Cet homme est resté le même depuis la solitude de Saint-Yves ; la guerre, la renommée, les mouvements politiques , ne l’ont pas changé. Après avoir vaincu le roi , la chevalerie et le catholicisme , il a un second combat à livrer : il lui faut non-seulement faire triompher le principe définitif d’examen et d’indépendance calviniste, mais écraser les communes, et donner le pouvoir aux troupes puritaines, espèce de parlement biblique et armé.

Identifié à l’armée, il ne pouvait se maintenir

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