LIVRE II, CHAPITRE VI
d'Argyle envoya sir Andrew Kerr , et le major Strachan vers moi, avec une lettre et des instructions écrites exprimant leur bonne affection pour le royaume d’Angleterre, et désavouant le dernier engagement; je vous ai communiqué ma réponse à ladite lettre et auxdits papiers.
•< J’ai envoyé au comité les duplicata de toutes ces pièces, et je me dispense, par conséquent, de vous embarrasser de ces choses. — Je crois à propos de vous rendre compte à présent du progrès ultérieur qui a été obtenu dans votre affaire.
« Les deux armées écossaises étant en position , l’une sous Lanark et Monroe à Stirling, et l’autre sous le comte de Leven et le lieutenant général Lesley , entre ce point et Edimbourg ; les chefs de ces deux armées étant entrés en traité avec moi concernant leurs propres affaires ; et moi , ayant donné, comme j’espérais , une satisfaction suffisante au sujet de la justice de votre cause , et sur la clarté de mes intentions ; — jeudi 21 septembre, et les deux jours précédents , la Tweed étant guéable ; — j’ai traversé le fleuve à Norham et passé en Écosse, avec quatre régiments de cavalerie et quelques dragons, plus six régiments d’infanterie. J’y ai pris position, mon quartier général étant chez lord Mordington.
« Là, apprenant que le marquis d’Argyle, lord Elcho et quelques autres venaient à moi de la part du '
i50 CROMWELL, HOMME DE GUERRE ET CHEF DE PARTI.
comité des États établi à Édimbourg , je fis vendredi , 22 septembre , une partie du chemin pour me rendre auprès de Sa Seigneurie. Quand elle fut arrivée à son logement, elle me remit une lettre , dont vous trouverez ci-incluse une copie signée par le chancelier selon l’ordre du comité des États. Quelque temps a été passé à nous donner satisfaction mutuelle touchant la droiture et la sincérité de chacun de nous envers l’autre, en quoi je puis certifier hardiment pour ce noble lord le marquis , le lord Elcho et les autres gentilshommes qui les accompagnaient, que je n’ai rien trouvé en eux, qui ne convînt à des chrétiens et à des gens d’honneur. — Le lendemain , il fut résolu que l’ordre de rendre la ville, donné par le comité des États au gouverneur de Berwick, lui serait porté par le lord Elcho et le colonel Scot, ce qui fut fait en conséquence. Mais lui , prétendant qu’il n’avait pas reçu le commandement de la place des mains qui le lui retiraient présentement, demanda la liberté d’envoyer un message au comte de Lanark, s’engageant de donner alors sa réponse positive , et déclarant qu’elle serait satisfaisante.
« Tandis que ces choses étaient en état de transaction , j’ordonnai au major général Lambert de marcher sur Édimbourg, avec six régiments de cavalerie et un régiment de dragons; ce qu’il fit en conséquence. Il les logea dans le East Lothian, à six milles