‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 153 sur 257 · LIVRE II, CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VIII

et trouve à Hounslow ses vieux amis et ses rivaux , Fairfax, les membres du parlement, les hommes du nouveau régime. On se met en marche pour Hyde- Park , où la milice rangée en bataille , où les magistrats et le lord-maire attendent ce bourgeois parvenu , pour lui offrir les fleurs de leur éloquence. De Whitehall il se rend à sa demeure du « Poulailler; •> le soldat va s’y reposer dans sa famille. Les sombres puritains poussent des cris, les volées de l’artillerie retentissent, les chapeaux pointus sautent en l’air; les clameurs de la joie populaire remplissent les rues ; félicitations et flatteries se mêlent dans le palais habité par Cromwell. Il avait ses courtisans, comme Napoléon revenant d’Égypte. L’un d’eux lui dit :

« Quelle foule s’empresse, pour voir le triomphe de Votre Seigneurie !

— Oui , dit Cromwell , et s’il s’agissait de me voir pendre , quelle foule y aurait-il ! •»

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