CHAPITRE IX
Nouvelle Campagne d’Écosse. — Lettres à Wharton, à Mayor, à Richard Cromwell. — Facéties de Cromwell. — Bataille de Dunhar. — Six lettres datées du 4 septembre. — Victoire définitive.
A peine jouit -il du repos du Cockpit et se livre-t-il à quelques pardonnables facéties , dont l’une consiste à jeter des oreillers à la tête de ses amis dans un escalier, et l’autre à faire chanter des motets à deux ou trois voix par ses plus lourds et ses plus dévots capitaines; un nouveau péril fort grave menace la jeune république.
En tuant le roi, l’on n’a pas tué la royauté. Les Écossais jaloux se souviennent de leur compatriote , du jeune Stuart, fds de Charles I er , assez mauvais sujet, issu de Catherine Muir de Caldwell, Écossaise , et de Steward , autre Écossais ; on impose à Charles II le covenant, c’est-à-dire le serment biblique, et on lui fait écouter trois sermons presbytériens par jour : il s’en console en courant les rues avec