LIVRE II, CHAPITRE IX
mon pouvoir. Mais si elles ne prévalent pas, et si je dois conserver cet honneur,— jusqu’à ce que je puisse vous servir personnellement, vous aurez mes prières; — afin que cette semence et ce tronc de piété et de savoir qui poussent si merveilleusement parmi vous, puissent être utiles au grand et glorieux royaume de Notre Seigneur Jésus-Christ , de l’approche duquel une si copieuse effusion de l’Esprit-Saint sur ces plantes pleines d’espoir, est l’un des meilleurs présages. Et en toutes autres choses, avec l’assistance divine, j’userai de mes faibles capacités et de mon crédit en me montrant a 1 université et à vous-mêmes , « Votre très- sincère ami et serviteur ,.
A mon très-digne ami le docteur Greenwood, vicechancelier de l’université d’Oxford.
« Edimbourg, 14 février 1650.
« Monsieür,
« Ce gentleman, M. Waterhouse, a été en Irlande comme médecin de l’armée en ce pays-là. J’ai eu de nombreuses preuves de son habileté , de sa fidélité et de son savoir-faire. Pendant que j’étais là, il a constamment été présent à l’armée, et comme à ma connaissance il a fait beaucoup de bien aux officiers et aux
soldats par son talent et son activité, — et qu’il vient de passer en Angleterre pour affaire urgente, il m’a prié de le recommander pour lui faire obtenir le degré de docteur en médecine. C’est pourquoi je vous prie instamment, lorsqu’il ira vous trouver, de l’appuyer de tout votre pouvoir afin de lui faire obtenir ce degré, parce qu’il faut qu’il retourne promptement en Irlande pour y reprendre son service.
«.Ce que faisant, comme vous encouragerez un homme qui a les moyens et la volonté de servir le peuple, vous imposerez une très-grande obligation, « Monsieur ,
« A votre affectionné serviteur ,
D’Écosse il repasse en Irlande; et de là il s’amuse à prêcher encore le doux Richard , son fils.
Pour mon bien-aimé fils, Richard Cromwell, écuyer, à Hursley dans le Hampshire, ceci.
« Carrick , 2 avril 1650.
« Dick (Richard) Cromwell,
« Yos lettres me plaisent et me touchent : j’aime les expressions qui viennent du cœur tout naturellement, sans étude et sans affectation.
« Je suis persuadé que c’est la bonté du Seigneur qui vous place où vous êtes : je désire que vous en