‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 159 sur 257 · LIVRE II, CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE IX

agrément et convenance de situation , air salubre, et abondance de provisions , ce qui semble appuyer leur demande à ce sujet et plaider en sa faveur. Et sans parler du bénéfice évident à nos yeux que ces comtés du nord peuvent en recueillir, — qui sait, si en mettant cette œuvre sur pied, nous n’agissons pas d’accord avec les prévisions actuelles de Dieu? En employant les soins et la circonspection convenables pour constituer sagement et conduire à bien l’institution , qui sait si ce n’est pas concevoir et produire, avec la bénédiction de Dieu, une œuvre dont les fruits glorieux sont à peine soupçonnés ou prévus?

« Monsieur, ne doutant nullement de votre empressement et de votre zèle pour faire réussir une œuvre si bonne et d’une si grande portée, je vous demande pardon de ma hardiesse , et je demeure « Votre très-humble serviteur,

Puis il songe à sa fille , qui va devenir mère , au faible Richard son fils , paresseux et rêveur ; et il se remet encore à sermonner sa famille , car il est toujours le prédicateur infatigable et moral que vous savez :

Pour mon bien-aimé frère Richard May or, écuyer, en sa maison de Hursley, remettez ces lettres.

« Alnsvvick, 17 juin 1650.

« Cher frère ,

« L’extrême foule d’affaires que j’ai eues à Londres est la meilleure excuse que je puisse donner de mon silence en fait de lettres. Vraiment, monsieur, mon cœur m’est témoin que je ne suis pas fautif dans mon affection pour vous et les vôtres ; vous êtes tous souvent dans mes humbles prières.

« Je serais bien content d’apprendre comment va le petit. Je gronderais volontiers père et mère de leur négligence à mon égard : je sais que mon fils est paresseux, mais j’avais meilleure opinion de Dorothée. J’ai peur que son mari ne la gâte , je vous en prie , dites-le-leur bien de ma part. Si j’avais autant de loisir qu’eux, j’écrirais quelquefois. Si ma fille est enceinte , je lui pardonne , mais non si elle nourrit.

« Que le Seigneur les bénisse ! J’espère que vous donnez à mon fils (Richard) de bons conseils; je crois qu’il en a besoin. II est à l’époque dangereuse de sa vie , et ce monde est plein de vanité. Oh ! combien il est bon de s’approcher de Jésus-Christ de bonne heure! cela seul mérite notre étude. Je vous en supplie, voyez-le. — J’espère que vous me garderez

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