LIVRE II, CHAPITRE X
tiers, — je vous y engage tous, par les entrailles de l’amour divin, faites voir que vous vous offrez volontairement pour son œuvre ! Faire cela , c’est plus de gloire accordée par le Seigneur que le monde n’en peut donner et n’en possède. Je suis persuadé que l’œuvre n’a plus besoin de vous, — excepté comme votre Seigneur et Maître avait besoin de l’ânon quand il voulait montrer son humilité , sa douceur et sa condescendance ; mais vous avez besoin de manifester votre soumission et de déclarer que vous appartenez au Seigneur et à son peuple !
« Si vous pouvez en finir avec les vieilles disputes,
— je me réjouirai de vous voir aider les autres à le faire aussi. Ne dites pas qu’à présent seulement vous savez que c’est une vieille dispute ; — comme si vous ne l’aviez pas su depuis le commencement !
« Je n’ai pas le loisir d’écrire, mais j’ai une pleine et entière affection pour vous et les vôtres, et pour ceux que je viens de nommer , — et c’est pour cela que je me suis exprimé avec franchise. Je vous remercie ainsi que la chère lady de toutes vos amitiés ,
— et la pauvre folle Mail. Je suis reconnaissant du fond du cœur, et je ne suis pas moins ,
« De votre seigneurie ,
« Le fidèle ami et très-humble serviteur,
Il revient à Londres , où tout se prosterne devant le dictateur.
Quiconque l’a suivi pas à pas dans cette redoutable carrière, non -seulement ne s’étonne pas de le voir maître , mais doit admirer qu’il ne se soit pas déclaré plutôt souverain de la Grande-Bretagne. Grâce aux lettres et aux documents que nous avons recueillis et commentés , nous n’avons pas perdu un des mouvements de l’athlète puritain. Toutes ses paroles, son verbe, comme disent les mystiques , ont été soumis à notre analyse.
Le verbe , la pensée écrite ou parlée de l’homme supérieur le montre tout entier ; c’est une partie intime, ou plutôt c’est le ressort véritable de son action.