‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 190 sur 257 · LIVRE III, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE II

ainsi mes entrailles ; priez pour moi et priez mes amis de le faire aussi. Mon amour à votre chère femme, — en vérité je l’aime entièrement, d’instinct, et j’ai grandement raison ; et ma bénédiction , si elle vaut quelque chose , à ton petit enfant.

« Sir Georges Ayscough ayant affaire à vous m’a demandé des lettres de recommandation auprès de vous. Véritablement il a rendu à l’État des services considérables; et je crains qu’il n’ait pas été traité avec les égards convenables. C’est pourquoi derechef je prie vous et les commissaires de le traiter avec des égards particuliers , et de le secourir de toutes manières autant que la justice et la raison le permettront.

« Rappelez à tous les officiers mon affection cordiale. Que le Seigneur vous bénissé — tous. C’est la prière de

« Votre bien tendre père ,

« P. S. Tout le monde ici vous aime et se porte bien, vos enfants et tous. »

A cinquante-quatre ans, le fermier puritain, « dont les cheveux châtains tirent sur le gris, » dit Maidstone, mais dont la vigueur n’est pas affaiblie , est installé solennellement comme lord Protecteur des trois royaumes.

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Le premier homme de la nation , le king, koening, canning, knowing, l’homme qui « peut et qui sait, » est enfin trouvé, et tout se tait, et tout se calme, et tout repose , excepté dans le fond de quelques tavernes obscures , où les débris dii mysticisme anarchique se remuent avec une sourde fureur. Soixante ordonnances émanent l’une après l’autre de la chancellerie du Protecteur. Des traités de paix sont signés avec les puissances étrangères. La France et même l’Espagne envoient des ambassades. La Hollande, la Suède, le Danemark , le Portugal , reconnaissent Cromwell. Il quitte « le Poulailler de Henri VIII » et va loger à Whitehall , dans le palais des Stuarts. A cette époque il adresse à Richard Mayor, qui veut lui faire faire une acquisition avantageuse de propriétés , la lettre suivante :

Pour mon bon frère Richard Mayor , écuyer, à Hursley, dans le Hampshire, cette lettre.

« Whilehall, 4 mai 1654.

« Cher frère,

« J’ai reçu votre aimable lettre et je vous en remercié. S’il était convenable de poursuivre cette affaire, vous n’en auriez eu que la peine et non la dépense ; ma terre d’Essex et quelque argent que j’ai entre les mains y auraient été employés.

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