LIVRE III, CHAPITRE ni
blait la volonté de Dieu, c’est-à-dire à donner la paix et le repos à son peuple et particulièrement à ceux qui avaient répandu le plus de leur sang dans l’exécution des affaires militaires. — Je fus trompé dans mon attente, l’issue ne fut pas telle. [Murmures étouffés de Bradshaw et compagnie .] Malgré tous les charlatanismes et les fausses représentations , l’issue ne fut pas telle , elle ne le fut pas.
« Je puis le dire dans la simplicité de mon âme, je n’aime pas , je n’aime pas, — je n’ai pas voulu le faire dans mon discours précédent, — je dis que je n’aime pas à fouiller les plaies, à découvrir la nudité ! Le point auquel je veux en venir est ceci : j’espérais obtenir la permission , quant à moi , de me retirer dans la vie privée. Je demandai à être quitte de ma charge ; je l’ai demandé et redemandé; que Dieu soit juge entre moi et tous les hommes si je mens en cette affaire. Il est connu de beaucoup que je ne mens pas quant aux faits ; si je mens en mon cœur en cherchant à vous représenter ce qui n’y était pas , de cela que le Seigneur soit juge. Que les hommes sans charité, qui mesurent les autres d’après eux- mêmes, pensent comme ils voudront. Pour les faits , c’est vrai. Quant à la sincérité et à l’intégrité de mon cœur dans ce désir, j’en appelle au grand Arbitre! — Mais je ne pus obtenir ce que je demandais, ce après quoi mon âme soupirait ; et la pure vérité est que beaucoup étaient
d’opinion que ma prière ne pouvait pas être accordée. »
Vous entendez Cromwell; maintenant qu’on l’a porté au pouvoir et qu’on l’a fait ce qu’il est, il ne quittera pas la place. Il exige que ceux qu’il a convoqués reconnaissent l’autorité qui les convoque , et il continue :
« Je suis fâché , je suis fâché , je suis mortellement fâché qu’il y ait sujet à dire cela , — mais il y a sujet , — et, si vous ne me donnez pas satisfaction dans les choses que l’on vous demande raisonnablement , moi, pour ma part, je ferai ce qui convient à mon devoir, et je demanderai conseil à Dieu. — Voici donc quelque chose ( montrant un parchemin écrit ) qui vous sera présenté , et qui , je l’espère , suffira , avec les qualifications que je vous ai dites.
« Faites connaître votre opinion à cet égard en donnant votre assentiment et en signant; cela vous assurera facilité et accès pour opérer , comme parlement , les choses qui tendent au bien du peuple. Ce parchemin , quand on vous l’aura montré et que vous l’aurez signé comme je l’ai dit, terminera la controverse; ce qui peut donner à ce parlement une marche heureuse et une bonne issue.
« J’avais pensé antérieurement qu’il ne serait ni déshonnête ni déshonorable , ni contre la vraie liberté , non, ni la liberté des parlements, si, quand un parlement était choisi, comme vous l’avez été, en vertu de
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la puissance du gouvernement et conformément à ce gouvernement , on exigeait avant votre entrée dans la chambre que vous reconnaissiez votre élection et l'autorité qui vous envoie. Mes amis s’y sont refusés ; mais dont je me suis d’abord abstenu par une honorable confiance en vous, vous m’y forcez à présent. Voyant que l’autorité qui vous a élus est peu respectée, qu’elle est méprisée, j’agis; — jusqu’à ce que vous ayez fait une semblable déclaration et qu’elle me soit manifestée, jusqu’à ce que vous ayez accepté votre mandat, j’ai donné l’ordre de süspenpre vos entrées