‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 215 sur 257 · LIVRE III, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE VI

ministres d’aujourd’hui, de la vie et de la mort, de l’univers sans limite, du rayon et de la lumière. Souvent le Protecteur m’interrompait pour me dire : C’est très-bien, c’est vrai, et il se comporta envers moi avec beaucoup de douceur et de modération. » Comment Cromwell n’aurait-il pas de la sympathie pour George Fox, qui est exactement dans la même situation mentale où se trouvait le fermier de Saint-Yves en proie à ses vapeurs noires? Ces pensées mystiques rouvraient en lui les sources vives des émotions de sa jeunesse. « Son œil devint humide , et comme plusieurs personnes , de celles qui se disaient nobles et seigneurs, entraient dans la chambre, il me prit la main :

« Reviens me voir, me dit-il ; va , toi et moi , si nous *■ passions une heure ensemble , nous nous rappro- « cherions fort. Je ne te souhaite pas plus de mal « que je n’en veux à mon âme. »

— Prête donc l’oreille à Dieu , » lui dis-je en m’en allant.

« Le capitaine Drury me pria de rester et de dîner avec les gardes du corps d’Olivier. Je refusai , Dieu ne me le permettant pas. » C’était ainsi, avec cette douceur si politique et ce mélange de pitié, de sympathie et de respect, que Cromwell traitait les maladies elles excès du calvinisme.

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