‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 219 sur 257 · LIVRE III, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE VII

rai -je, il est nécessaire?) que je n’oliéisse pas à votre appel en faveur de la tolérance (pour les catholiques).

» Je dis que je ne le puis pas, quant à la déclaration publique de mon sentiment sur ce point ; cependant je crois que sous mon gouvernement Votre Éminence a moins à se plaindre, au sujet des catholiques, de violences faites aux consciences des hommes que sous le parlement , car j’ai eu compassion de quelques-uns, et ces quelques-uns sont nombreux; j’ai fait une différence. Véritablement ( et je puis le dire avec joie en présence de Dieu , qui est témoin dans mon intérieur de la vérité de ce que j’affirme) j’ai fait une différence, et, selon les paroles de Jiide, « j’en ai délivré plusieurs du feu, » — du feu dévorant de la persécution qui tyrannisait leurs consciences et par un emploi arbitraire du pouvoir usurpait leurs biens. En ceci, aussitôt que je pourrai me débarrasser des obstacles et des affaires dont le poids m’oppresse , c’est mon dessein d’aller plus avant et de remplir la promesse que j’ai faite à Votre Éminence à ce sujet.

« Et maintenant je viens faire mes remercîments à Votre Éminence du choix judicieux de la personne à qui vous avez confié notre affaire la plus importante, affaire dans laquelle Votre Éminence est concernée, mais pas aussi sérieusement ni aussi profondément

que moi. Je dois confesser que j’avais quelques doutes du succès, jusqu’au moment où la Providence les a dissipés par les effets. Véritablement, et pour parler avec candeur, je n’étais pas sans quelques doutes , et je n’aurai pas honte de faire connaître à Votre Éminence les causes que j’avais de douter fortement. Je craignais que Berkley ne fût pas capable de conduire cette besogne et de la mener à bonne fin , et que le duc 1 ne se fût refroidi dans sa poursuite ou qu’il eût cédé à son frère. Je craignais aussi que les instructions que j’avais envoyées par 290 s ne fussent pas exprimées d’une manière assez claire ; quelques affaires que j’avais ici me privaient du loisir de prendre toutes les précautions que je prends en certaines circonstances. Si je ne me trompe sur le caractère du duc , d’après ce que m’en a communiqué Votre Éminence, le feu qui est allumé entre eux 1 n’aura pas besoin de soufflet pour l’animer et le faire continuer de brûler; mais j’enverrai par Lockhart à Votre Éminence mon opinion sur ce que je crois ultérieurement nécessaire à ce sujet.

« Et maintenant je me vanterai à Votre Éminence de mon entière tranquillité qui repose sur une confiance

* Le duc d’York , frère de Charles II.

* C'est un chiffre à la place du nom d’un homme ; probablement la clef en est perdue.

* Les deux Stuart.

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