LIVRE III, CHAPITRE X
ter à la défense de ces infortunés par d’autres raisons que la promesse de vos ancêtres , votre piété , votre bienveillance royale et votre âme magnanime. Ainsi , la louange et la gloire de cette belle action vous reviendront pures et sans mélange, et vous-même vous trouverez le Père des miséricordes et le Roi son Fils Jésus , dont vous aurez vengé le nom et la doctrine , d’autant plus favorables et propices pendant le cours entier de votre vie.
« Puisse le Seigneur, pour sa propre gloire, pour le salut de tant de chrétiens innocents et pour la véritable gloire de vous et des vôtres vous inspirer cette détermination !
« De Votre Majesté le très-dévoué
« Olivier,
*• Protecteur de la république d’Angleterre. »
On se rappelle que Cromwell a pris pour la première fois la plume en faveur des puritains de Saint-Yves. Sa vie se termine comme elle a commencé.
Cela se passait en 1658 , dix années avant la révocation de l’édit de Nantes. — Trente années plus tard les Yaudois sont vengés; l’Europe calviniste s’insurge; la révolution de 1688 donne à un Nassau le trône d’Angleterre, le constitue chef de tous les protestants, et l’oppose à Louis XIV.