‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 70 sur 257 · LIVRE I , CHAPITRE I. t · texte numérisé non relu

LIVRE I , CHAPITRE I. t

en est attestée par les topographes et les annalistes provinciaux *

Une telle localité, semée de hameaux peu considérables , n’offrait pas à Olivier l’occasion de se livrer aux orgies qu’on lui impute. D’où viennent donc ces traditions qui donnent les aïeux de Cromwell pour gens obscurs, son père pour un brasseur assez pauvre, lui-même pour un homme dont la jeunesse a roulé dans des voluptés brutales? Du dénigrement que prodiguent les partis et de l’obscurité de ses quarante premières années. La famille de Cromwell s’était contentée d’une autorité provinciale , et n’avait point marqué dans les événements publics ; Cromwell le père avait cultivé ses terres , vendu son grain , et sans doute, selon la coutume des fermiers qui s’y entendent , il en avait mis de côté une certaine partie qu’il avait brassée et convertie en breuvage domestique. Un ruisseau , l’Hinchinbrook , qui traverse la cour de sa maison encore debout aujourd’hui, semble lui avoir offert des facilités pour cette opération; il est probable que mistress Cromwell , bonne mère de famille , toute Stuart qu’elle était, y accorda ses soins.

Gentilshommes campagnards , les oncles de Cromwell vivaient, comme Robert, du produit de leurs domaines, dans une rustique aisance , non sans crédit ;

* Voyez Gilpin , Wells , Ili.story of the Feus.

LA JEUNESSE DE CROMWELL

la fille (le l’un épousa Olivier Saint-John , l’avocat républicain ; une des tantes du Protecteur, sœur de Robert, épousa un Hampden, et devint mère de ce Hampden qui donna le signal de la révolte, en refusant vingt schellings au roi. Toutes les parentés et les alliances des Cromwell se dirigeaient dans le même sens. Le jeune Olivier grandissait au milieu de ces influences, auxquelles le chef de la famille , le chevalier ruiné par ses dépenses, bon royaliste et protestant équivoque , demeurait étranger.

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