‹ Olivier Cromwell; sa vie privée ses discours publics, sa correspondance particulière. Précédés d'un examen historique des biographes et historiens d'Olivier CromwellChapitre 80 sur 257 · LIVRE I, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IV

« Véritablement aucune pauvre créature n’a plus motif de se porter en avant dans la cause de son Dieu que moi. J’ai reçu des gages abondants par avance , et je suis sûr que je n’en payerai jamais la moindre parcelle. Que le Seigneur m’accepte en son fils et me donne de marcher dans la lumière , et qu’il nous donne de marcher dans la lumière , parce que Lui est la lumière ! C’est Lui qui a éclairé notre noirceur, nos ténèbres. Je ne puis pas dire qu’il détourne sa face de moi. Il me donne à voir la lumière dans sa lumière. Un rayon dans un lieu obscur porte avec lui beaucoup de rafraîchissement ; béni soit son nom, de briller sur un cœur aussi sombre que le mien ' Vous savez quelle a été ma manière de vie. Oh! j’aimais les ténèbres et je vivais dedans , et je haïssais la lumière ; j’étais un chef, le chef des pécheurs. C’est trop vrai. Je haïssais la voix de Dieu , la sainteté ; cependant Dieu a eu de la miséricorde pour moi. 0 les richesses de sa miséricorde! Louez-le pour moi; priez pour moi que Lui qui a commencé une bonne œuvre veuille l’achever au jour du Christ.

« Saluez tous mes amis dans la famille de laquelle vous êtes; je leur suis fort endetté pour leur amitié. Je bénis le Seigneur pour eux , et de ce que , par leurs soins, mon fils soit si bien. Accordez-lui vos prières, vos conseils; accordez-les-moi.

« Saluez votre mari et votre sœur pour moi. — Il

LA JEUNESSE DE CROMWELL

n’est pas un homme de parole! 11 a promis d’écrire au sujet de M. Wrath d’Epping ; mais jusqu’à présent je n’ai pas reçu de lettres. — Priez-le de faire ce qui peut être fait avec convenance pour le pauvre cousin , au sujet duquel je l’ai sollicité.

« Encore une fois, adieu et portez-vous bien. Le Seigneur soit avec vous ; ainsi prie

« Votre vraiment affectionné cousin,

Il est évident que la conviction la plus ardente animait cet homme , enseveli longtemps dans la *< ferme des marécages , » exclusivement occupé de ses chers prédicants , et versant des larmes sur les jours néfastes et scandaleux de sa jeunesse. Les paroles bibliques qu’il prononce sont précisément celles du psaume puritain qui se chante encore aujourd’hui dans les vallons sauvages d’Ecosse :

Dans Mexhec forcé de gémir,

Que les heures me semblent lentes '

Kedar m’enferme dans ses tentes ;

Hélas ! quand pourrai-je en sorlir !

« Woe’s me tliat 1 in Meshec am ,

• A sojourner so long!

*> Or thaï 1 in the lents do dwell,

*■ To Kedar thaï belong ! »

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