L.KS SUITES DE L'ATriAlAr DE LIIERMINE
Le roi de France dupé par Jean IV, mais subissant rinlluence de ses oncles, poussa la longanimité jusqu'à envoyer en Bretagne une troisième ambassade. Le sire de Coucy, qui, ainsi que Jean IV, avait jadis épousé une fille du roi d'Angleterre, fut mis à la tête de cette députation. Jean de Vienne en fit également partie, avec le sire de la Rivière. De son côté Jean IV réunit un grand conseil pour savoir ce qu'il conviendrait de répondre aux envoyés français.
Or l'assemblée des seigneurs bretons fut unanime à conseiller au duc un rapprochement avec Clisson et avec la France. Le sire de Montbourcher, ami personnel du duc, représenta surtout avec énergie combien une déclaration de guerre aux Français serait mal accueillie en Bretagne. Le sire de Coucy et les seigneurs de l'ambassade française arrivèrent bientôt et achevèrent de gagner le duc de Bretagne déjà fortement ébranlé par ses conseillers. On lui fît promettre de se rendre à Blois, où l'attendaient ses deux amis, les ducs de Berry et de Bourgogne.
Cette fois Jean IV tint parole : mais, toujours défiant,il se fit d'abord donner par le roi de France un sauf-conduit en bonne et due forme. Il s'embarqua ensuite à Nantes' pour remonter la Loire avec six bateaux et douze cents personnes : il n'avait pris cette suite nombreuse que parce qu'il craignait d'être assassiné. A Blois, ses craintes redoublèrent, bien que, dans cette ville, il eut déjà rencontré les oncles du roi, ses protecteurs. Ils ne pouvait se
^CJron. Irioc MGCGLXXXVIII. •
résoudre à continuer sa route vers Paris et inventait mille prétextes pour revenir en Bretagne. Il redoutait le moment où il se rencontrerait avec Clisson. Les ducsdeBerrv et deBour«:oc]rne, à force d'instances, réussirent pourtant aie faire continuer son Y03'age.
Quand il arriva au Louvre, le roi était à diner : mais les portes furent aussitôt ouvertes. Du plus loin que le duc aperçut le roi, il mit un genou en terre et se relevci. Il avança ensuite dix ou douze pas et fit une génuflexion semblable. Enfin il s'agenouilla une troisième fois, quand il fut tout près du roi, et la tête nue, il dit : u Monseigneur, je suis venu vous voir. Dieu vous maintienne en joie. » — (( Grand merci, dit le roi, nous avions grand désir devons voir. » — Comme il était convenu, les ducs de Berrv et de Bourjjfosrne se mirent cilors à genoux et supplièrent le roi de pardonner au duc. Le pardon accordé, le roi se lava les mains, le duc en fit autant, dans le même bassin, s'essuya à la même touaille et s'en retourna à son hôtel, rue d,e la Harpe.
Quelques jours après, le grand Conseil du roi fut assemblée Clisson y soutint ses droits avec
1 Le grand Conseil se composait alors d'une cinquantaine de membres désignés par le roi et choisis parmi les porsonnages les j^lus importants de lElat. An premier rang, on y trouvait les princes du sang puis une ■singlaine de membres ecclésiastiques, presque tous arciievèques ou évêques, le connétable, l'amiral, le mailre des Arbalétriers, les deux maréchaux, les conseillers des Aides, les membres du Conseil privé... etc. H était bien rare que tous ces personnages lussent réunis ensemble : mais, pour les décisions prises, leur nombre importait assez peu, puis, que c'était la seule approbation du roi qui rendait leurs résolutions obligatoires (Pour la juridiction de ce Conseil, voir: Etude historique sur le Conseil du Roi, par iNoël Valois, p. jù. La liste de ceux qui étaient conseillers à cette époque est donnée dans un autre livre du même auteur : Le Conseil du Roi auxXlV^XV' et XVI" siècles, p. gi) .
LES SLiriiS Dt L'ATTENTAr DE l'hEHMINE 323
énergie : il déclara qu'il exigeait la reddition des llO.OOO francs et de toutes les places que le duc lui avait extorqués. Jean IV voulut donner le change, en accusant le connétable de plusieurs rimes : mais il fut mis au défi de les prouver. Il )sa alors réclamer l'exécution du traité de l'Hermine, qui, à l'entendre, avait été deux fois ratifié librement par le connétable, une fois surtout à Moncontour, le 4 juillet. Clisson démontra que la prétendue ratification de Moncontour avait été signée à l'Hermine même, alors qu^il était encore prisonnier. Quant à la seconde, il ignorait ce que voulait dire le duc'.
Après des débats mouvementés, les deux parties furent enfin amenées à promettre qu'elles se soumettraient à l'arbitrage. Ce fut le 20 juillet 1388, que le roi prononça la sentence-.
Les cent mille francs arrachés au connétable devaient être restitués en cinq annuités. Les cinq places ou chàteaux-forts de Jugon, Josselin, Blain, Bron et le Gàvre lui seraient immédiatement rendus, ainsi que leurs meubles et dépendances. Enfin il serait personnellement dispensé de paraître devant le duc, ou devant les juges ducaux, pendant l'espace de huit ans. Quant aux villes de l'apanage des Penthièvre, telles que la Roche- Derrien, Lamballe et Chastel-Audren, elles seraient remises entre les mains du roi, qui les adjugerait à leur légitime possesseur. Enfin Jean IV s'engagea à verser tous les ans à Jean de Pen-
' Voir doin Lobiiicaj. Pr., Col. 685, 6, 7 et 8. * Bibl. nalionalc. n\t. 789. Clisson, a" 7a.
thièvre 8,000 livres de rente, au lieu de 10,000 qu'il devait à la comtesse de Penthièvre, aux termes du traité de Guérande.
L'arrêt prononcé , on voulut naturellement réconcilier Clisson et son suzerain. Voici la petite comédie, à laquelle ceux-ci se prêtèrent. Après s'être promis mutuellement, Clisson d'être bon et fidèle sujet, Jean IV d'être bon et loyal seigneur, tous deux furent réunis à la table du roi. Le duc de Bretagne prit des mains du roi une coupe pleine de vin et, après en avoir bu, il la passa à Clisson qui acheva de la vider en signe cl amour et de paix.
Les affaires de Bretagne étant ainsi réglées, le roi songea à relever l'insolent défi du duc de Gueldre. Une petite expédition de quelques centaines d'hommes conduits par le duc de Bourgogne et appu\^és par les Brabançons aurait suffi pour mettre à la raison ce minuscule souverain. Mais ^ cette époque, nous l'avons déjà vu, les Français avaient la manie des gigantesques préparatifs, des formidables levées de troupes, sans proportion avec les résultats qu'on pouvait raisonnablement espérer.
Les deux hommes, qui auraient eu assez de sagesse et d'autorité pour modérer ces entraînements vers les dépenses inutiles', étaient Clisson et le duc de Bourgogne. Mais on comprend que
' De 30 fr. d*or par niuid de sel. l'impôt avait été élevé à ko francs. La taxe sur les marchandises avait été éLvce de 12 à 18 deniers j ar livre de denrées vendues dans le royaume [Ordoïinances, t. vu, janvier,
LES SUITI-S DE I.AT lEXl" A 1' DI-; l'hEUMINE 325
le connétable songeât peu à restreindre les armements. Quant au duc de Bourgogne, il croj-ait avoir intérêt à organiser une très forte expédition : il s'imaginait que ses possessions de Flandre, après une campagne victorieuse contre le duc de Gueldre, seraient, sinon agrandies, au moins débarrassées d'un voisin incommode.
Nous ne dirons que cjuelques mots de cette promenade militaire fort coûteuse et qui fut plus nuisible aux Français qu'à leurs ennemis.
Le 1*^'' septembre 1388, Clisson était à Chàlonssur-Marne'. Le 2, Charles VI et toute l'armée française se mettaient en marche-. Les troupes étaient si nombreuses qu'elles occupaient quatorze lieues de pa3\s : trois mille pionniers les précédaient. Le l'" octobre, nous trouvons Clisson à Corenzalz en Allemagne', le 8 du même mois, il touchait à Bosselar 2,500 francs d'or\ Enfin le 25 octobre, il était revenu à Vrx'-sur-Asne, où il délivrait un reçu de 528 francs' — Le roi et les seigneurs dégoûtés de marches longues et pénibles à travers des forêts et des marais fancceux avait traité à des
' A la bibliollièque nalionale nous axons retrouvé les noms des gens d'armes « de son hostol et de sa conipaig'nie : Ledit Mons. le Connétable, banneret. Collarl de Callevillc, chevalier bachelier. Robin du Parc. Jehan di Treniagan. De Launay. Bndcs, Leet Ue Solennes. Do Lanvalay De Préanne De Carmenchy De la Muce. De Vendriennes. De Harvc't De Ilarcoyet. De Grucngcs L'hscaquelun, Fer. on Rufficr. Gousillon. De Lindt-beuf. l'e Quaquercl. Moyet. Quaingo, etc..» On voit que, dans la maison du connétable, les nobles étaient en plus grand nombre que les roturiers. [liibl. Xat. ms. 789, n° 5).
* Archives nationales, K, .')3, n° 78.
^ Dibl. Nat., ms. 789, n» 17.— Qutlqucs-uns lisent Coren/ich.
* Ibidem., w i5.
' IbiOen, \\°. ifi.
326 OLIVIER BK CLISSOX
conditions honorables d'ailleurs pour les deux parties'.
Au retour, l'armée royale trop nombreuse, harcelée par les aventuriers allemands, était en outre épuisée par les privations, les fatigues et les maladies : elle arriva en France aussi diminuée et aussi démoralisée que si elle avait subi un grand désastre. C'était le duc de Bourgogne que Ton rendait responsable de tout- : aussi n'entendait-on contre lui que des murmures et des récriminations.
Le roi atteignait sa vingtième année : dans tout le ro\^aume, le gouvernement de ses oncles était devenu impopulaire : ceux-ci depuis plusieurs années avaient continuellement élevé les taxes et les impôts, pour subvenir à leur luxe et à des préparatifs niilitaires, qui n'avaient abouti qu'à de bien maigres résultats. Cette oligarchie provisoire était discréditée : on voulait le gouvernement personnel d'un véritable roi. Si le jeune Charles VI avait ignoré cet état des esprits, ses conseillers, tels c{ue Clisson, le Mercier et la Rivière, le lui auraient sans doute fait connaître. En effet, ses oncles étant congédiés, le roi devenait maître absolu, c'est-à-dire Cju'en réalité le gouvernement allait être exercé par ceux c|ui avaient sur le roi le plus d'influence, par ceux que
1 Froissnrt nocilo guère qu'un fait militaire pendant tonte celte campaorne. Radiant que le dnc de Guerdre était dans une ville nomœéc \\omongne Clisson se présenta devant la place avec quatre mille hommes d'armrs cl provoqua au combat le duc de Gueldre : mais ce dernier ne sortit pas de s-s retranchements [Froissart, t. m. ch 127^
' Jnvf'nal des U.'sins, p iîT)'.
LES SUIIFS DK l'aTTENTAT DE l'hERMINE 327
rendaient indispensables leur expérience , leur situation acquise et leur compétence en fait d'administration.
Quand le roi, assez mécontent de sa campagne de Gueldre, arriva à Reims vers la Toussaint, il se logea à l'archevêché. Après la fête, il réunit « ceux de son san^^ et de son Conseil. » Il aA^ait convoqué lui-même' son grand Conseil dans la cité de Reims, lieu de son couronnement, voulant sans doute ciue cette ville fût aussi le lieu témoin de son réel avènement au trône. Devant la noble assemblée, le cardinal de Laon prit la parole et, sans se soucier de la présence des ducs jusque-là gouverneurs du royaume, il montra que le moment était venu pour le roi de prendre en mains les rênes du gouvernement.
Les ducs de Berr}- et de Bourgogne, cj[ui se crovaient nécessaires, furent sans doute profondément irrités: mais ils n'eurent qu'à s'incliner devant la volonté de Charles VI. Celui-ci remercia <es oncles de s'être jusque-là occupés des affaires ilu rovaume et, avec beaucoup de politesse, il pria le duc de Bourgogne de consacrer son temps et ses soins à ses affaires personnelles ; quant au duc de Berrv, il l'enscai^ea à se contenter de l'administra-
^ oc?
tion du Languedoc.
Lorsque le roi fut de retour à Paris, ses deux oncles mirent tout en œuvre pour le faire revenir ^ur sa décision. Ils désiraient au moins obtenir l'approbation explicite de tous les actes de leur
' Il avait lout prévu el payé, jusqu'au déplacement de ses conseillers. Bibl. nationale, Clairambault, v. 78, f. 5721. n" k).
828 OLIVIER Db: CLISSOX
gouvernement : ils cherchaient en outre à être dédommagés de toutes les dépenses qu'ils avaient faites, disaient-ils, pour le plus grand bien du ro- 3'aume. Le roi ne promit rien, se retranchant derrière l'avis de son Conseil : car il ne voulait, disaitil, rien accomplir à la légère et d'une manière inconsidérée'. Les ducs comprirent qu'ils n'avaient plus c|u'àse résigner : ils dirent humblement adieu au roi et s'éloignèrent de la cour pour vivre dans leurs apanages respectifs. On apprit bientôt que le cardinal de Laon était mort empoisonné- : le roi en fut très affecté, mais il n'osa poursuivre une enquête commencée au sujet de ce crime ; il trouva sans doute que les coupables le touchaient de trop près.
Charles VI put alors gouverner de son autorité effective et personnelle. Il garda les anciens ministres et conseillers, qui d'ailleurs avaient presque tous été appelés aux affaires par Charles V. C'est à tort que les historiens français ont dit que Charles YL a3'ant congédié ses oncles, rappela au pouvoir les anciens ministres de son père. En effet ces anciens familiers de Charles Va valent toujours joui de leurs hautes fonctions. Ils gouvernèrent, il est vrai, pendant huit ans, sous les ordres des ducs de Berry et de Bourgogne : mais, après la disgrâce de ces derniers, ils furent seulement plus libres de travailler à une bonne et sage administration, que, pour son rojaume, le roi désirait plus que ses oncles.
« Le religieux de S dni-Denis, l. i, 1. ix. ch. l'i. ' Gallia christiana. t. ix, col. î'/jq.
LES sum:s de i. attenta !• DE l'hehmine 329
Il sera peut-être inléressant de donner quelques détails sur la personne même des conseillers de Charles VI avaiit d'étudier les procédés de gouvernement de ces personnages, que les ducs congédiés appelèrent dédaigneusement les Marmousets'.
Le roi ne renvo3'a pas tous ses oncles : il garda près de lui le duc de Bourbon, frère de sa mère ; il réserva aussi une place dans les conseils à son propre frère, le duc de Touraine (plus tard duc d'Orléans, qui atteignait déjà sa dix-huitième année-. Ce dernier était, nous l'avons déjà vu, l'ami personnel de Clisson. — Mais les vrais favoris du roi, les membres de son conseil privé furent, sans compter le connétable, le sire de la Rivière, Jean le Mercier' et bientôt Jean de Montaigu'. « Et le Hoy de son mouvement advisa quelles gens il vouloit aA'oir près de liiy, et choisit principalement le seigneur de la Rivière pour estre en sa compagnie. Et près de sa personne le seigneur de Noviant, lequel il fit son grand maistre d'hostel et a voit nom messire Jean le Mercier... [qui] sage et prudent estoit, et de grande discrétion. Et a voient presque tout le gouvernement des finances, lu\' et le fils d'un secrétaire nommé Montagu'. »
Clisson et les trois autres ministres étaient très
' Cette appcllaliofi ijjiirijusp vîeiit sans doute du vieux mot marmouser, qui veut diie : re:iincr les lèvres, comme les marmots, les singes.
' Voir Revue des questio-is historiques, 1887, juillet, p. 2/1 et suivanlts
3 Archi-es Xaliona'es, JJ. i3j, f. i5i. JJ. i3S, p. lo'i. JJ. l'ia.
* Voir Dihl. de l'Ecole des Chartes, 3" série, t m, p. 25 '1,
'^ Juvénal de> rrsi)2S. p. 3")4
330 OLIVIER DE r: i son
aimés et très estimés du roi et de son frère, le duc de Touraine : craignant néanmoins les changements de la fortune, il songèrent à les prévenir, en s'unissant entre eux le plus étroitement possible, au mo\^en d'un pacte d'alliance. Ils jurèrent de rester toujours unis dans la prospérité comme dans le malheur, de ne jamais aller contre la volonté les uns des autres, mais au contraire de se soutenir en tout et partout'.
Ces hommes d'Etat jouirent d'une situation exceptionnelle jusqu'à leur chute en 1392 : mais ils eurent d'autres collaborateurs dans les membres du grand Conseil, qui ne fut jamais supprimé.
Le roi, il est vrai, réduisit un instant à douze le nombre de ses conseillers- : mais sur ces douze, il est sûr que huit au moins faisaient partie de l'ancien conseil des Princes.
Sans compter Clisson^ le Mercier et la Rivière (Montaigu n'arriva qu'un peu plus tard , les anciens conseillers retenus au service du roi furent les deux maréchaux, Sancerre et Blainville, Jehan la Personne, vicomte d'xVci, le sire de Chevreuse et les évéques de Noj^on et de Baj^eux'. Mais les membres du grand Conseil ne
• 1 Le religieux de Saint-Denis, t. i, 1. i\. ch. li.
^ Voici les noms de ces douze conseillers que, d'après Cousinot, le roi retint en son principal Conseil. « Le sire de Clisson, connestablc de France : m^ssires Loys de Sancerre et Mouton dî Blainville. mareschaulx de France : hnguerran de llcudin : Jehan la Personne vicomte d'Aci ; Le Besgue de Vilaines : le sire de la Rivière ; l'cvesque de Noyon ; révesquc de Baieux ; le sire des Bordes ; le sire de Chevreuse ; et le sire de Noviant. » {Geste des nobles, Cousinot, manuscrit 5G99 de la Bibliothèque Nalionale\
3 Pour se convaincre que lous c^s personnages fircnl partie de l'ancien et du nonvean conseil du roi, il sulVit de comparer les documents avant ot après le mois de novembre i.'iSS.
LES SUITES DE l. ATTENTAT DE i/hEBMINE 331
furent pas longtemps réduits à douze : plusieurs personnages rentrèrent bientôt dans leurs anciennes fonctions : ce furent Bernard de la Tour d'Auvergne^ évêque de Langres\ Guillaume de Dormans, évêque de Meaux-, l'amiral Jean de Vienne'^ Oudartde Moulins* et Jean Canart, chancelier de Bourgogne\
Un ordonnance du 5 février 1389 nous apprend même qu'à ce moment les anciens membres du Grand Conseil ordené de 1381^ étaient mis par le roi surlem^me rang que ses con^ieillers à gages ordinaires'.
Pour les deux maréchaux. Avant i3S8 : Arch. X it. J 276 n"' ■2!\ ; J J . I r 9 f . 3 T 2 .
Après i38S : Ay'ch. Xat. JJ. i3T f. 108 : JJ. i38, 20. a'i.
Pour Jehan la Personne. Avant i38< : Arrh. Xat. JJ. 118 f STi.
Après : Chronique Cousiaot, par Valet de Viriville.
Pour le sire de Chevrense :
Avant : Ordonyiance<t, t. iir, p. 12^. t. vit, p. 762
Après : Chron. f^onnnot.
Pour l'évcqn^ de Noyon, Philippe de Moulins (d'abord évèqtie d'Evreux).
Avant ■ Arch. Xat., JJ. 119 f. 2^0 : J 27^ n" 2^.
Après : Arch. Xat. JJ. i36 f. U : Bib'.. Xat. Charles royales, ms. fr. 3570'î n' 2.57.
Pour révèque de Baveux. Nicolas du Bosc :
Avant : Ar^}}. Xat. JJ. ti8 f. 107. Cartons des Rois K. n' n" 8.
Après : Arch. Xat. JJ i3S. p 72. 83. Bihl. nat. Chartes royales, ms. fr. vô7otî n» 23."i, 267 Ordonnances, t. mti. 322.
« .Vvant i388 : Ordonnances, t. vi. p. hhl.
Après : Arch. Xat. K. f/i n» 19 ; JJ. i36. f. 'a'a.
» Avant i3S8 : Arch. Xaf. JJ. nO, f. ti5.
Après : Arch Xat. K. 54. n" i9. Ordonnances t. vu, 3o3.
' Av.int i388 : Ar:h. Xat. K. 53 n» 8.
Après : Arch. Xat. JJ. i^^ô. f. i43.
* Avant 1.3*8 : Arch. Nat. J. 276, n'' 2.'i
Après : Arch. Xat. K. 54, n" 19 : JJ. l'n, f. 175.
"' Avant i388 : Ordtnnawes, t. vi, vu et xii, passim. ^
Après : Ordonnances, t. vi, p. :83 et 78T,
« Au sujet de ce conseil Ordené, voir dom Martène. Amplissima coUectio. t. I. col i5i5.
' Ordonnances, t. vu. p. 225.
Les nouveaux venus dans le Grand Conseil furent donc peu nombreux : encore n'v remplirent-ils que des rôles secondaires. Parmi eux, si l'on excepte le duc de Touraine, nous ne trouvons guère que le Bègue de Vilaine^ Guillaume des Bordes^ le vicomte de Melun et Montaigu. Guillaume des Bordes et le Bègue de Vilaine étaient des généraux d'une grande valeur : quant à Montaigu, qui devint surintendant des finances, ses anciennes fonctions de notaire et secrétaire du roi l'avaient depuis longtemps initié aux secrets de la politique.
En résumé, après le mois de novembre 1388, le roi en personne et son frère, le duc de Touraine, prirent dans les Conseils la place des ducs de Berry et de Bourgogne : ce fut là le seul changement de personnes, qui mérite d'être constaté dans la haute administration du royaume, puisque Montaigu- était déjà en situation : mais l'acte d'énergie accompli par le roi eut pour résultats d'unir plus étroitement les principaux ministres : Clisson, le Mercier et la Rivière : en même temps qu'il provoqua ce que nous appellerions de nos jours un nouveau programme de gouvernement. Après avoir en effet pris leurs mesures pour se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible^ les ministres de Charles VI entreprirent de réaliser de sages réformes. Tout d'abord ils s'efforcèrent de
' le Bègue de Viluiiic avait été le coinpag-iion do du Guesclin en Espag-iie : c'était un soldat d'une énergie un peu farouche. Dans un accès de co'ère, il tua un jour la chambrière de sa femme. {Arch. Nat. JJ. 100, f. Ta).
» Voir la notice do M. Mericl sur Jjan de Mjntaigu [BibL. de CEole de L lianes, vol. i3, p a/jR).
LES sLrri:s dk i.'ATTENTAr DE l'hermine 333
plc\ire au peuple en le débarrassant des impots trop onéreux, que lui avaient imposés les oncles du roi.
La crue des Aides fut supprimée: l'impôt levé sur les marchandises vendues dans le royaume fut réduit de 18 à 12 deniers par livres, et la taxe sur le vin fut réduite au quart de sa valeur'.
Le Parlement fut réorganisé : le nombre de ses membres fut fixé à 30, à savoir 15 clercs et 15 laïcs « prenant gages et Manteaulz », sans compter le Président, 40 enquêteurs et attachés aux requêtes. La résidence fut imposée à tous les conseillers et en conséquence tous les abbés et prieurs, c|ui y siégeaient auparavant, furent expulsés; on ne fit exception c{u'en faveur de Tabbé de Saint-Denis-. Le roi défendit même aux juges détenir compte des (( lettres rox^aux », cj[uand ces lettres étaient contraires aux décisions des juges ordinaires.
Les ministres de Charles VI combattirent les prétentions de l'Université, dont les privilèges excessifs nuisaient à la sécurité publique et frustraient le fisc de grosses ressources*.
' Ordonnances, t vu, p. 7O8. Le duc de Bourbon et le connétable sont seuls nommés comme présents au Conseil qui rendit cette ordonnance le 28 décembre i388. Clisson séjourna habituellement à Paris, dei)uis le mois de novembre i3 8 au mois de juin 1889 Sa présence au Grand Conseil est en efTct souvent constatée pendant cette époque. Or, c'est alors que furent rendues les principales ordonnances du ministère des Marmousets.
- Ordonnances, t vu p. 223, 5 février ir,83. Une place au Parlement fut aussi réservée aux membres du Grand Conseil.
' Ordonnances, t. vu, 290. Les ducs de Berry et de Bourgogne avaient abusé de ce procédé inique, qui entravait si souvent l'action de la justice et que le roi lui-même qualifia de scandale ; justitie sca)idalum ac retardationera.
* Beaucoup d'abbés « prieurs, ordres mendiants, advocats, procureurs, clercs mariez ^t autres » se faisaient inscrire comme membres de l'Uni-
334 OLIVIliR DE CLISSON
Mais, tout en s'opposaiit aux enipiétenients de l'Université de Paris les conseillers du roi voulurent rétablir une partie des franchises municipales de la ville. Depuis cinq ans, la place de prévôt des marchands avaient été abolie : elle fut rétablie sous le titre de fjdrde de la Prévôté des Marchands pour le roi. Jean Jouvenel (ou Juvénal) fut choisi pour occuper cet emploi nouveau', dont les prérogatives étaient d'ailleurs amoindries par celles du prévôt de Paris, officier qui était sous la dépendance directe du roi-. De sages ordonnances de police furent rendues : les lépreux furent éloignés des villes : il fut défendu d'entasser dans les rues des tas d'immondices, causes perpétuelles d'épidémies : les repaires des faux mendiants et des gens crapuleux furent rigoureusement surveillés. Enfin on s'occupa activement de mettre plus d'ordre et d'équité dans la perception des Aides et dans l'administration des deniers publics, dont le Mercier et Montaigu étaient plus spécialement chargés'.
Il serait trop long d'entrer dans les détails sur ce dernier point et d'analyser les deux ordonnances
versité uaiquemeat pour jouir de ses privilèges : d'autres s'inscrivaient comme étudiants, sans l'étie en réalité : mais comme, entre autres evemplions, ils éiaient dispensés de payer les droits sur le vin, ces étudiants, \rais ou faux, se faisaient entremetteurs ou courtiers en vins pour frauder le lise. Ordonnances, t. v, 221, 467, 629 et t. vu, 33. Voir aussi Du Eoulay, Historia imiter sitatis, t. iv, 597 à 099.
' Arch. Nat. P. P. 117. Juvénal et le Mercier étaient parents par leur^ femmes. Tous deux, avaient en elfet épousé des demoiselles de Vitry. {Bib. Nat. ms. fr. ^475 ).,
* Le prévôt de Paris était chargé de la police et l'autre prévôt de lentretien de la ville (V. Jean Jouvenel, Batifol, p. 83 et suiv.).
• V^oir Etude sur la vie de Jean le Mercier, par 11. Morau\illô
LES SUITES DE L'AlTENlAr DE l'hEKMINE 335
du 2 et du 11 mars, 1389^ : la dernière supprima une foule de privilèges abusifs et décida que les Aides devaient être pa\'ées même par les officiers du roi, excepté le connétable, le chancelier de France et les généraux sur le fait des Aides-.
Comme on le voit, les intentions de ces hommes d'Etat étaient excellentes^: mais, pour lutter contre les abus et principalement contre la puissante Université de Paris% pour résister aux oncles du roi, qui ne cherchaient qu'à reprendre le pouvoir et à se venger de ceux qui le leur avaient enle\'é, il était nécessaire que des ministres, pour la plupart d'une naissance assez humble, comparée à celle des princes du sang, prissent des précautions et de sages mesures afin de se protéger eux-mêmes : de là ce caractère d'exclusivisme ombrageux et jaloux que l'on rencontre dans le ministère des Marmousets. La suite nous montrera d'ailleurs qu'ils n'avaient que trop raison de craindre les chcmgements de la fortune.
1 Ordonnances, t. vu, p. a3ù et suivantes.
- Le chancelier était ulors Arnaud do Corbie, successeur de Pierre de Giac.
^ On peut citer, comme preuve do ces intentions, la résolution prise par les conseiller», pour défendre le roi contre ses propres prodigalités, de fondre, sous la forme d'un cerf, les réserves métalliques en or, au lieu de garder les économies sous forme de pièces monnayées trop faciles à prendre. Quand les Marmousets tombèrent, le cerf était arrivé à hauteur du cou [Le religieux de Saint-Denis, t. i, p. Go8). Une pièce des ArchiNCs nationales, qui donne u Testât de la finance du Roy », pendant l'administration des Marmousets prouve aussi que les elîorts de ces sages administrateurs avaient déjà donné de magnifit[ues résultats. {Arch. Nat. p. 1189, cahier 7, f. i5).
* L'Université de Paris conçut une haine violente contre ceux qui osaient loucher à ses privilèges.
336 OLIVIER DK Cl.ISSON
Malgré ses iDonnes intentions et l'entière confiance qu'il témoigna à de sages ministres, Charles VI n'était pas le modèle des rois. Jeune et ami du plaisir, il se lança dans les fêtes et les divertissements. Chaquejouril3' avait à la cour de nouveaux sujets d'amusements et de prodigalité. Les auteurs du temps décrivent toutes ces folies avec complaisance, mais elles annulaient trop souvent les bons eiTets qu'on pouvait attendre des sages ordonnances préparées par les anciens ministres de Charles V.
Un jour le roi, qui aimait surtout les représentations chevaleresques, imagina d'honorer la mémoire de du Guesclin par une cérémonie solennelle., où fut déplo\^ée une extraordinaire magnificence. Ainsi que les plus grands seigneurs de France, Clisson, le frère d'armes du défunt, fut convoqué à la cérémonie. Prêt à quitter son château de Clisson pour se rendre à Saint-Denis, lieu de la réunion, le connétable écrit au sire de la Tremblaie : u Beau cousin et ami, au reçu de cette lettre, venez, à toute outrance avec hommes d'armes et arbalétriers chevauchant à hastiv^eté. Car il est besoin que nous quittions nostre maistre (le duc de Bretagne}, qui est moult fâcheux et que nous allions en chevauchée trouver Monseigneur le roi de France, qui est moult agréable et de bonne haitance, et jeune et gaillard prince'. »
1 Fonienelle de Vaudoré. Pièces justificalives, t. ii, n<» 5. Bien que l'accoid conclu à Paris entre Clisson et Jean IV eût officiellement réconcilié les deux ennemis, de nouvelles difficultés entre eux surgissaient tous les jours. ( hacun d'eux trouvait que son ancien adversaire ne remplissait pas loyalement les conditions du traité. Quand les gens du duc se présentèrent devant Jugon, Chùteaulin, Trieu el ilostrenen, on ne
i.i;s SLirt:s dv. i. aii i:ma |- di-: i.'ni:nMiNi-; 'AM
. Cinq jours après, le 7 mai, Clisson se trouvait à Saint-Denis, aux obsèques solennelles préparées par le roi, en l'honneur de Bertrand, la gloire de la chevalerie. Cette pompe était le couronnement d'une grande fête donnée pendant plusieurs jours, en l'honneur de Louis et de Charles d'Anjou, fils du feu roi de Sicile : le roi avait voulu luinième armer chevaliers les deux jeunes princes avec toutes les cérémonies décrites dans les anciens romans.
I.e moine historien raconte au long tous les honneurs rendus à du Guesclin, dans l'église de son couvent'.
k'u: oiiNiil |>as les pores: à Jossclin. on refusa de leur rendre de nombreux prisonniers, qui éUiicnt en elTtl p )nr Clisson de vérilables olapes. I lionias de Kerrimel ne rendit j)as non pins la lloclic-L)c. rien au duc, piélexlanl que Jean de Fenlliièvre le lui avriit défendu.
I e jr--n<J''P de Clisson prenait en elTet une allilude linulaine vis-à-vis de Jean I V et ne lui faisait même p;i> lionimnjie de ses lerres d.; Brelan-né. Comme le duc n'avait pas encore (renfcuils mâles, lecomt; de Pentliièvre se posait en i)rétendant au duché.
Au lieu de heurter de fionl l'opposilion (pTon lui faisait. J.an IV se contenta de faire entendre aux Elais de Bretng>>e, tenus à Gaules, des doléances assez timides et envoya ensuite au roi de France, en ambass..de. les sires de Laval et de >ïontuuban. pour essayer à son tour d'obtenir justice. Les clioses trainèient en loiif^^ueur pendant plusieurs années.
Jean IV n3 devait reiir.3ndic ouvertement rofT.nsive d.ms sa lutte cunlie Clisson, qu'aprè* a^oir vu sa couronne plus assurée par la naissince d*)ui fils et après avoir trouvé un assassin pour servir ses projets.
' « Dans réo^liseon avait mis \\ ropré>enlalion de l'illnslro défunt sous une oh »pclle ardente toute cjuverte de torches et dj eier.ires au milieu du chœur. . .
'( Le deuil fut mené par messire Olivier de Clisson. connétable do Franne. et par les d-îux miréchaux, et par le comte d.î I,on£?uc\ilIe. Olivier dji Guesclin fère du défunt, el par plusieurs nuirez; seiirneurs de qualité, tous de ses pareuls. ou de ses principaux amis, vélusde n>ir. (pii firent l'offrande d'une façon loule militaire, el qui n'avail point encore élé pralicpiée d.ins notre royal monasiè'-e.
«« !,'évè(pje d'Auxerr.!. (pii célébrait la messe conventuelle, éhud à
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Mais toutes ces cérémonies et ces fêtes ne suffisaient pas à l'activité inquiète et maladive du jeune roi de France. Il \ oui ut voyager, voir le pape et le midi de son royaume. Avec lui, il emmena son connétable, à qui la \'ie de vovage et de fastueuses dépenses ne déplaisait pas'.
On passa par la Bourgogne, où furent données « fêtes, joutes, danses^ carolles et ébattements... et s'efforçaient les dames et les demoiselles de danser, chanter et elles réjouir , pour l'amour du roi et de la cour. »
A Avignon, le roi, suivi de douze cardinaux, se présenta au pape, « et lui fit la révérence, comme fils de l'Eglise, en mettant un genouil en terre, baisant le pied. la main et la bouche. » De grandes fêtes furent enfin données et les largesses répandues à profusion.
Le roi se dirigea ensuite vers le Languedoc. Cette province, fort mal administrée par le duc de Berry, réclamait à grands cris des réformes. Le duc n'avait en elîet ^< épargné personne et avait
Toirerle, il descoaJil avec le roi, pour la recevoir. jus([ucs à la porte du chœur, et là parurent quatre chevaliers armes de toutes pièces et des armes du fcu couuélable, s^uivis de ([ualie auties montés sur les plus beaux chevaux de l'écurie du roi. L"é\èque reçut ces chevaux par Timposilion des mains sur leur tète... Apres cela marchèrent à roCTrande le connétable de Glisson et les deux m rechaux, au milieu de huit seigneurs de marque, ciui portaient chacun un écu, aux armes du défunt, la pointe en bis en sig.ie de perte, de sa noblesse terrestre... Puis suivirent M. le duc de Touraine, frère du roi, et les autres piinccs du sang-, tous la vue bais>ée et portant chacun une épée nue par la pointe, pour marciucr qu'ils oITraieul à Dieu les victoires qu'il avait remportées. » Le reli'ji^iux de Saial-Deiiis, traduct. Le Laboureur, P '70.
' l^our ce voyago le roi prit i3o.ooo franc? dans ses réserves de Vincenncs. [Arch Nul. p. iiStj, cahier 7, f. iT)) et l'on éleva les droits do gabLlle. Ordonnances, t. vu, p. 39V.
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tout moissonné et cueilli devant lui par le fait d'un sien conseiller et trésorier appelé Bétizac^ » Mais le roi amenait avec lui un maître des comptes et des clercs « pour voir, ouyr et examiner les comptes-. «)
Plusieurs grands Conseils présidés par le roi, et auxquels Clisson assista\ furent tenus à Toulouse et à Montpellier. Bétizac, qui naxait fait qu'accomplir les volontés de son maître, fut condamné à être brûlé vif : il fut exécuté à la grande joie de la populace.
Cet acte de justice n'assombrit pas les fêtes qui eurent lieu à Montpellier et à Toulouse^ pendant c{ue le roi y séjourna. « c'étaient danses, caroles et soûlas tous les jours et toujours à recommence i^^. »
Enfin, fatigué de tant de fêtes et de vovai^es. le roi revint vers sa capitale. Mais le duc de Berry ne tint aucun compte des remontrances qui lui avaient été faites et continua à pressurer ses peuples. Jean de Harpedanne, neveu de Clisson, fut chargé d'avertir de nouveau le prince concussionnaire et même de le menacer au nom du roi. Le duc de Berry méprisant tous les avertissements fut destitué, au mois d'aA'ril 1390, et Pierre de
' Froissai t, 1. IV, ch. i.
* Document tiouvc à la Bibl. »le Rcuen. par II. Moraimillé. Elude sur Jean le Mercier, p iSa. Ils ôlaicut en tout six commis aires, qui SNaieut ordre de procéder m sans longue figure de jugcmenis, ni dilacions ordinaires alleudre * Bibl. Xaf. col Doat, vol. i.';, f. 38 'i,
' Le connclablc assistait au conseillenu à Toulouse, le 17 décembre. Jlif'l. y'at. Picces oiiginales, Chapelle, 12 : il tsiislait également à un jiutr.i constil tenu à Montpellier, le 22 janvier suivant. (Hib'. Nulionale. Pieres orignia'e^. Chambrillac, '♦).
* Voir Froissa)'/. 1. iv, ch. 'i.