‹ Olivier de Clisson, connétable de FranceChapitre 36 sur 60 · CONTRAT DE MARIAGE D'OLIVIER DE CLISSON ET DE BÉATRIX DE LAVAL · texte numérisé non relu

CONTRAT DE MARIAGE D'OLIVIER DE CLISSON ET DE BÉATRIX DE LAVAL

12 février 1361 (A. s.J.

[Collection de M. de la Borderie, membre de llnstitut].

Nous Guy sire de Laval et de Chateaubrient, fa3'sons saveir à touz a qui il appartient que pour et affin que ma-

riage seit faict entre nobles et puyssanz homs monsour Olivier sire de Clicon et nostre bien amee seur Beatriz de Laval tout paravant lotray de celuy mariage, avons promis donner bailler et asairs en mariage o ledit syres de Clicon a nostre dite sœur pour tout quant que elle pouet et peust demander es biens moubles et héritages des successions de nostre très chier père que Deux absole et de nostre très chiere et très amee damme et mère madame Beatriz de Bretaigne quant le cas du deces avendra et pour tant que elle peust demander en toutes et chacune les successions et eschaites escheues et avenues de quelconques personnes que ce soint ou temps passé et en celles avenir de quelque personne que ce soit sauff la succession de nous ou nos heyrs décédez sans heyr de nos corps, dous mil livrées^ de rente que nous avions sur les foyres de Champeigne par laïnain dou recepvours dou Rey nostre sire lesquelles nostre dite damme et mère solet aveir et [sur] lesquelles par certain contrat elle nous a baillées et en oultre li avons promis baillier le chastel et chastelenie de Villenomble a toutes ses appartenances saul a nous joir ses fruz et levées doudit chastel et chastelenie de Villenomble la vie durant de nostre dite damme et mère tant souUement ou avons réservé joir de treys cens livrées de rente de la somme des dites dous mil livrées de rente durant la vie de nostre dite damme et mère tant soullement, et aussi sont reservez les fruz et levées de sept vingt livres de rentes que prend etlieveet deyt aveir sur cdulles dous mil livres de rente notre très chiere et amee damme et ante madame 'marie de Bretaigne sa vie durant tant soullement a aveir tenir et pour sans a nostre dite seur pour lé et ses heirs les dites chouses et chacune et faire sa volunté comme dou son propre chouses réservées saufves Et nous Beatriz de Laval damme de nous pour le temps pour les dites dous mil livres de rente et pour les ditz chastel et chastelenie les dites chouses réservées saufves nous tenons pour contente et a bien payées de tout queu que nous avions, poyon aveir requerre et demander et a nous apartenir par quelconque manière en tout l'outre plus des biens moubles et héritages des successions de nostre très chier et amé père que Deux absole et de nostre très chiere et très amé damme et mère, madame Beatriz de Bretaigne quant le cas de son deces avendra. Et de tout quen que nous payons et peussions et pourrons noubs et nos heirs ou temps futur de mander par quelque manière en toutes et chacune les successions es-

chaites et successions avenir de quelxconques personnes que ce saint sauff la succession de nostre très chier et amé seg'nour et frère mons''. mons' Guy sire de Laval et de Chasteaubrient davant dit ou de ses heirs s'il avenet qu'ils deceassent sans heirs de leurs corps. Et faynes convenant exprès de jamès es dites chouses ne aucunes riens ne demander ne y réclamer par nous ney par autres ou temps avenir et y renuncions pour nous et pour nos heirs expressément. Et toutes les chouses et chacune dessurdites, avons promises et groyées tenir l'un de nous a l'autre bien et léaulement et les avons jurées et jurons bien et léaulement tenir pour nous et nos he3"rs, Tesmoeign le seau de nous sires de Laval et de Chasteaubrient pour tant comme a nous toche et apartient et le seau de nous Beatriz de Laval dessurdite pour nous, pour tant comme nous apartient. et o les seaulx de noz amez cousin mons"". Jehan de Laval sire de Chasteillon et Guyon de Laval seignour de Pacy et o le seau de noble home mons'". Jehan de Coaynes segnour de Mon Jehan et o le sceau de religions home ethoneste frère Pierres Plantart priour de ce prioure de Nostre Dame de Vitre. Mis etappousez en cest présentes lettres a la requeste de nous Beatriz dessurdite et volons que les seaulx de nous et de chacun des dessurditz mis et appousez a notre requeste comme dit est, vaugent et jacent planière prouve toutes feiz et quant mestier en sera. Donné et fait le XII' jour d'où mays de feuvrier davant Tore de tierce de celuy jour lan mil trays cent soixante et un. Constat et pourrions nous et nos heyrs ou temps futur. Donné comme dessur.

(Original parchemin scellé sur double queue en cire brune des six sceaux annoncés, dont il ne reste que trois -. le i^'' de Guy, le 2^ de Béatrix, sa sœur, le sixième du prieur de N.-D de Vitré).

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