‹ Ombres et vieux mursChapitre 4 sur 16 · CO N · texte numérisé non relu

CO N

(2) Suleau, frappé des talents véritablement remarquables de Loustalot et le supposant de bonne foi, le présenta au garde des sceaux comme un sujet de quelque mérite « qui n'avait besoin que d'être catéchisé pour devenir orthodoxe. « L'écrivain royaliste espérait que le grand esprit et les manières

renvoya très-durement par une lettre [Actes des Apôtres n° 402) qui se termine ainsi :

Cette digression me conduit tout naturellement à vous apprendre que je mets au nombre de mes sensualités la lecture de votre journal, et ce goût-là ne m'est pas particulier, car il est de par le monde beaucoup d'honnêtes gens qui trouvent vos productions très-piquantes. Ce n'est pas que, si quelque jour je devenais affamé d'argent et do célébrité, jo puisse jamais être tenté de me procurer ces choses-là au môme prix et par les mêmes moyens ; mais je sens bien que votre manière de dire est bien plus une affaire de spéculation qu'une conviction de principes; c'est pourquoi l'antipathie que l'on me connaît pour les opinions que vous affichez^ n'empêche pas que je ne puisse faire profession d'être avec une considération tout à fait distinguée et une sorte d'admiration, Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur

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