‹ On demande un tyranChapitre 15 sur 23 · Castra contra rempublicam collocata eorum au te m · texte numérisé non relu

Castra contra rempublicam collocata eorum au te m

imperalorem et ducem intra mœnia, alque adeo in senatu fit

publici consilii particeps, aliquam intestinam quotidie perni-

r-iem reipublicae molientem.

(Première Catilinaire.)

» Notre vie, nos biens, nos femmes, nos enfants — tout court les mêmes périls *.

» 11 ne faut pas permettre que les mêmes hommes mettent encore une fois la patrie en danger "2.

» Rappelons-nous ce temps où les grands Romains avaient plus de haine et de rigueurs contre un citoyen pernicieux que contre l'ennemi du dehors le plus acharné 3.»

Et alors Catilina ou brûlera son drapeau, ou le hissera résolument, ■ — je ne parle pas du cas si fréquent pour lui où il s'abstiendrait, — ce cas est prévu et serait sa condamnation.

Très-probablement le Génois céderait, parce que ce n'est ni un homme convaincu ni un fanatique, parce que ce n'est pas Catilina , un homme chargé de crimes lui-même, parce que ce n'est pas un scélérat hardi, — mais un hanneton présomptueux, — une phalène ambitieuse qui allumera ses ailes à la flamme de la lampe et propagera ensuite l'incendie.

Mais rendons-en grâce à Dieu, il ne faut pas de

1. Rempublicam, quirites, vitam, liberos, conjuges, bonav — fides.

(Troisième Catilinaire.)

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