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Tableaux de la ruUure^ 1. 1, p. 11 et suivantes

ou GÉOGRAPHIE ZOOLOOIQUE. 24i

trois climats superposés, dont chacun sert de sol naial^ de patrie^ à une population animale distincte : à la base de la montagne vivent les animaux des pays chauds, les singes, les paresseux, les câblais; plus haut, les espèces propres aux climats tempérés, le tapir, le pécari, etc. ; plus haut encore et près du sommet, Talpaca, la vigogne, animaux des pays froids.

Pour qu'un animal puisse s'acclimater, il est nécessaire qu'il trouve dans le pays où on le transporte les conditions de température de son pays natal. Et cette nécessité doit s'entendre dans un sens absolu : rien ne supplée à la température, ni les soins, ni le régime. Jamais nous ne viendrons à bout d'acclimater dans nos régions, relativement froides, les singes, les lions, etc., animaux des pays chauds. Les singes que nous avons à la Ménagerie meurent tous de phthisie pulmonaire.

Les seules espèces dont on puisse entreprendre l'acclimatation, avec espoir de succès, sont celles de pays à température à peu près égale à celle des pays où l'on veut les importer. La loi d'acclimatation est celle des températures assorties.

Nulle conquête n'est plus douce à faire que celle

d'une espèce nouvelle, utile ou même de simple

omemeut. On pourra acclimater, quand on le voudra, Xalpaca^ si on le trouve plus utile que le mérinos (chose douteuse), le tapir y si on le trouve' plus utile que le cochon^ etc.

Mais, tout eu souhaitant que de nouvelles espèces soient acclimatées , je voudrais surtout qu'on s'occupât de Tamélioration et de la multiplication de nos espèces domestiques?. Celles-là sont acclimatées,. le difficile est fait. On les néglige parce qu on les a. Quel sujet cependant plus digne d'intérêt ! Les animaux domestiques sont la véritable richesse d'un pays. Us travaillent la terre pour nous ; et c'est d'eux-mêmes que nous tirons la meilleure partie de notre nourriture et de nos vêtements.

Après la loi à' acclimatation^ vient la loi des migrations.

La loi à' acclimatation et cdle des migrations tiennent toutes deux à la grande loi de la distribution des êtres sur le globe. Ce sont aussi des lois géographiques. On n'acclimate que par le rapport des patries ; et la loi des migrations , c'est-à-dire des espaces à parcourir , n'est pas moins fixe que celle des espaces à habiter.

Je ne parle ici que des grandes et périodiques

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migrations^ des migrations proprement dites, et que présentent seules les deux classes des oiseaux et des poissons : les oiseaux, qui ont à leur disposition le domaine des airs, et les poissons, qui ont à leur disposition le domaine des mers.

Tout, dans ces voyages immenses, est déterminé : le point de départ, le but, l'époque, la route.

Chaque année, nous voyons, à de légères variations près, provoquées par les variations mêmes des températures , nous arriver ou nous quitter, les diverses espèces d'oiseaux voyageurs •qui abordent nos climats ; les fauvettes, les hirondelles, les cailles, les cigognes, les grues, etc.

Tous les ans des légions de harengs, de sardines, de maquereaux, de thons, de squales, etc., quittent les mers les plus éloignées pour venir se répandre ou s'établir momentanément sur nos côtes.

Un instinct admirable détermine ces animaux, les guide, leur marque'la route à travers les flots et les vents. Ces routes mobiles sont les climats prolongés de& espèces qui les parcourent.

La quatrième partie de co livre, la quatrième des grandes questions de Yontologie naturelle^ est la succession des êtres ou la Paléontologie.

Nous connaissons Ja distribution des animaux actuels sur le globe. Mais les animaux actuels ont-ils toujours existé? Non; les espèces actuelles ont été précédées par d'autres espèces, autrement distribuées sur

le globe, et que de nombreuses révolutions ont successivement détruites.

Dans ma précédente édition, j'avais suivi un certain ordre dans l'exposition des faits. J'en vais suivre un autre.

Je change, en môme temps, la forme de mon livre. On ne va plus trouver des leçons, mais des chapitres.

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