‹ Ontologie naturelleChapitre 77 sur 156 · I. Omts, p · texte numérisé non relu

I. Omts, p

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elles été succeseiyes ? A vouloir décider par la seule classe des mammifères^ la décision serait^ pour le moment du moins, bien difficile. Il faut se donner le temps de revoir et d'apprécier tous ces mille points de fait sur lesquels M. de Blainville s'at-- ' tache à combattre M. Guvier, et à propos desquels, presque partout où M, Cuvier a ditom, il ose dire non.

Mais la question ne se borne pas aux seuls mammifères, il faut la transporter des mammifères aux autres classes; il faut la transporter d*une seule classe au règne entier; elle n'en serad*abord que plus grande, et peut-être ensuite en deviendra-t-elle plus claire.

Or, on vient de le voir, les mammifères, les mammifères terrestres les plus anciens, les palaeothériums, les anoplothériums, etc., ne dépassent jamais les terrains tertiaires ^ Les mammifères marins eux-mêmes ne se trouvent que dans des terrains tertiaires^.

i . Si Ton excepte les deux ou trois mammifères douteux de Stonefield.

2. Peut-être même secondaires, dit M. de Blainville (voyez ci^devant, p. SOS). Quand cela serait, cela ne chan^ gérait point mon raisonnement : tous tes mammifères, même les mammifères actuels, même l'homme (à prendre à la lettre Topinion de M. de Blainville), devraient paraître

Cependant, avant ces terrains tprtiaires, il y en avait d^autres : il y avait les terrains secondaires, les terrains de transition, les terrains primitifs. Les terrains primitifs ne contiennent aucun reste d'êtres vivants ; les terrains de transition contiennent des mollusques, des poissons ; les terrains secondaires contiennent des reptiles nombreux, des reptiles singuliers, gigantesques. Pourquoi, si les mammifères existaient quand les terrains de transition, quand les terrains secondaires se sont formés, ne les y trouve-t-on point? On y trouve bien les reptiles, les poissons, les mollusques. Et n'est-ce pas ici le cas d'appliquer le raisonnement de M. Cuvier, que je citais tout à l'heure?

(( Comme il est raisonnable de croire que les c( coquilles et les poissons n'existaient pas à Té- « poque de la formation des terrains primordiaux, <c l'on doit croire aussi que les quadrupèdes ovi- « pares ont commencé avec les poissons, et dès « les premiers temps qui ont produit les terrains a secondaires; mais que les quadrupèdes terres- « très ne sont venus que longtemps après ^... »

dès les terrains secondaires, dès les terrains de transi-tion , dès les premiers terrains qui nous offrent un animal quelconque : il n'y a eu qu'une création, f. Disc* surlesréu., p. 55.

Du temps de M. Cuvier, on avait découvert déjà bien des mammifères fossiles. Depuis lors, on en a découvert beaucoup d'autres, une foule d'autres, mais toujours dans des terrains tertiaires, jamais par delà les terrains tertiaires.

M. Cuvier n'avait rencontré aucun singe fossile. « Ce qui étonne, dit-il, c'est que parmi tous ces « mammifères, dont la plupart ont aujourd'hui « leurs congénères dans les pays chauds, il n'y « ait pas un seul quadrumane, que l'on n'ait pas « recueilli un seul os, une seule dent de singe ^ . • .» Depuis M. Cuvier, on a trouvé des restes de singes dans les trois étages des terrains tertiaires : Tinférieur, le moyen, le supérieur ; ïéocène^ le mio^ cène et le pliocène.

III. De F Homme. Camper est, je crois, le premier qui ait remarqué l'absence des os humains parmi les ossements fossiles; Deluc l'a remarquée après lui; et M. Cuvier après eux.

m II n'y a, dit M. Cuvier, aucun homme; tous « les os de notre espèce que l'on a recueillis avec c< ceux dont nous venons de parler s'y trouvaient a accidentellement, et leur nombre est, d'ailleurs, « infiniment petit, ce qui ne serait sûrement pas

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