‹ Onvriers du temps passéChapitre 6 sur 36 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

de l'ouvrier, ses migrations et ses émigrations, et j'ajouterais à mon paragraphe sur les confréries ouvrières tout un chapitre sur les origines des compagnonnages. J'essaierais d'analyser plus complètement le concept de la jurande et celui de la communauté libre, de démêler quel fut, en matière industrielle, le rôle et Finfluencedes pouvoirs publics, roi et ailles, juridictions, assemblées.

Mais, pour réaliser ces intentions, il ne suffisait pas de doubler ce volume. Il fallait en bouleverser le plan. Ni l'ordonnance ni le contenu des chapitres n'auraient pu être conservés. Il ne serait rien resté, sauf le titre, de l'œuvre de 1898.

Or il est encore trop tôt, je crois, pour procéder à cette refonte générale. Le temps n'est pas venu d'enlever à ce livre sa forme brève, son dessin un peu grêle mais par là même plus net, son ton quelque peu tranchant. U y a trop peu d^années que les affirmations qu'il apporta sont soumises au contrôle des faits et l'enquête à laquelle se livrent les érudits dans nos diverses provinces esttrop loin d'êlreachevée. Je le réimprime donc à peu près tel qu'il était, en rectifiant quelques sottises, en grossissant quelques références. J'y ai ajouté, ce que je n'avais pas osé faire autrefois, une conclusion ^ J'ai remplacé l'ancien appendice*, qui ne se rehait que d'assez loin au thème

La réforme et les classes populaires en France au XVI» siècle.

(1) En partie faite avec mes Origines du capitalisme moderne.

(2) L*assis tance publique il y a trois cents ans.

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