CHAPITRE VIII
d'eaux ayant comme rideau de fond la mer qui miroite au soleil; de hautes montagnes servent de cadre au tableau, et de- ci de- là se détachent les pointes aiguës des volcans qui ont éteint leurs vastes foyers. La nature s'est mise en frais, car le pays est vraiment beau; c'est un printemps perpétuel.
La topographie du Guatemala offre d^ailleurs des sites incomparables : la Cordillère des Andes traverse le Guatemala du nord-ouest au sud-est dans une direction parallèle au Pacifique. La principale montagne de cette chaîne est la sierra Madré, presque toute Tannée couverte de neige. De nombreux rameaux se détachent de la grande artère et renferment un grand nombre de pics d'origine volcanique.
Le plus important de tous est le volcan d'Acatenango, qui se trouve dans la partie centrale de la Cordillère, et s'élève à 4,150 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les dernières éruptions de volcan sont de 1880.
Le système hydrographique est important : les plus grands cours d'eau sont l'Usumacinta, qui se jette dans l'Atlantique et dont le cours est très sinueux; sur le Pacifique, le rio de Paz, qui forme limite avec le Salvador.
Il y a au Guatemala des lacs considérables : le lac d'Izabal, entre les montagnes de la Minas et de Santa Cruza, a une étendue de trente-six milles sur douze; il communique avec l'Atlantique par le rio' Dulce.
Citons encore le lac de Peten, peuplé d'innombrables crocodiles et sur les bords duquel se trouvent des
grottes magnifiques : le lac est parsemé d'îlots, ce qui lui donne un faux air de lac italien.
La capitale de TÉtat de ce nom se trouve même sur une de ces îles.
Le chemin de fer de San José longe le lac d'Amatitlan, le plus joli du pays, entouré de montagnes de tous côtés et offrant des aperçus de fonds de lacs comparables à ceux de la Suisse.
Le sol du Guatemala est très fertile; le climat est tempéré, sauf sur les côtes, terre chaude.
On y cultive le blé, le mais, le riz, les haricots et les légumes. Le café, Tindigo et le cacao, ainsi que le sucre, en sont les principales, pour ne pas dire les seules richesses.
Les bois les plus précieux s*y rencontrent, mais ils ne sout pas encore exploités, en raison du manque de bras et des difficultés de transport; des minerais précieux en quantité gisent encore enfouis dans les entrailles de la terre, attendant qui viendra les arracher de leurs alvéoles.
La population est de 1,400,000 habitants; dans le nord il y a encore quelques tribus dlndiens sauvages indépendants, qui vivent de chasse et de pèche sana commettre de déprédations.
De grands travaux exécutés sous la présidence du général Reyna Barrios, actuel chef de TÉtat, vont en peu de temps transformer le pays, dont Taccès est encore difficile. Dès que le chemin de fer du Nord seta achevé, la civilisation complète du Guatemala ne sera plus qu'une affaire de peu de temps.
Le président est un homme encore jeune et doué