HENRI, MARGUERITE
HENRI
J'accours à vos ordres, princesse.
MARGUERITE
Eh! mais, quel air joyeux! Qu'avez-vous donc?
tiENRi.
L'aventure la plus bizarre... la plus piquante... ce sera le plus joli de vos contes !... je riais, en venant, à Tidée seule de vous en avoir fourni le sujetj et, malgré les dangers que j'ai courus...
MARGUERITE
Parlez, parlez vite...
HENRI
J'avais interrogé Sanchette sur ce qu'il nous importait de savoir, sur la beauté mystérieuse, et ses visites nocturnes à la tourelle... La pauvre enfant m'avait juré, par sa patronne, qu'elle ignorait ce que cela voulait dire, qu'elle n'en avait pas la moindre idée... et moi qui trouvais indigne de la tromper plus longtemps... je m'étais jeté à ses pieds, lui avoua:!t que je ne pouvais l'aimer, car j'en aimais une autre. — <( Je sais, je sais, « s'était-elle écriée, une princesse!... » et à ce sujet une foule de suppositions et d'extravagances.
MARGUERITE
Lesquelles, Monsieur, lesquelles?
HENRI
Jusqu'à prétendre que vous. Madame, vous aussi... Des choses absuruc'.-... liiipossibles... lorsque soudain l'escalier retentit sous