‹ Opéras-comiques (volume 2)Chapitre 96 sur 353 · ACTE ï, SCÈNE TT. i · texte numérisé non relu

ACTE ï, SCÈNE TT. i

L ÂBBE^ avec chaleur.

Eh bien ! oui... C'est pour vous que je me suis fait l'ami intime de votre mari ! Pour vous, je suis de toutes ses parties ! Pour vous, je vais à l'Opéra et chez la Dticlos! Pour vous, je vais à l'Acadcmie des sciences! Pour vous, enfin, j'écoute M. de Bouillon, dans ses dissertations sur la chimie, qui ne manquent jamais de m'endormir !

LA PRIN'CESSE

PauvTC abbé !

l'abbé.

C'est mon meilleur moment!... je ne l'entends plus... et je rêve à vous!... Mais, convenez-en vous-même, un tel dévouement mérite quelque indemnité, quelque récompense...

LA PRINCESSE, souriant.

Oui, l'on vous a souvent donné, à vous autres abbés de boudoir, pour moins que cela ! Mais, dussi» z-vous crier à l'ingratitude, je ne peux rien pour vous en ce moment.

L ABBÉ, vivement.

Ah ! je ne vous demande pas une passion égale à. la mienne! c'est impossible!... Car ce que j'éprouve pour vous, c'est une adoration, c'est un culte !

LA PRINCESSE

Je comprends, l'abbé, et vous demandez pour les frais du... Impossible, vous dis-je... mais, silence, on vient... C'est mon mari et madame la duchesse d'Aumont... N'avez- vous pas aussi quêté de ce côté-là?...

l'abbé,

La place était prise...

LA PRINCESSE

C'est jouer de malheur... (a part.) Ce pauvre abbé arrive toujours trop tard.

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