SCÈNE V
FRITZ, HE>{RIETTE.
HENRIETTE, s'approchant de lui après un moment de silence.
Fritz ! croyez-vous que je vous aime?
FRITZ
Mais... vous me le dites.
HENRIETTE
Et si je ne vous aimais pas, qui me forcerait à vous le dire? qui m'obligerait à vous épouser?
FRITZ
Personne, je le sais. Aussi, Mademoiselle, je vous écoute, et je vous crois d'avance.
HENRIETTE
Mon père, qui était un simple soldat, eut le bonheur, dans une bataille contre les Français, de sauver la vie au vieux comte de Lowenstein, qui lui fit avoir son congé, le nomma son jardinier en chef et me fit élever au château avec son fils Frédéric, qui avait quelques années de plus que moi.
FîiiTZ.
Celui qui est colonel des carabiniers?