ACTE m, SCENE IV
(a mademoiselle de Wedel.) Voiis^ baronne, chez la princesse !
Qui vous amène, à cette heure, en ces lieux ?
MADEMOISELLE DE WEDEL, au grand-duc.
Nous entendions du bruit chez Son Altesse. Craignant pour ses jours précieux.
Notre gouvernante éperdue, Voulait venir, et je l'ai prévenue ; J'accourais. . .
LA PRINCESSE, à mademoiselle de Wedel.
Ah! quelle reconnaissance !
MADEMOISELLE DE WEDEL.
Mais, par bonheur, je vois que ma présence Est inutile, et je sors.
LE GRAND-DUC, la retenant.
Demeurez. Adieu, ma fille, adieu, Louise.
Du trouble où je vous vois, demain vous m'instruirei»'
LA PRINCESSE
Que voulez-vous que je vous dise ?
LE GRAND-DlC.
Vous m'avez promis un aveu ; Je compte sur votre franchise.
LA PRINCESSE
Mon père !
LE GRAND-DUC
Adieu, ma fille, adieu.
ENSEMBLE
LE GRAND-DUC
Quel est donc ce mystère !
Taisons-nous, je le doi.
Mais je saurai, j'espère.
D'où venait cet effroi.
LA PRINCESSE
Un trouble involontaire Vient s'emparer de moi.
Ah! cachous à mon père Mon trouble et mon effroi.
MADEMOISELLE DE "WEDEL.
Quel est donc ce mystère?
Comptez toujours sur moi ;
Cachex aux jeux d'un père Ce trouble et cet effroi.
(L« grand-duc sort.)