‹ Opéras - comiquesChapitre 80 sur 305 · MADAME BERTRAND ET BAPTISTE · texte numérisé non relu

MADAME BERTRAND ET BAPTISTE

Voilà donc ce mystère !

Tout lui porte bonheur; Par un destin prospère Il trouve un protecteur!

MADAME BERTRAND, à Léon qui a eu l'air de l'interroger pendant la ritournelle du morceau.

Oui, Monsieur : Roger, un maçon, faubourg, Saint-Antoine.

(Léon tire un calepin de sa poche et écrit. Pendant ce temps madame Bertrand passe de l'autre côté du théâtre, à la droite de Baptiste.) BAPTISTE.

C'est donc ainsi qu'il s'est trouvé propi iétaire de cinquante louis?

ROGER

Oui, sans doute ; et c'est à Monsieur que je dois mon ma- . riage ; car jusque-là, malgré notre amitié, tu me refusais ta sœur. Mais à la vue de ma nouvelle opulence...

BAPTISTE

Écoute donc, mon ami, c'est tout naturel : tu as changé de fortune, et j'ai changé d'idée; ça arrive tous les jours comme cela. (Bas, à madame Bertrand.) Vous voyezbicn, madame Bertrand, avec vos conjectures!

MADAME BERTRA?(D.

J'avais peut-être tort : à coup sûr, il y avait quelque chose; et même maintenant encore ça n'est pas clair. Car qu'est-ce que ce Monsieur allait faire la nuit le long des boulevards

neufs?... (On entend un bruit dans l'intérieur de l'auberge.) A la santé

des mariés!

Entendez-vous? moi qui suis le beau-frère, il n'est pas convenable que l'on boive sans moi. Venez-vous, madame Bertrand?

MADAME BERTRAND

Oui, sans doute, d'autant plus que ces Messieurs ont probablement quelque chose à se communiqvier. Je suis pour ce que j'en ai dit : 11 y a là-dessôus quelque mystère, et ça n'est

pas naturel. (Elle entre dans l'auberge avec Baptiste.)

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