ACTE T^ SCÈNE Vit
prends donc quo. oc soir, dans quelques moments, on m'attend ; et pour lui tel rendez-vous je sacriiîerais ma fortxme et ma vie.
ROGER
Que dites-vous! quelque danger menace-t-il vos jours?
LÉOIS.
Non, je ne le pense pas, mais il est des idées, des pressentiments dont on ne peiit se rendre compte.
ROGER
0 ciel! je devine maintenant; et quand, l'autre semaine, je vous ai rencontré, vous veniez d'un pareil rendez-vous.
LÉON
Peut-être bien.
ROGER
Ces meurtriers étaient des gens de la maison , apostés pour vous attendre.
LEON, souriant.
Oui, d'excellents domestiques, qui, quand on leur commande, ne raisonnent jamais ; et si tu les connaissais comme moi , tu verrais que ces pauvres diables ne pouvaient faire autrement.
ROGER
Et vous vous exposez encore à un péril semblable?
LÉON
Qu'importe ? (a part, montrant une lettre ployée.) Abdalla CSt
parti, Irma va m'attendre, et je pourrais hésiter!