INDICATIONS — CONTRE-INDICATIONS
Les indications opéraloires sont tirées de la sémeiologie de la crise. Certains symptômes du tableau clinique, en conslituant un indice de gravité, plaident en faveur de l'intervention quoique nous ayons vu que leur parallélisme avec l’intensilé des lésions n'existe pas toujours. L'hyperthermie quiindique l'infection violenteel une réaction considérable de l'organisme, peut fournir une indi-
cation souvent très précieuse. [Il n’est pas de signe uni-
que sur lequel on se base, puisque nous avons vu des cas de gangrène et de perforation s'accompagnant plutôt d'hypothermie. Les indications tirées du pouls sont également trèsimportantes à observer. Le nombre de pulsations atteignant et dépassant parfois 120 est une preuve d'inflammation péritonéale, surtout lorsque à cette Lachycardie se joint un état particulier du pouls qui est faible, misérable et intermittent. La dissociation du pouls et de la température de telle façon que la courbe de température tend à s’abaisser alors que celle du: pouls s'élève, est un signe de fâcheuxaugure. [faut attacher également une grande importance au facies du malade el à son aspect extérieur.[l yalà,unequestion d'impression, d'appréciation personnelle, que la pratique seule arriveà donner. L’existence ‘d’un facies périlonéal précoce, s’accompagnant
d’anxiété respiratoire, de refroidissement des extrémités, suffit pour indiquer une intervention immédiate. D'autres fois c'est la présence de vomissements bilieux, de hoquets persistantsquifaitindication. Un dernier point qui doit être pris en grande considération est la durée du temps écoulé depuis le début. A ce’point de vue l'indication est d’autant plus formelle que le début est rapproché. Kroguis, suivant les différents cas, divise les indicalions opératoires en indications formelles, relatives el rationnelles. L'indication formelle a lieu lorsque lon se trouve dans les 12 ou tout au plus dans les 24 premières heures. alors que le diagnostic est fermement établi. L'indication relative existe une fois que ce délai est dépassé : alors l’intervention estdiscutableet elle n’est décidéeque dans certains cas lorsque les symptômes inquiétants viennent forcer la main. L'indication rationnelle pour cet auteur n'a lieu que lorsque l'intervention est rendue nécessaire par lapparition d’une poche purulente.
À côté de ces différentes indications peuvent prendre place certaines contre-indications. Il est certain qu'on n'opèrera pas par principe un malade qui ne présente qu'une très légère colique presque apyrétique. L'intervention sera également contre-indiquée par l'état de faiblesse du malade lorsque l'on craindra que le traumatisme opératoire ne vienne précipiter lissue à peu près certaine.