‹ Opération sans suture, sans autoplastie dans le traitement chirurgical de la rétraction de l'aponevrose palmaireChapitre 5 sur 20 · RE · texte numérisé non relu

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et Juvara (1), qui, épaissies et adhérentes à la peau, sont le siège primitif de l’affection. La plupart des auteurs leur donnele nom de «brides ». Elles (les brides) «ne sontpoint uniformes (2); elles présentent le plus souvent tout le long de leur étendue, une série de bosselures de volume variable qui constituent comme autant de petits fibromes.»

C’est tantôt sur ces « brides », tantôt sur leurs adhérences à la peau, tantôt enfin, sur les deux à lafois, brides et adhérences, que les auteurs comme nous le verrons plus loin, ont fait porter tour à tour leur traitement.

La peau présente des altérations qui furent méconnues, et qui, signalées par Velpeau (3), furent, pour la première fois, bien décrites par Gerdy (4).

Elle est adhérente aux plans profonds, épaissie, dure, et très fortement rétractée; cette rétraction augmente la concavité du creux de la main. « La paume s’excave et devient moins large (5). »

En même temps cette peau est sèche et cornée. L’examen histologique y montre une disparition des glandes sudoripares et sébacées.

La maladie est fréquemment bilatérale. Elle l'était chez le malade de l'observation n°3.

Nous avons dit que cette affection était régulièrement

progressive; aux périodes ultimes, les doigts sont telle.

(4) Lecueu et Juvara. Des aponévroses de la paume de la main. Bulletin de la Société Analomique. Mai 1892, p. 383.

(2) Kirmisson. Maladies des Membres, in Trailé de chirurgie de S. DurLay et P. Reczus. Tome VIIL, 2° édit., p. 507.

(3\ VeLzpEau. Gaz. medic. de Paris, 1835, p. 511.

(4) Genpy. Chirurg. pratique, 1852. Tome II, p.67 et sq.

(5) MaucLaIRE. Chirurg. des membres, in Traité de Chirurgie de LE Denrv, DEzger. Tome X, 1901, p. 1018.

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ment fléchis que « parfois ils s’incrustent pour ainsi dire dans la paume de la main (1).»

À ces périodes, les articulations elles-mêmes présentent des altérations; on peut voir alors survenir la série des accidents qu’on voit aux dernières périodes de toutes les maladies articulaires, prolongées : déformations osseuses, ankylose, luxations et subluxations pathologiques. Ces accidents qui forment en quelque sorte la symptomatologie lointaine de l’affection ont été signalés par M. Delbet (2).

Il estinutile que nous insistions sur le pronostic de cette maladie : lorsqu'elle arrive aux dernières périodes, on peut dire que, fonctionnellement, la main n'existe plus.

(1) MAUCLAIRE. Loc. citat., p. 1019.

(2) P. DeLser. Bullet, el Mém. de la Sociélé de Chirurgie, 30 juin 1908, p. 862.

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