‹ Opération sans suture, sans autoplastie dans le traitement chirurgical de la rétraction de l'aponevrose palmaireChapitre 9 sur 20 · EN RE · texte numérisé non relu

EN RE

paume; le lambeau doit être séparé de la profondeur avec autant de tissu cellulaire sous-cutané qu’il est possible.

« Après l’incisiou de cette couche, et de toutes celles qui sont à la face profonde de la peau, le doigt fléchi s'étend. Alors sur l’aponévrose libérée, on introduit le doigt et on fait de petites incisions au bistouri où il y a les faisceaux les plus adhérents.

« Ainsi, on respecte l’aponévrose palmaire. »

Le procédé de Busch eut, à son apparition, une vogue retentissante en Allemagne; les chirurgiens allemands crurent, un moment, être enfin en possession d’un procédé de choix, qui les rendait maîtres de la rétraction permanente des doigts.

* Iln’en fut rien malheureusement.

Après les « merveilleux résultats » du début, on en eut qui furent simplement bons, puis médiocres; bientôt on n’en eût plus aucun : la récidive apparaissait. Et le procédé de Busch finit, comme ceux qui l'avaient précédé, par tomber en désuétude.

Nous n'’insisterons pas sur l'impossibilité qu'il y avait parfois (nous devrions dire, le plus souvent, les malades ne venant trouver le chirurgien qu'à une période fort avancée de leur rétraction palmaire) sur limpossibilité disons-nous, qu'il y avait parfois d'appliquer la méthode, c’est-à-dire de disséquer un lambeau cutané distinct de l’aponévrose. Toute une série de procédés, les procédés sous-cutanés sont basés sur cette dissociation de la peau et de l’aponévrose. Nous montrerons à leur occasion, comment, dans les cas avancés, cette dissocia-

tion est impossible.

Page 1