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à pouvoir.
A partir de ce rapi le, le terrain est moins beau ; il s'élève sur les bords et devient plus rocheux, paraissant formé de gneiss. Un second rapide qu'on portage à gauche, présente une chute de 8 pieds et pourrait fournir un pouvoir égal au premier.
On entre alors dans le grand lac Keewagama. A droite, on voit de la aioirite affectant la forme de dyke dans du gnei-s. La grande péninsule à droite ! montre sur la rive du quartz et du granit : l'intérieur, qui prend la forme d'une
colline de 200 à 300 pieds, a été prospectée et on m'a montré des échantillons de quartz en provenant et contenant de la molybdénite. Le rapport de la com-
mission géologique de 1901 mentionne que des échantillons rapportés de là par + M. J.-F.-E. Johnston contenaient du bismuth et un peu d'or. Les iles rencon- = trées dans la traversée du lac sont granitiques. : En suivant jusqu’au lac Newagama, on voit encore du gneiss. Le terrain - est alternativement argileux et un peu plus élevé avec un peu de bois : mêlé où l'épinette domine, puis inarécageux jusqu'à la hauteur des terres : qu'on passe par un portage presque plat de deux milles de long formant î une espèce de plateau de terre glaise asst: bien boisé où on voit notam- © ment de gros trembles de 10 à 12 pouces. Vers le milieu du portage, il y a un * affleurement de roche verte en partie schisteuse et où on constate de l'épidote + assez abondante. L'élévation de la hauteur des terres est d'environ 400 pieds à au-dessus du lac Témiscamingue.
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Quand on a passé le portage on trouve une grande étendue marécageuse + traversée par un petit canal qui en serpentant rejoint le luc Askikwaj. La
partie Ouest et N.-O. de ce lac, sur les bords. est formée de masses arrondies de diabase : le terrain en arrière «st formé d'une argile légère très apte à la culture et à l'entrée même du lac des sauvages y ont planté des patates qui paraissent très bien pousser. Le bois a été ar ciennement brûlé, et la repousse de 30 à 40 ans se compose de bois mêlé où dominent le tremble et le cyprès. Vers le Nord, on aperçoit une rangée de longues montagnes paraissant se diriger vers l'Est.
Ayant traversé le lac dans une direction Est, J'ai constaté sur les bords de ce côté des roches arrondies, assez tendres, un peu schisteuses, que j'ai appelées talcose et qui sont traversées par quelques veines de calcite dans lesquelles je n'ai pas vu de minéral. A la charge du lac, sur la droite, se trouve une pointe montrant un affleurement assez considérable de roche noire cristuiline dans laquelle la masse est composée de gros cristaux de horneblende, mica noir, biotite et feldspath oligoclase, avec des petites veines de calcite contenant de la pyrothite. De l’autre côté de la charge, on trouve des schistes chloriteux. En remontant cette charge, on trouve un terrain semblable avec, en un point sur la droite, de la diorite contenant une assez forte proportion de fer magnétique.
À 5 milles environ du lac, à droite, on trouve un petit afHeurement de serpentine verte La rivière a une largeur de 100 pieds, elle ne presente que peu de courant, avec une profondeur mesurée allant de 15 à 25 pieds : le terrain est plat des deux côtés et apparemment de bonne qualité,
On arrive pratiquement sans rencontrer de roche à une rivière à gauche qui est le chemin de canot du grand lac Victoria, et on rejoint presqu'immédiatement le lac Kienawisik formant une grande nappe d'eau dont les bords sont alternativement de la terre argileuse où des roches dioritiques de couleur vert clair généralement quartzeuses et parfois schisteuses, J'y ai compté une vingtaine d'îles composées de la même roche. Sur l'une d'elle située au Sud de la plus grosse et où j'avais campé, la roche avait l'aspect d'un schiste chloriteux bleu usé et arrondi à la surface par les glaces et dans laquelle j'ai cunstaté une petite veine de calcite de 5 pouces d'épaisseur.
D'après l'arpentage récent de M. A. Blouin, A. P., qui a prolongé vers l'Est la ligne Kainboth du 40e mille, ce lac se trouverait à environ 3} mille plus à l'Est que sur la carte accompagnant ce rapport.
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É En sortant de ce lac on rencontre les mêmes roches dioritiques des denx tôtés jusqu'à environ 5 milles à un point où la rivière s'élargit à 500 et 700
ieds avec plusieurs grandes baies et prend alors le nom de Lac Loig.
es aflleurements sont du gneiss à mica noir généralement quartzeux avec parfois de petites veines de quartz et de caractère Laurentien. Sur la gauche on voit des collines de 2 à 300 pieds bien boisées et couvertes d'ass z beau pin; c'est d'ailleurs la seule région au delà de la hauteur des terres où j'ai vu du pin exploitable. La rivière présente peu ou pas de courant, a une profondeur moyenne d'une quinzaine de pieds, à fond de glaise, les bords sont bas et plats mais s'élevant graduellement et sont couverts de bois mêlé d'une belle apparence ; il n'y a guère de roches mais on rencontre des cailloux roulés de diorite et granite parmi lesquels j'en ai distingué un énorme de 25 pieds de long composé de conglomérat dioritique.
La rivière se continue ainsi sur environ 8 milles puis se retrécit en préfentant des baies profondes, le caractère du pays étant généralement le même. On arrive ainsi au lac Wiquaskopang dont l'extrémité est à 3 milles environ au Nord de la hauteur des terres. On y voit quelques îles de pegmatite et le lac est entouré de collines de pegmatite montrant de petits cristaux de mica blanc. J'ai examiné quelques points mais je n'y ai pas rencontré de mica de dimensions commerciales ; cependant je suis sous l'impression que des prospects réguliers en feraient découvrir. D'après le rapport du gardien de la cache du Transcontinental la glace est partie de ce lac le 5 mai.
De ce point qui manque l'extrémité Sud de mon exploration je suis revenu sur mes pas jusqu'au lac Askikwaj que j'ai alors traversé du Sud au Nord jusqu'à l'entrée proprement dite de la rivière Harricanaw. Cette rivière est belle et profonde, pratiquement sans courant et a une largeur d'un quart de mille, les bords ainsi que la partie Nord du lac Askikwaj sont formés d'une beile glaise “blanche légère qui se continue d'ailleurs pour une vingtaine de inilles jusqu'à ta “ligne du Transcontinental.
A l'entrée de la rivière, à droite, on trouve une masse de svénite qui s2 “continue sur au delà d'un mille ; on voit ensuite des alternances d'argile et d’'af- “fleurements rocheux composés de diorite quartzeux et de quartzite ; à 5 inilles, sur là gauche, il y a une colline de gravier avec des grèves sableuses où en lavant je n'ai rien trouvé ; un mille plus bas, sur le inême côté, existe un atfleurement - de syénite avec des veines de quartz, et un wille plus bas j'ai examiné un ilot